08.01.2012
Noël à Dresde
Séjour à Dresde du 22 au 27 décembre 2011

Pour écouter l'extrait musical tout en consultant le carnet de voyage, cliquer sur le bouton ci-dessus.
(Extrait musical : "Le Choeur des Chasseurs" du "Freischütz" de Carl Maria von Weber)*
Dresde est une ville-arrondissement d’Allemagne, capitale de la Saxe. Elle se situe dans le bassin de Dresde, entre les parties supérieures et médianes de l’Elbe et la plaine d’Allemagne du nord.
En 2009, elle comptait 511 000 habitants. Au classement de la superficie des grandes villes allemandes, Dresde occupe avec 328,31 km², la quatrième place derrière Berlin, Hambourg et Cologne.
Des vestiges archéologiques suggèrent une présence urbaine dès l’âge de pierre. Dresde n’est citée qu’à partir de 1206, et devint alors une résidence princière et royale.
Dresde est le centre politique d‘un "Freistaat", qui y concentre ses infrastructures culturelles. Elle a le statut d’une ville indépendante, est le siège de la direction régionale de Dresde et compte de nombreuses universités. Dresde forme le noyau de l’agglomération du même nom. Sa situation la place en conséquence en nœud de communication et en centre économique d’Europe centrale.
La région se positionne économiquement comme l’une des plus dynamiques d’Allemagne. Elle compose le triangle métropolitain de la Saxe avec les agglomérations de Chemnitz-Zwickau et de Leipzig-Halle.
Ville martyre, presque entièrement détruite lors du bombardement du 13 au 15 février 1945,(25000 personnes périrent), elle passe sous domination soviétique pendant près de 40 ans, et appartient à la République Démocratique Allemande, jusqu’en 1990, date de la réunification allemande.
Dès lors, les efforts de reconstruction s’accélèrent et culminent en 2006 avec les fêtes des 800 ans de la ville. Si les reconstructions se poursuivaient au rythme et avec l'orientation actuels, la tragédie de 1945, d'un point de vue architectural, serait à peu près effacée vers 2025, a fortiori si l'on reconstruit la Dresde bourgeoise du XIXe siècle et ses immeubles historiques (en quelque sorte « l'haussmannien » local), dont les merveilleuses villas des environs donnent une idée de la richesse et de la beauté.
Dresde est redevenue, avec Heidelberg, Bamberg ou Ratisbonne, l'un des hauts lieux du tourisme en Allemagne.
La ville a été inscrite au patrimoine de l'Unesco en 2005.
La ville est aussi connue comme la "Florence de l’Elbe", à l’origine en raison de ses collections d’art, mais aussi de son architecture baroque.
Privilégiant toujours les pays de langue allemande pour nos voyages de Noël, pour des raisons d’art de vivre et de traditions authentiques, nous avions eu depuis quelques temps l’intention de nous orienter vers une destination inédite pour nous mais toujours intéressante du point de vue touristique, et prometteuse quant à la « Gemütlichkeit » que l’on rencontre lorsqu’on fête Noël dans les pays de langue allemande !
Rêvant depuis plusieurs années de visiter la ville de Dresde, ce choix s’est imposé par le fait que la liaison en avion depuis Marseille est en réalité plus facile que pour d’autres destinations qui sembleraient, de prime abord, plus aisées car plus proches. Mais les calendriers des compagnies aériennes évoluent au fil des ans et ce qui était jusqu’à présent possible ne l’est désormais plus, et d’autres destinations impossibles hier, sont désormais devenues envisageables….
Ainsi, Dresde, bien que située à plus de 1500 km de Marseille, est accessible en à peine 3 heures d’avion !
C’est ainsi que nous sommes parties de l’aéroport de Marseille-Provence le 22 décembre pour la capitale de la Saxe, avec un transfert à Munich !
Lufthansa, comme à son habitude, est une « machine » bien rôdée, fiable et nous n’aurons qu’à nous louer du service parfait de la Compagnie, notamment pour l’organisation sans faille du transfert de Maman en voiture électrique dans l’aéroport de Munich (à l’aller) ou de Francfort (au retour). Un transfert qui nous aura permis de ne pas rater nos connexions, ce qui aurait été impossible autrement, étant donnée la distance à parcourir pour rejoindre les portes d’embarquement dans un temps extrêmement court, et la difficulté que cela représente pour une personne à mobilité réduite…. puisque Maman a désormais des problèmes de genoux qui l’empêchent de courir ou de marcher à vive allure….
Arrivées à l’aéroport de Dresde, il ne restait plus qu’à sauter dans un taxi pour rejoindre notre hôtel, situé dans un quartier résidentiel de Dresde et que nous avons choisi pour son caractère et son forfait de Noël particulièrement attractif.
Dès la porte de l’hôtel Smetana franchie, l’accueil chaleureux dont nous faisons l’objet, nous fait comprendre instantanément que nous avons fait « le bon choix » et que nous serons bien ici….
Une impression confirmée lorsque nous pénétrons dans notre suite, vaste, confortable et chaleureuse !
On nous laisse nous y installer tranquillement en nous invitant à descendre au salon lorsque nous le souhaiterons pour déguster une boisson chaude et des pâtisseries traditionnelles de Noël, pour commencer notre séjour !
Ce moment de pur délice est une institution quotidienne à l’hôtel Smetana pour le plus grand plaisir des hôtes en toutes saisons et pour toute la durée de leur séjour !
En plus des « traditionnelles » boissons chaudes, la Direction offre chaque jour à ses hôtes des boissons alcoolisées diverses et variées (vin mousseux, vin blanc, vin rosé etc…) et ce, gratuitement !
Période de Noël oblige, et à Dresde de surcroît, le « Christstollen » la traditionnelle pâtisserie de Noël allemande, est à l’honneur sur le buffet du goûter ! (pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Christstollen)
Nous nous en réjouissons et c’est avec cette première dégustation que commenceront réellement nos vacances de Noël ! Bien d’autres dégustations de ce type suivront, tant au moment du goûter qu’à celui du petit déjeuner !....
Le "Christstollen" est originaire de Dresde et pour celui qui l’aurait encore ignoré, une simple visite au Marché de Noël aurait suffi à lui faire comprendre que c’est bien la spécialité de la ville !!!
L’ambiance de Noël étant désormais bien là (il aura suffi de quelques heures pour être « basculées » dans un autre monde), nous décidons de nous rendre au centre-ville pour découvrir le Striezelmarkt, le principal marché de Noël de la ville, situé sur l’Altmarkt.
Nous nous y rendons en tramway par la ligne 4, en toute facilité (le réseau de transports de Dresde est dense et efficace et permet de se rendre facilement d’un bout de la ville à l’autre en quelques minutes à peine !
Dès l’entrée sur le Marché de Noël, nous sommes dans l’ambiance particulière de Dresde : un portique de bois géant (un Schwibbogen géant) composé de personnages divers ainsi que la Pyramide de Noël nous font réaliser d’emblée que l’artisanat du bois est ici une institution et le Marché de Noël de Dresde en est l’écrin par excellence !
Il faut dire que le Striezelmarkt est l’un des plus anciens marchés de Noël d’Allemagne : il fête ses 577 ans en 2011 !
(pour en savoir plus : http://en.wikipedia.org/wiki/Striezelmarkt)
L’artisanat du bois est celui de la région des Erzgebirge, une chaîne de montagnes d’Allemagne, située dans la partie orientale du pays, proche de Dresde et de la frontière tchèque et appartenant à l'Etat allemand de Saxe. Le nom Erzgebirge signifie « Monts Métallifères ». Dans le 17e et 18e siècles les Erzgebirge ont été l'une des régions minières les plus importantes en Europe. De nombreux châteaux et palais témoignent encore aujourd'hui de la richesse des Erzgebirge durant cette période. Aujourd'hui les Erzgebirge sont surtout connues pour les articles de décoration comme les casse-noix, les « Räuchermänner », les pyramides de Noël et les « Schwibbogen » que l’on retrouve à presque toutes les fenêtres au moment de la fête de Noël en Allemagne !
Flâner sur le marché de Noël est un véritable enchantement : les chalets regorgent de trésors en tous genres et rivalisent les uns avec les autres pour la beauté de leur décoration. Chaque chalet fait l’objet d’une décoration personnalisée et ce surtout sur le toît ! Ainsi, selon que le chalet proposera des objets en bois, du Glühwein ou des Christstollen, la décoration sera différente et tout à fait artistique !
Un vrai régal pour les yeux !
Devant tant de beauté et de trésors en tous genres, on retrouve son âme d’enfant et l’on se promet déjà de revenir dès le lendemain pour faire un petit tour de « Grande Roue » et ainsi prendre un peu de hauteur pour embrasser ce merveilleux Marché de Noël d’un seul coup d’œil et le garder en mémoire pour longtemps…. !
En attendant, il est temps de rentrer pour nous restaurer au très beau restaurant « Goldenes Prag » de notre hôtel et de nous reposer de cette longue journée !
Le lendemain, notre tour de « Grande Roue » effectué (Cartoon aura même pu être de la partie !), nous ne résistons pas à faire du shopping de Noël dans l’Altmarkt Galerie, un centre commercial aussi somptueux que gigantesque et situé tout à côté du Marché de Noël !
Les magasins et les halls du centre commercial sont magnifiquement décorés et là encore l’ambiance de Noël est à son comble !
Nous flânons sans relâche au point que la fatigue s’installe peu à peu et qu’il est temps de se réconforter par une pause « Kaffee-Kuchen » à la pâtisserie Emil Reimann !
Après toute cette marche, l’après-midi devra inévitablement être plus reposante et c’est ainsi que nous apprécierons tout spécialement notre
« Croisière sur l’Elbe » qui devait être impérativement faite ce jour-ci, les croisières faisant une pause les jours suivants.
Nous embarquons à 15h précises sur le « MS August der Starke » pour une croisière de deux heures au son de la musique de Noël et profitant, Dresde oblige, d’un goûter toujours tourné vers le Christstollen !
Le bateau vogue lentement sur l’Elbe en direction de Laubegast, jusqu’au « Blaues Wunder », le célèbre pont bleu situé en amont de Dresde.
Blaues Wunder ou das blaue Wunder (en français : le « Miracle bleu » ou la « Merveille bleue ») est le nom populaire du pont de Loschwitz (Loschwitzer Brücke), à Dresde, ouvert en 1893. Ce pont sur l'Elbe, appelé officiellement König-Albert-Brücke (pont du roi Albert) jusqu'en 1912, relie entre eux les quartiers résidentiels de Blasewitz et de Loschwitz.
La croisière à bord du MS August der Starke est un moment agréable et au fur et à mesure, la nuit tombant, l’Elbe devient encore plus romantique….
Après ce beau moment de détente, nous restons dans l’ambiance de Noël en profitant de beaux programmes de fête à la télévision, programmes qui se multiplieront tout au long de la journée du lendemain, pour notre plus grand plaisir !
Le 24 décembre, au matin, nous décidons de visiter Dresde en bus d’excursion pour ne rien manquer des principaux monuments et hauts-lieux de la ville.
A bord d’un bus rouge à impériale, nous bénéficions des commentaires d’un guide qui nous fait découvrir tous les trésors de Dresde, au cours d’un très grand tour de ville.
Ce tour débute par l’Altmarkt, puis nous gagnons le Zwinger, puis à tout à côté le Semperoper (l’opéra de Dresde), traversons l’Elbe pour aller en direction de l’Albertplatz et des quartiers neufs de la ville. Nous repassons sur l’Elbe non loin de la Chancellerie pour rejoindre le quartier de la Synagogue puis celui de Pirnaischer Platz. Bientôt, nous atteignons les abords du Grosser Garten (le Grand Jardin), avant de traverser de très beaux quartiers résidentiels jusqu’à ce que nous arrivions à proximité du « Blaues Wunder », le pont bleu décrit plus haut, symbole de la Ville de Dresde.
Sur notre trajet du retour, nous passons non loin de la « Gläserne Manufaktur », la somptueuse usine « phare » de Volkswagen, où est produit le fleuron de la marque, le « Phaeton » ! Ici, le prestige est à son comble ! (pour en savoir plus : http://www.glaesernemanufaktur.de/).
Dresde est une ville bourgeoise et élégante et on peut s’en convaincre en sillonnant le centre-ville comme les quartiers résidentiels situés en périphérie, où l’on remarque des maisons bourgeoises du début du XXème siècle.
Pour autant, nous serons frappées, pendant toute la durée de notre séjour, par les innombrables barres d’immeubles présentes dans tous les quartiers de la ville, héritage de l’ex-RDA. Certes, les façades grises et austères d’hier ont laissé la place aujourd’hui à des façades plus colorées et plus modernes, mais le caractère uniforme de tous ces immeubles et leur nombre impressionnant a de quoi surprendre….
Après ce très beau tour de ville en bus, qui nous a permis de découvrir le centre de Dresde et sa périphérie immédiate, nous sommes de retour à notre point de départ.
Après quelques achats rapides à l’Altmarkt Galerie, nous sacrifions à la tradition de Noël par excellence, sur les Marchés de l’Avent en Allemagne et savourons la « traditionnelle » saucisse (ici, de Thuringe) accompagnée d’un « Glühwein » brûlant, servi dans la « traditionnelle » tasse décorée du Marché de Noël local, et que chaque touriste de passage ramènera inévitablement dans ses bagages…. quitte à en faire une vraie collection au fil des ans…. Comme c’est mon cas… !!!! Après tout, comme on dit, « quand on aime, on ne compte pas » !!!
Après ce moment convivial, nous rentrons tranquillement à l’hôtel pour profiter du goûter de Noël et des émissions de fête à la télévision allemande, qui, toutes, les unes plus belles que les autres, se succèderont jusqu’à minuit !
En milieu d’après-midi, je repars seule pour la Kreuzkirche où ont lieu les Vêpres de Noël avec le « Dresdner Kreuzchor », le chœur des Petits Chanteurs de Dresde. (pour en savoir plus : http://www.kreuzchor.de)
L’église est pleine… pas une place assise et les Petits Chanteurs ne sont que peu ou pas visibles du tout…. Par contre, leurs voix cristallines chantant des cantiques de Noël qui résonnent dans l’église sont absolument merveilleuses. Je suis malheureusement contrainte de quitter l’église avant la fin de la cérémonie, les tramways ayant désormais considérablement réduit leurs rotations, veille de Noël oblige….
Le Jour de Noël, nous nous rendons en tramway sur la Theaterplatz, une place dominée par la statue équestre représentant le Roi Jean de Saxe et délimitée par la Cathédrale, la Résidence et de l’autre côté le Semperoper (l’opéra) et le Zwinger.
Le Zwinger est le palais des rois de Saxe, à Dresde, en Allemagne. Il a été construit sur l'emplacement de l'ancienne forteresse de Dresde dont le mur extérieur a été conservé. Le mot « Zwinger » (fausse braie) désigne la partie située entre les remparts extérieur et intérieur d'une forteresse. Il est une des attractions majeures de la ville de Dresde, notamment parce qu'il abrite des musées des Collections Nationales de Dresde (Staatliche Kunstsammlungen Dresden) comme la Gemäldegalerie Alte Meister, la Rüstkammer ou encore la Porzellansammlung.
Nous nous promenons tranquillement dans les jardins du Zwinger, et c’est l’occasion de quelques photos, en admirant notamment la superbe toiture de la Kronentor (Porte de la Couronne), avant que nous n’assistions à une partie de la Messe de Noël à la cathédrale.
(pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_de_la_Sainte-Trinit%C3%A9_de_Dresde )
Plus tard, nous ferons une brève visite de la Frauenkirche, l’église qui représente le symbole de la Ville de Dresde, une église qui a pu renaître de ses cendres 50 ans après sa terrible destruction lors du bombardement de Dresde en février 1945…
La Frauenkirche (en français église de Notre-Dame) de Dresde est une église évangélique baroque, œuvre de l'architecte George Bähr, commencée en 1726 et achevée en 1743. On l'a considérée comme une des plus belles églises luthériennes d'Allemagne. Elle fut entièrement détruite, comme la majeure partie de la ville, lors du bombardement allié de Dresde le 13 février 1945.
Sa reconstruction à l'identique débuta en 1994 et fut achevée en 2005. Dorénavant elle est faite de pierres noires (Anciennes pierres restantes) et de pierres colorées (Nouvelles pierres)
Dès sa construction, l'église Notre-Dame est considérée par les habitants luthériens de Dresde comme le symbole du protestantisme, face au prince-électeur de Saxe et roi de Pologne, Auguste II le Fort, qui s'est converti au catholicisme en 1697. Son fils Auguste III va faire construire l'église catholique de la Sainte-Trinité, en même temps que la municipalité fait construire l'église Notre-Dame.
C'est l'architecte municipal de la ville, George Bähr, qui fait les plans de l'édifice entre 1722 et 1726 et qui commence les travaux à partir de 1726. L'église Notre-Dame est consacrée en 1734. Après la mort de George Bähr en 1738, c'est son élève J. G. Schmid qui termine la construction jusqu'au 27 mai 1743, par la fixation de la croix sur le dôme.
Lors du bombardement du 13 au 15 février 1945, la ville de Dresde est pratiquement entièrement détruite par la Royal Air Force (RAF) et l'United States Army Air Forces (USAAF). Le 15 février, sous l'effet de la chaleur causée par les bombes incendiaires, et non parce qu'il a été bombardé, l'édifice s'effondre. Il n'en reste qu'un immense champ de ruines…..
Il faut attendre la Réunification allemande en 1990 pour que la situation évolue. Si quelques dresdois engagés évoquent une reconstruction en 1989, l'impulsion a lieu le 13 février 1990 avec « l'appel de Dresde » (Ruf aus Dresden) lors du 45e anniversaire de la destruction de la ville.
L'initiative, sous la direction du musicien dresdois Ludwig Güttler, démarre en 1990 avec quatorze membres. Après « l'appel de Dresde », qui touche une audience mondiale, l'association compte 5 000 membres, répartis dans plus de vingt pays, en 1991. On trouve ainsi les associations Dresden Trust au Royaume-Uni, Friends of Dresden, Inc. aux États-Unis ou encore, en France, l'association « Reconstruction de la Frauenkirche à Dresde ».
D'expositions en concerts, de donations en subventions, le projet de reconstruction trouve son véritable point de départ avec la mise en place de la « Stiftung Frauenkirche Dresden »sous le patronage de l'État de Saxe et de l'Église protestante. Les travaux de reconstruction sont évalués à quelques 125 millions d'euros.
Le déblayage des gravats achevé, la première pierre du nouvel édifice est posée le 27 mai 1994. En 1996, la voûte de la crypte est reconstruite. Les travaux d'assemblage se poursuivent jusqu'en 2002 et la reconstruction totale est achevée à l'automne 2005.
L'église est rebâtie à l'identique. Toutes les pièces encore existantes, soigneusement répertoriées grâce à l'informatique, sont reprises et celles qui ont été irrémédiablement détruites sont reconstruites le cas échéant à l’identique, notamment les cloches et la croix dorée surplombant l'église. Cette croix a été financée par des crédits britanniques, en signe de réconciliation.
À l'intérieur de l'église, l'orgue signé du facteur alsacien Daniel Kern n'est pas une copie de l'ancien orgue disparu, mais un instrument qui peut aussi bien jouer les pièces romantiques du XIXe siècle que la musique contemporaine. Les fresques sont restaurées sur la base de documents et de récits.
L'église parachevée a été consacrée le dimanche 30 octobre 2005. Elle a été dévoilée complètement aux yeux du public en 2006 à l'occasion du 800e anniversaire de la ville. Elle peut recevoir jusqu'à 2 200 fidèles et accueille régulièrement des concerts.
Après cette petite visite où nous admirons notamment la coupole de l’église (qui atteint 40 mètres à son point culminant), nous déjeunons au Restaurant « An der Frauenkirche », avant de rentrer à l’hôtel.
Le soir, c’est « dîner de fête » à notre hôtel ! Dans notre forfait, nous avons un repas «3 plats » offert et c’est un véritable festin : une salade composée, un délicieux canard aux pruneaux et au choux rouge et une étoile de Noël à la cannelle sur une sauce à la vanille ! Une bonne façon de fêter Noël !
Le lendemain, nous décidons de faire plaisir à Cartoon en lui accordant une promenade « hors de la ville »….. C’est l’occasion d’aller au « Grosser Garten » (le Grand Jardin).
Il faut dire qu’il porte bien son nom…. puisque sa superficie équivaut à celle de la Principauté de Monaco !
Le Grand Jardin est le parc le plus populaire de Dresde. Résidence d’été du Prince Electeur de Saxe, le Palais situé au centre du parc, fut la première construction baroque de la ville.
Nous ne sommes pas seules en ce 26 décembre à nous y promener, et d’ailleurs, les essences diverses que l’on peut y voir nous font deviner qu’il doit être très apprécié à la belle saison par les habitants de Dresde pour y trouver fraîcheur et détente !
De retour à l’hôtel nous continuons à nous régaler de beaux programmes de fête à la télé, sans pour autant oublier notre petit goûter, qui sera le dernier, le retour pour la France étant prévu pour le lendemain après-midi !
Heureusement, nous aurons encore quelques heures libres le matin pour faire une dernière promenade au bord de l’Elbe, sur la magnifique
« Terrasse de Brühl » que Goethe appelait « le Balcon de l’Europe » !
Et quelle splendeur, en effet, cette Terrasse de Brühl !....
Longeant la « Sekundogenitur », la Résidence des fils cadets des Souverains régnants, puis l’Académie des Beaux-Arts, avec sa superbe coupole, nous faisons face au Quartier du Gouvernement, situé de l’autre côté du Fleuve.
Le panorama sur l’Elbe est magnifique et invite à la flânerie. Nous atteignons tranquillement le jardin qui boucle la Promenade et où se trouve le monument dédié à Gottfried Semper, l’architecte de l’opéra de Dresde, désormais mondialement connu !
Après ce dernier adieu à l’Elbe, nous reprenons le tramway pour rejoindre notre hôtel car un taxi vient nous chercher à 12h30 pour nous amener à l’aéroport….
Et quelle surprise ce taxi….. ! Mais finalement, aurait-on du vraiment être surprises ???? N’oublions pas que nous sommes à Dresde…et que le Phaéton de Volkswagen est ici chez lui…..
C’est donc en dans une superbe limousine Phaéton « VIP » que nous rejoindrons l’aéroport….. tout à fait satisfaites de notre merveilleux séjour de Noël…. mais avec une seule envie : pouvoir y revenir l’année prochaine…. !
Car Dresde nous a bel et bien envoutées…. nous laissant en tête une multitude de beaux souvenirs et de belles images…comme un rêve de Noël….inachevé »…. !
Si vous avez aimé ce carnet, n'hésitez pas à consulter notre sélection de photos (plus de 150 clichés) dans la rubrique "Album-photos" ci-contre.
*L'extrait musical choisi pour ce carnet fait référence à l'oeuvre de Carl Maria von Weber, par laquelle le "nouveau" Semperoper de Dresde a été inauguré le 13 février 1985. N'oublions pas qu'il avait été détruit par le bombardement du 13 février 1945....
11:21 Publié dans VOYAGE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.05.2011
Retrouvez ici la liste de tous nos carnets de voyages !
Chers Amis lecteurs,
Pour lire ou relire tous les carnets de voyages publiés sur ce blog GERMANIA depuis l'été 2004, retrouvez ici les liens directs:
* Vacances de rêve en Carinthie (Eté 2004)
* Noël à Bad Kleinkirchheim (Déc 2004)
* Séjour à Mellau (Autriche, Vorarlberg) et à Gersau (Suisse Centrale) (Printemps 2005)
* Un été, là où fleurit l'Almrausch (Eté 2005)
* Séjour d'automne à Budapest (Hongrie) (Novembre 2005)
* Vienne.... Impériale et Royale (Déc 2005)
* L'Année Mozart à Salzbourg (Février 2006)
* La magie du Printemps au Südtirol et dans le Tyrol autrichien (mai 2006)
* Une fin d'été dans le Pays de Meran (août/septembre 2006)
* Noël dans le Salzburgerland (Décembre 2006)
* Un bien triste retour de vacances (Eté 2007)
* Magie de l'hiver à Bad Hofgastein (Décembre 2007)
* Séjour dans les Préalpes Fribourgeoises (Mai 2008)
* Un été dans le Salzburgerland (1ère partie) (Juillet 2008)
* Un été dans le Salzburgerland (2ème partie) (Juillet 2008)
* Splendeurs hivernales de la Gasteinertal (Noël 2008/Jour de l'An 2009)
* Séjour dans l'Alto-Adige, le Tyrol Italien (Eté 2009)
* Séjour à Bad Hofgastein (Eté 2009)
* Noël en Bavière (Noël 2009/Jour de l'An 2010)
* Une parenthèse tchèque (Février 2010)
* Séjours dans le Südtirol (Avril et Juin 2010)
* Impressions printanières de Vienne (Mai 2010)
* Noël Blanc à Baden-Baden (Décembre 2010)
Et n'oubliez pas, toutes les photos de ces carnets sont consultables dans la rubrique "Album-Photos" !
Enfin n'oubliez pas non plus de consulter tous nos carnets précédents (depuis 1998) sur le Site Internet Germania en cliquant sur le lien ci-dessous :
Site Germania
A très bientôt sur Germania (blog et site) !
Cécile
09:00 Publié dans LISTE DES CARNETS | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.01.2011
NOEL BLANC A BADEN-BADEN
Séjour du 23 au 28 décembre
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Pour écouter l'extrait musical tout en consultant le carnet de voyage, cliquer sur le bouton ci-dessus.
Extrait musical : Noël Blanc - Georges Schmitt
En préambule à notre carnet de voyage, ci-dessous une petite présentation de Baden-Baden, tirée de Wikipedia :
Baden-Baden est une ville allemande, située dans le Land de Bade-Wurtemberg. La ville est connue en tant que centre de villégiature, station thermale et pour ses festivals internationaux.
Jusqu'en 1931, la ville portait le nom de Baden (« Les Bains » en français), en référence aux thermes romains à l'origine de la ville. Mais on l'appelait la plupart du temps Baden in Baden (c'est-à-dire « Les Bains en Bade »), afin de la distinguer d'autres villes germanophones portant le même nom, sachant que la Bade doit également son nom à la ville, d'où l'origine du double-nom de la cité.
La plus grande partie de la ville, située à environ 60 km de Strasbourg et 40 km de Karlsruhe, est encaissée dans la vallée de l'Oos, petite rivière affluent de la rive droite du Rhin. La ville s'est constituée par annexions successives de quartiers situés toujours plus à l'ouest, jusqu'à son débouché dans la plaine du Rhin, où se trouve concentrée la plupart des activités industrielles. En dépit de l'urbanisation progressive des coteaux de la Forêt Noire, l'essentiel du tissu urbain se trouve concentré en une longue bande d'une dizaine de kilomètres de long, située dans la vallée. Seule la frange occidentale de la commune n'est pas bordée par des surfaces boisées : de n'importe quelle partie de la ville, on peut marcher moins de 2 km (voire beaucoup moins) et se retrouver en pleine forêt.
Ce sont les romains qui fondèrent la ville en 80 av. J.C., profitant de la présence d'une source thermale chaude (68°C), ils y construirent des thermes et la cité prit le nom de Aquae Aureliae (ou Aurelia Aquensis).
Aujourd'hui, deux complexes thermaux proposent soins et relaxation grâce à toutes sortes de bains : de froid à très chaud, à remous ou de vapeur. Quelque 800 000 litres d'eau thermale jaillissent chaque jour des profondeurs de la terre via douze sources. Vers l'an 260, la ville fut prise par les germains, puis tomba au VIIIème siècle sous la domination franque.
Baden-Baden fut dévastée le 24 août 1689 par les troupes françaises.
(photo de notre ami Andreas Schäfer)
À la fin du XVIIIème siècle, la ville devint une station thermale réputée dans toute l'Europe, et très mondaine (têtes couronnées, etc.). Les thermes Friedrich, inaugurés en 1877, restent l'un des plus beaux établissements thermaux au monde. De style néo-Renaissance, doté d'une coupole au-dessus du bassin central, le bâtiment a conservé les cuivres, les stucs, les fresques et les carreaux de faïence peints.
L'essor de la ville date du XIXème siècle, avec le lancement du Casino conçu par un homme d'affaire français, Jacques Bénazet, surnommé le « roi de Bade ». Depuis lors, les joueurs se sont succédé à la roulette ou à l'hippodrome, comme Léon Tolstoï ou Marlène Dietrich.
En 1945, après l'effondrement du Troisième Reich, la ville devint le siège du commandement en chef des Forces Françaises Stationnées en Allemagne (FFSA), avec construction d'une véritable ville française dans les quartiers ouest de Baden-Baden, dans laquelle vivaient environ 5 000 Français (militaires du contingent, officiers, familles) disposant de nombreuses infrastructures : supermarchés, écoles et lycée français, église catholique... Cette présence a pris fin à la fin des années 1990.
Pour notre voyage de fin d'année, nous avons choisi cette année une destination plus proche que l'Autriche, où nous séjournons habituellement pour Noël, depuis quelques années.
Baden-Baden, de par sa réputation de station thermale raffinée, au cœur de la Forêt Noire, et que nous connaissions déjà au printemps, nous a tout naturellement attirées pour y fêter Noël, puisque nous souhaitions séjourner dans un environnement germanique. Il est vrai que la période du mois de décembre est toujours un peu magique dans les pays de langue allemande, notamment par le caractère particulier des Marchés de Noël et des traditions qui entourent la période de l'Avent.
S'il est vrai que la Forêt Noire est plus proche de nous que l'Autriche, il ne fallut pourtant pas moins de 6 moyens de transport successifs pour nous y rendre.... Il faut dire que nous habitons dans le Sud de la France....
Après un premier bus pour atteindre la gare routière, nous avons pris une navette pour rejoindre la Gare de l'Arbois, d'où partait notre TGV à destination de Strasbourg. Arrivées dans la capitale alsacienne, il restait encore à prendre 2 trains pour arriver en gare de Baden-Baden, où nous attendait un taxi (réservé à l'avance !) qui devait nous amener à notre hôtel !
Un voyage assez fatigant, il faut bien le dire, puisque parties à 11h30 de notre domicile, nous ne sommes arrivées à notre hôtel que peu avant 22 heures, avec notre petit chien Cartoon, heureusement très patient et aguerri aux longs voyages !
Pour ce séjour, nous avions choisi, cette année, de réserver notre hôtel par la principale Centrale de Réservations Hôtelières Allemande (HRS). Un choix motivé par l'éventail très large des hôtels proposés et par les prix défiant toute concurrence.
Pour un séjour de 6 nuits, en effet, nous avons obtenu 2 nuits gratuites et une réduction « senior » pour ma mère !
Le choix de notre hôtel (l'Hôtel Haus Reichert) s'est révélé judicieux par sa situation centrale et sa proximité immédiate du Marché de Noël, du Kurpark, des rues piétonnes et des Thermes Caracalla !
Construit en 1843 dans le style Belle Epoque, et appartenant à la même famille depuis plus de 150 ans, l'hôtel dispose de chambres très spacieuses et confortables et d'une salle de petit déjeuner agréable.
Notre chambre, que l'on pourrait, d'ailleurs, plus apparenter à un appartement du fait de sa superficie ( !) avait l'avantage d'avoir plusieurs fenêtres donnant sur le Marché de Noël et le Kurpark, ce qui était fort appréciable en cette période, notamment quand la neige s'est invitée....
A notre arrivée le 22 décembre au soir, la neige n'était pas encore au rendez-vous.... Mais au fil des heures, le surlendemain, Veille de Noël, un épais manteau blanc allait bientôt recouvrir toute la station ! Pendant 36 heures et ce, sans interruption, d'épais flocons ont donné un tout autre caractère à Baden-Baden, pour le plus grand plaisir des touristes venus nombreux en cette fin d'année !
Dès le lendemain de notre arrivée, et alors qu'il n'était pas encore question de neige, une visite au « Christkindelsmarkt » s'imposait ! Et quelle merveille que ce Marché de Noël de Baden-Baden ! Pas moins de 150 chalets répartis harmonieusement autour du « Kurhaus » offraient cette ambiance toute particulière des marchés de Noël germaniques à un public en quête d'authenticité et de traditions immuables...
Des chalets divers et variés proposant des décorations traditionnelles allemandes (souvent en bois sculptées), des délices en tous genres (cœurs en pain d'épices, « Christstollen », vin chaud, grogs, saucisses, crêpes, « Maultaschen » etc...etc...) ! Le touriste allemand ou étranger (beaucoup de Français en cette période mais aussi beaucoup de Russes) n'a qu'à se laisser tenter, alors que les chants de Noël qui sont diffusés par haut-parleur guident ses pas au fur et à mesure qu'il chemine au milieu des chalets...
Le froid est malgré tout, déjà, bien présent, et on appréciera de se réchauffer quelques instants dans le Kurhaus, qui mérite une visite avec son magnifique escalier Art-Déco !
En continuant le parcours, on remarquera la jolie promenade sur laquelle ont été installés de beaux vitraux (éclairés à la nuit tombante) sur lesquels des Saints sont représentés (ex : Saint-Nicolas), ou bien encore, ça et là, des soldats de bois, en faction dans leur cabine !
A deux pas de là, la « Trinkhalle », avec ses peintures murales, termine la promenade, d'autant qu'il est bientôt très difficile voire impossible avec tant de neige de continuer par le parc, pourtant sublime...
Notre petit Cartoon appréciera, lui, de pouvoir courir dans la neige épaisse : une telle quantité de neige n'a pas eu l'air de le décourager, bien au contraire !
Plusieurs choix s'offrent alors au visiteur : parcourir le marché de Noël en sens inverse, ou revenir par le centre-ville magnifiquement décoré en cette période, ou bien encore flâner sur la célèbre « Lichtentaler Allee », qui suit la rivière et qui est bordée de beaux hôtels de luxe !
A toute heure du jour, la promenade est fort appréciée par les marcheurs !

A Baden-Baden, tout concourt à vous mettre immédiatement dans l'ambiance de la fête de Noël, sans oublier, bien sûr, les programmes de fête des chaînes allemandes à la télévision que, personnellement, nous apprécierons de regarder, confortablement installées dans le canapé de notre chambre d'hôtel ! Un enchantement pour les yeux comme pour les oreilles !
Le lendemain de notre arrivée, nos amis allemands de Coblence, Yvonne et Andreas, nous ont rejoint. Du fait qu'ils avaient réservé dans le même hôtel que nous, nous pouvions donc, au gré de nos envies respectives, promener ou dîner ensemble ou bien vaquer à nos occupations personnelles. Ainsi, notre ami Andreas, équipé de son bel appareil photo, partait souvent seul en promenade à l'affût de superbes clichés, souvent insolites, dont il nous a fait profiter pour notre plus grand plaisir et celui de nos lecteurs, j'en suis certaine ! (voir album-photos ci-contre : « Noël Blanc à Baden-Baden).
(photos de notre ami Andreas Schäfer)
Notre hôtel ne disposant pas directement de restaurant (même s'il y en avait un à la porte), nous allions prendre nos repas dans un endroit sympathique et bien chauffé, car bien que le Marché de Noël propose de nombreuses solutions de restauration fort alléchantes et assez bon marché, il était appréciable par ce temps « polaire » (nous avons atteint -11 degrés !) de pouvoir nous restaurer à l'abri dans un endroit convivial.
Nos pas en direction du centre-ville nous ont bien vite amenés vers le Gasthaus Löwenbrau, un endroit incontournable en cette fin d'année !
Il faut dire que l'endroit ne manque pas d'attrait : dès le seuil, nous étions transportés dans le monde féerique de Noël avec dès la porte du jardin franchie, une décoration élégamment répartie aussi bien en extérieur qu'en intérieur ! Un régal pour les yeux !
Le Gasthaus Löwenbrau dispose de plusieurs salles aux atmosphères très différentes : le Münchner Stube, à l'atmosphère bavaroise ; l'Ofenstube, une salle plus petite mais très appréciée à cause de son poêle en faïence ; le Pavillon, une salle également très bien décorée en cette fin d'année en forme de rotonde, dont les fenêtres donnent sur le jardin illuminé.
Au gré de nos envies et des disponibilités, nous pouvions donc changer d'ambiance à chaque repas, et profiter d'une carte variée destinée à satisfaire tous les appétits !
Il n'était donc pas étonnant que l'endroit soit assez fréquenté et que souvent, la réservation soit sinon impérative, du moins vivement conseillée !
Il faut dire que les touristes étaient nombreux, comme on l'a déjà dit, avec une forte proportion de Russes. Pourquoi cette nationalité était-elle si représentée en cette période de Noël ? Pour deux raisons : la première car les Russes apprécient beaucoup ce type de destination plutôt « huppée » en Europe, la seconde car la Troupe du célébrissime Théâtre Marinsky de Saint-Pétersbourg était en spectacle pour la semaine de Noël au Festpielhaus de Baden-Baden. Au programme : La Belle au Bois Dormant, Casse-Noisettes et le Lac des Cygnes !
Inutile de dire que nous aurions souhaité pouvoir assister à l'un de ces spectacles magiques... A notre grand regret, il n'aura pas été possible d'obtenir des places à un prix raisonnable....
Il faut dire aussi qu'un mauvais virus grippal nous aura contraintes à ralentir le rythme de nos activités et nos projets de sorties.... Dommage pour moi qui aurait tellement souhaité faire un petit plongeon dans les bassins des Thermes Caracalla....
Mais la fermeture des pharmacies du 24 décembre à midi au 27 décembre au matin ne nous aura pas permis de lutter contre la maladie... malheureusement !
La neige tombée en abondance également et le fait que la Municipalité soit très vite dépassée par les évènements (les rues n'étant pas déneigées), n'a pas aidé non plus à faciliter nos déplacements....
Pour autant, notre séjour à Baden-Baden en cette fin d'année 2010 nous a permis de découvrir une station sous un ciel magique qui la faisait ressembler à un paysage de conte de fées !
Nos têtes remplies de toutes ces belles images et de toutes ces belles impressions hivernales, nous sommes revenues six jours plus tard dans notre région, avec encore un voyage assez fatigant pour le retour, même si nous avons privilégié (du fait de notre état de santé) le taxi pour le trajet Baden-Baden/Strasbourg !
Mais en dépit de cette fatigue, Noël Blanc, c'est bien le souvenir que nous garderons de ce voyage avec des paysages dignes d'un rêve éveillé !
NB : Si vous souhaitez poursuivre la visite et la découverte de Baden-Baden en hiver, n'hésitez pas à feuilleter notre album-photos dans la rubrique "Album-photos" ci-contre (cliquer sur : Noël Blanc à Baden-Baden). Vous y découvrirez une sélection de nos meilleurs clichés !
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23.06.2010
Impressions printanières de Vienne
Séjour à Vienne du 5 au 10 mai
Pour écouter l'extrait musical tout en consultant le carnet de voyage, cliquer sur le bouton ci-dessus.
Extrait musical : Frühlingsstimmen (Voix du printemps) : Valse op. 410 de Johann Strauss Fils.
(Extrait du Concert du Nouvel An 2006 sous la direction de Mariss Jansons, enregistré dans la Grande Salle du Musikverein)
Pour notre premier séjour à Vienne au printemps (nous connaissions déjà la capitale impériale mais seulement en hiver),
Nous avons choisi de nous y rendre en avion via Munich. Un voyage bien organisé au niveau des horaires qui nous a permis d’arriver à Vienne à 10h25 le matin. A notre arrivée à l’aéroport, nous empruntons le CAT, le « nouveau » moyen de transport rapide, un train express qui relie l’aéroport au centre de Vienne en 16 minutes (alors qu’il faut 45 minutes avec le bus).
Pour notre lieu de séjour, nous avons choisi l’hôtel Regina, un grand hôtel situé à deux pas du Ring et de la Votivkirche, un hôtel qui présentait l’avantage d’être central et surtout, dans un quartier très arboré et à proximité d’un grand parc (le Sigmund Freud Park), ce qui est très appréciable pour nous qui voyageons avec notre petit chien.
Arrivées à l’hôtel en fin de matinée, il ne restait donc plus qu’à nous installer avant aller découvrir la capitale impériale sous un ciel printanier. Mais auparavant, notre ami viennois nous fait une petite visite de bienvenue et nous fait porter deux magnifiques bouquets de muguet dans notre chambre, et nous évoquons ensemble un programme commun entre nous et son épouse pour le vendredi après-midi.
Les détails mis au point, nous partons nous restaurer au « Marktrestaurant » Rosenberger, avant de faire une première promenade dans la ville, notamment dans la Kärtnerstrasse, la rue sans doute la plus prestigieuse de Vienne avec ses luxueux magasins.
Au début de notre séjour viennois, le temps est un peu couvert mais au fil des jours, le temps va s’améliorer.
Ainsi, dès le lendemain, le ciel couvert a laissé la place, à la faveur du vent, à un ciel bleu bien dégagé.
A la recherche d’un coiffeur, nous en profitons pour flâner dans quelques rues commerçantes de Vienne, comme le Graben, le Kohlmarkt et les rues adjacentes, toujours aussi luxueuses.
Mais la température qui monte rapidement nous incite bientôt à délaisser les rues de la ville pour aller découvrir les parcs de la capitale impériale, qui nous apparaissent très vite très différents de ceux que nous connaissions en période d’hiver.
Pour notre premier parc, nous choisirons le Volksgarten, situé en bordure du Ring et qui recèle, outre la quiétude des lieux et les parterres de roses (pas encore écloses en ce début mai), un intérêt particulier pour le visiteur : la statue de l’Impératrice Elisabeth d’Autriche.
Les touristes sont d’ailleurs toujours nombreux à y venir.
Notre promenade se poursuit par la Heldenplatz (la Place des Héros), la Hofburg, et par une pause gourmande à la célèbrissime Konditorei Demel, située sur le Kohlmarkt. Un moment délicieux.
Gourmandise oblige, nous ne quitterons pas le quartier sans avoir fait une petite halte chez Julius Meinl, le temple de l’épicerie fine et de la gastronomie à Vienne !
A notre retour sur le Graben, la foule est immense et nous avons bien du mal à rejoindre la cathédrale que nous souhaitons visiter. Ce qui s’avèrera difficile car la visite est très réglementée à l’intérieur.
Dans la soirée, après notre dîner au restaurant Rosenberger (le restaurant est plus agréable le soir que le midi car le flot des touristes à la journée a disparu !), nous rejoignons le Ring pour reprendre le tramway et passons devant le Staatsoper. C’est le jour de la représentation de Carmen, et pour l’occasion, un écran géant a été installé à l’extérieur de l’opéra, permettant ainsi à tous de pouvoir profiter de cette œuvre lyrique connue du monde entier. Pour les autres, l’opéra est retransmis en léger différé à la télévision autrichienne.
Le jour suivant, nous décidons de faire le tour du Ring en tramway. Même s’il n’est désormais plus possible d’en faire le tour avec un seul tramway, cela reste une manière agréable de découvrir les plus beaux édifices de la capitale impériale sans trop se fatiguer.
Ainsi, on peut en profiter pour faire quelques haltes à des endroits tels que le Parlement, le Burggarten, le Kunsthistorisches Museum, ou le Stadtpark, par exemple.
Dans le Burggarten, Mozart accueille le visiteur, tandis que Johann Strauss, dans le Stadtpark, reste la star incontestée, mitraillée par les objectifs de milliers de touristes, en majorité Asiatiques !
On en oublierait presque que le Stadtpark à lui tout seul mérite qu’on s’y attarde. Il faut dire qu’il ne manque pas d’attrait avec son petit plan d’eau bucolique et sa promenade qui longe le canal du Danube.
Comme nous en avions convenu, nos amis viennois nous réservent leur après-midi du vendredi et organisent une visite des Jardins de Schönbrunn en petit train. Nous regretterons, malgré tout, que le circuit du petit train soit essentiellement situé sur les contre-allées et que les parterres à proximité du Château de Schönbrunn et de la Gloriette ne soient pas encore fleuris….
Pour la suite de l’après-midi, nos amis nous emmènent dans la Forêt Viennoise (la Wienerwald), que nous sillonnons en empruntant la Höhenstrasse. Après une halte à Léopoldsberg (d’où nous avons une vue magnifique sur le Danube et la ville de Vienne), nous redescendons à Heiligenstadt pour dîner dans un "Heuriger" célèbre et situé dans la Probusgasse, à deux pas de la Maison où Beethoven a rédigé son fameux testament.
L’endroit est séduisant, et moins connu des touristes que la majorité des "Heurigen", qui fréquentent plus communément Grinzing. Mais ce soir, pour une raison que nous ignorons, si le petit vin blanc et les plats traditionnels sont bien présents, la musique, elle, ne sera pas au rendez-vous….
Nous passerons, cependant, un bon moment avec nos amis, qui, avant de nous raccompagner à notre hôtel, nous réinvitent à venir déjeuner chez eux, le dimanche qui suit.
Le jour suivant, notre journée débute par une visite au Cimetière Central (Zentralfriedhof), situé en périphérie de Vienne, que nous atteignons en tramway.
C’est l’occasion de voir ou de revoir les tombes des Grands Hommes : les musiciens comme Beethoven, Schubert, Glück, Johann Strauss (père et fils), Lanner, Brahms, Suppé, etc…etc…mais aussi le chef d’orchestre Willy Boskowsky, l’acteur Curd Jürgens et bien d’autres…. Sans oublier les différents Présidents de la République Autrichienne.
Après cette visite, nous revenons sur Vienne et déjeunons au Café Mozart en nous régalant d’un délicieux et copieux « Tafelspitz » qui précèdera une succulente pâtisserie dégustée avec un bon café viennois, comme il se doit !
Après un tel repas, un moment de détente au Volksgarten sera bienvenu, avant que nous ne repartions en ville pour quelques achats !
Notre dernier jour à Vienne débute par une promenade matinale à proximité du Kunsthistorisches Museum, puis dans le Volksgarten et enfin dans le Rathauspark.
Il convient, en effet, d’offrir un maximum de détente à notre petit Cartoon, avant que nous n’allions déjeuner chez nos amis à midi et surtout que nous ne le laissions seul, ensuite, à la chambre d’hôtel, pendant le temps de notre concert.
Nous avons, en effet, réservé, plusieurs semaines auparavant, deux places pour le concert qui a lieu à 16 heures au Musikverein, dans la Grande Salle Dorée des Amis de la Musique (la salle où a lieu chaque année le célèbre Concert du Nouvel An).
En ce 9 mai, c’est le « Tonkünstler-Orchester Niederösterreich » sous la Direction de Giovanni Antonini qui donne un concert dans cette salle.
Nous sommes dans les loges et avons ainsi tout loisir d’admirer la beauté de la salle et l’orchestre, tout en jouissant d’une très belle acoustique.
Les œuvres de ce concert sont au nombre de trois : la Symphonie N° 1 en Ré Majeur de Franz Schubert, le Concerto pour violon et orchestre en La Majeur KV 219 de Mozart, et la Symphonie Oxford de Joseph Haydn.
Après ce beau moment musical, point d’orgue de notre séjour dans la capitale impériale, nous sommes de retour à l’hôtel peu après 18 heures… un peu tristes que notre escapade viennoise tire à sa fin….
Nous décidons donc de remettre à plus tard la préparation de nos bagages et de terminer la soirée, à nouveau, dans un "Heuriger", mais cette fois-ci à Grinzing, espérant profiter, cette fois, de la fameuse « Schrammelmusik » qui fait le charme tout particulier de ces petites tavernes indissociables du charme de Vienne !
Nous repartons donc en tramway pour Grinzing et peu avant la tombée de la nuit, notre choix se portera sur le Heuriger Passauerhof, alors que nous sommes attirées par la musique que nous y entendons de l’extérieur….
Effectivement, à l’intérieur, deux musiciens n’ont aucune peine à rendre l’ambiance endiablée pour le plus grand bonheur des touristes étrangers !
Nous profitons de ce dernier repas et de cette ambiance pour le moins festive pour clôturer en beauté notre beau séjour viennois.
Le lendemain matin, il faudra, en effet, faire les bagages et reprendre l’avion du retour….
Certes, c’est un moment un peu triste, mais nous sommes satisfaites de notre séjour printanier qui nous a fait découvrir Vienne sous un autre jour et réaliser combien c’est une capitale verte, avec tous ces parcs répartis tout autour du Ring !
Oui, vraiment, Vienne vaut incontestablement le déplacement, et ce, à toutes les saisons, avec tous les charmes qu’elle recèle et la douceur de vivre qui lui est propre !
Si vous souhaitez poursuivre la visite et la découverte de Vienne, n'hésitez pas à feuilleter notre album-photos dans la rubrique "Album-photos" ci-contre (cliquer sur : Impressions printanières de Vienne). Vous y découvrirez une sélection de nos meilleurs clichés !
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15.06.2010
Séjours dans le Südtirol 2010
Séjours du 2 au 8 avril 2010 et du 3 au 10 juin 2010
à
Dorf Tirol (Südtirol)
En ce 1er semestre de l’année 2010, une année un peu particulière par le fait que je suis un peu plus libre pour voyager, du fait de la perte récente de mon emploi,
Nous nous rendons par deux fois dans le superbe Südtirol, ce Tyrol italien, tout à fait envoûtant par les trésors naturels qu’il recèle et l’art de vivre qui y règne, et où nous nous sentons si bien !
Lors de ces deux voyages, nous séjournons à l’hôtel « Zum Tiroler Adler », à Dorf Tirol, un établissement de qualité, que nous avions connu les années précédentes, par le biais de son restaurant.
A cette époque de l’année, l’hôtel présente l’avantage de proposer des offres tarifaires particulièrement intéressantes, avec notamment, pour un séjour de 7 jours, la pension complète au prix de la demi-pension !
L’hôtel est savamment géré par une famille (2 générations : les parents et les enfants) et nombreux sont les hôtes qui reviennent à l’hôtel d’année en année.
Outre l’hébergement et la restauration de qualité, l’hôtel présente l’avantage d’être central, car situé au cœur même du village à deux pas de la station de bus, ce qui permet de pouvoir sillonner toute la région, à un prix modique de 7 Euros par semaine, sans jamais avoir à recourir à sa voiture (qui peut rester au garage !) et sans jamais avoir à régler de frais de parkings, qui sont très onéreux, à Meran notamment.
Le village de Dorf Tirol est un village très pittoresque particulièrement connu pour son château, le Schloss Tirol qui a donné son nom au village et à toute la région.
Entouré de montagnes mais aussi de vignobles et de vergers de pommiers, le site de Dorf Tirol est absolument unique et attire donc, tout au long de l’année, de très nombreux touristes, essentiellement des pays de langue allemande (n’oublions pas que la langue officielle du Südtirol est l’allemand, même si nous sommes en Italie – ceci est bien sûr dû à l’histoire mouvementée de la région).
Les hôtels, pensions, appartements de vacances sont innombrables et le touriste n’a donc que l’embarras du choix pour trouver un mode d’hébergement à sa convenance.
Les promenades pédestres, et les opportunités de randonnées qu’offre la station justifient, à elles seules, le choix de Dorf Tirol, comme lieu de séjour.
Ainsi, à titre personnel, nous apprécions, au cours de nos différents séjours, notamment le « Falknerweg » et le très paisible « Burglehen Park » qui domine la vallée.
Dorf Tirol est une superbe station très fleurie, notamment au mois de juin, lorsque les roses sont écloses.
Les coutumes religieuses y sont également bien entretenues, notamment pour Pâques et la Fête Dieu (à l’occasion de laquelle a lieu une procession dans les rues du village).
Tout près de Dorf Tirol, Meran, la principale ville du Haut-Adige après Bolzano, est une station thermale prestigieuse, connue pour avoir été, pendant de nombreuses années, un des lieux de prédilection de l’Impératrice Elisabeth d’Autriche, pour ses séjours d’hiver ou d’été.
Aujourd’hui, c’est un lieu de vacances qui reste très prisé : l’élégance de la station, ses hôtels de qualité et ses promenades fleuries en faisant un attrait incontestable.
Les promenades d'été et d'hiver de Sissi, mais aussi la "Gilf Promenade", ainsi que le « Tapeinerweg » restent les promenades favorites des touristes qui viennent à Meran, car elles permettent de marcher pendant de longs kilomètres sans se fatiguer outre mesure, tout en admirant les paysages magnifiques qu’offre la ville et sa région.
Le Château de Trauttmansdorff (où séjournait Sissi) et surtout ses jardins sont également un but de visite incontournable pour tout touriste séjournant dans la région.
En été, les concerts donnés en plein air ou au Pavillon des Fleurs (sur la Promenade qui longe le torrent Passirio), dans le cadre des « Meraner Musikwochen » comblent les mélomanes de tous horizons.
La région de Meran et de Dorf Tirol mérite également le détour, surtout par le fait que les montagnes et les sommets environnants dominant les vergers et les vignobles donnent un caractère tout à fait unique à cette région d’Italie. De nombreux cols de montagne réjouiront les motards, amateurs de sensations fortes, toujours très nombreux par ici : le Jaufenpass, le Timmelsjoch, le Reschenpass, le Stilfserjoch etc….
Les Dolomites toutes proches sont également un but de visite très apprécié.
Pour les découvrir en toute sérénité, il est souvent plus judicieux de le faire par le biais d’une excursion en bus, bénéficiant ainsi de commentaires avisés et de haltes savamment organisées.
Le circuit proposé par les compagnies de tourisme a l’avantage de faire découvrir les lieux significatifs du massif des Dolomites (inscrit au Patrimoine Mondial de l’Humanité), sur une journée.
Définitivement et sans aucun doute, oui, cette région du Südtirol, mérite qu’on la découvre, qu’on s’y attarde et qu’on y revienne !
C’est que nous faisons régulièrement avec toujours autant de plaisir !
Pour poursuivre votre découverte, nous vous proposons de consulter les deux albums-photos correspondants à ce carnet de voyage :
"Le réveil du printemps au Südtirol" (avril 2010) et "Splendeurs éternelles du Südtirol" (juin 2010).
A très bientôt !
Cécile
11:23 Publié dans VOYAGE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.03.2010
Une parenthèse tchèque
Séjour à Prague du 20 au 25 février 2010
(République Tchèque)
Pour écouter l'extrait musical, tout en consultant le carnet de voyage, cliquer sur le bouton du lecteur ci-dessus.
Extrait musical : "La Moldau" de Bedrich Smetana (Orchestre Philarmonique Tchèque)
Pour agrandir les photos de ce carnet, cliquer sur chacune d'elles.
En ce début d’année 2010, une escapade quelque peu imprévue s’est imposée à nous, pour tenter d’évacuer des soucis professionnels récents et un licenciement douloureux…
Rêvant depuis longtemps de nous rendre à Prague, nous avons réservé un séjour « avion+hôtel » par l’intermédiaire de Donatello, bénéficiant d’un vol direct Marseille-Prague.
Le choix de Prague était pour nous, tout naturel, nous qui sommes tant attirées par le charme des pays de cette « Mitteleuropa » dont firent aussi partie l’Autriche et la Hongrie et au cœur desquels s’est tissé tout au long de l’Histoire et plus particulièrement aux XIXème et XXème siècles, le destin de l’Europe.
A notre arrivée à Prague, l’avion venant à peine d’atterrir, la mélodie de « la Moldau » de Smetana nous transportait déjà dans un autre monde….
A peine sortie de l’hiver, la capitale tchèque où la neige était encore présente, allait se laisser découvrir tranquillement au gré de nos flâneries….
Prague (en tchèque Praha) est la capitale et la plus grande ville de la République tchèque. Elle est à la fois l’une des quatorze régions de la République tchèque et la capitale de la région administrative de Bohême centrale et de la région historique de Bohême. Elle est traversée par la Vltava (Moldau en allemand).
Prague est située en plein cœur de l'Europe centrale. Elle fut par le passé capitale du Royaume de Bohême, du Saint-Empire romain germanique et de la Tchécoslovaquie.
La ville aux cent clochers (qualificatif très approximatif : Prague compte en réalité 550 tours) a miraculeusement échappé aux destructions de la Seconde Guerre mondiale et offre une architecture mêlant les styles préroman, roman, gothique, baroque, rococo, Art nouveau et cubiste. Depuis 1992, le centre ville historique est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Durant notre séjour, nous logions à l’Hôtel Kinsky Garden, un très bel hôtel 4*, situé non loin du centre et à proximité du parc Kinsky, et facilement accessible par les transports en commun, dont le réseau à Prague est particulièrement dense (à Prague, le ballet incessant des tramways qui sillonnent la ville d’ouest en est, et du nord au sud finit même par être étourdissant….).
Le confort de l’hôtel était bien appréciable après des journées de visites bien remplies.
Et il faut dire que la ville ne manque pas de trésors à découvrir….. tant au niveau des superbes façades qu’elle recèle que des monuments innombrables et de styles divers et variés, qui lui donnent un caractère quelque peu éclectique….
En effet, on tient Prague pour l’une des plus belles capitales d’Europe. La rivière Vltava (la Moldau en allemand) lui sert à la fois de grande rue et de ligne de chance. Etagé sur la rive gauche jusqu’au Palais Royal et à la Cathédrale, l’ensemble urbain si bien structuré de Malà Strana constitue le musée en plein air de l’art baroque ; le quartier de Staré Mesto (la Vieille Ville) lui fait face, avec ses placettes et ses venelles encore médiévales que Smetana a du souvent fouler. La voie royale traverse les deux cités, que fait communiquer un immense pont fortifié du XIVème siècle. Smetana raconte tout cela dans la série des six poèmes symphoniques écrits autour de 1875 sous le titre général : « Ma Patrie ». « La Moldau » est l’une d’elles.
Pendant ce séjour, nos journées furent ponctuées par les visites des principaux sites de la capitale tchèque, que nous décrivons ici :
Ø Le Pont Charles
Le plus ancien pont de Prague. Sa construction fut entamée en 1357 mais les statues baroques datent du XVIIIème siècle. Le pont repose sur 16 piles et ayant 520 mètres de longueur et 10 mètres de largeur, il est flanqué d’une tour à chaque extrémité.
En cette période de l’année, le pont fait l’objet de travaux de rénovation et est donc en partie couvert, ce qui rétrécie encore le périmètre de promenade laissé aux touristes toujours très nombreux sur ce pont, véritable emblême de la ville.
Entièrement piétonnier, le pont permet de relier paisiblement, en se promenant, le quartier baroque de Malà Strana à Stare Mesto, la Vieille Ville, et offre une très belle vue sur le Château et la Cathédrale St Guy qui dominent la Vltava.
Sur le pont, la 8ème statue sur le côté droit en venant de la vieille ville attire nombre de touristes : c’est celle de St Jean Népomucène. La légende dit que toucher le bas-relief de sa statue porterait chance….. Rares sont ceux donc qui ne succombent pas à ce rite….
Ø Le Château de Prague et la Cathédrale St Guy
Après le Pont Charles, c’est le lieu le plus fréquenté de Prague par les touristes du monde entier.
Dominant la ville, le Château est un mélange de styles architecturaux, principalement Renaissance et baroque.
Aujourd’hui, c’est le Siège du Président de la République et le centre historique et politique de la ville.
A ses différentes portes d’accès, des gardes officiels sont présents en permanence et la relève de la garde est effectuée toutes les heures, la relève solennelle ayant lieu à midi.
Pendant notre séjour, des réceptions officielles de délégations étrangères au Château nous ont permis d’assister non seulement à des relèves de la garde un peu cérémonieuses mais aussi à une parade militaire.
Dans l’enceinte du château, on trouve la superbe Cathédrale St Guy, imposante avec sa flèche de 82 mètres, qui domine la ville. Ses vitraux colorés, dont la plupart ont été élaborés en pur style Sécession, sont inoubliables.
L’intérieur de la Cathédrale St Guy se distingue surtout par ses 21 chapelles, chacune dédiée à un Saint et ornées de nombreuses œuvres d’art.
Ø La Place de l’Hôtel de Ville, l’Horloge Astronomique et ND du Tyn
La place de l’Hôtel de Ville est le centre névralgique de la ville de Prague. L’endroit où se retrouve la majorité des touristes.
Il faut dire que cette place ne manque pas d’attraits.
Fondé en 1338, l’Hôtel de Ville fut remanié en style gothique en 1470.
S’il ne manque pas d’attraits, c’est surtout l’Horloge Astronomique qui attire la foule…. A chaque heure défilent dans sa partie supérieure les douze apôtres. Dans la partie la plus basse, il y a le calendrier avec les signes du zodiaque.
Vieille de 600 ans, l’horloge n’avance toujours pas d’une seconde ! Mais les figures,elles, sont récentes puisqu’elles datent de 1948 et remplacent celles détruites par les nazis en 1945.
En face de l’Hôtel de Ville, l’Eglise Notre-Dame du Tyn est la plus importante église gothique de Prague. Ses deux flèches dominent la place de la Vieille Ville du haut de leurs 70 mètres et à ce titre, elle sont également un emblème de la ville.
Elle est complètement insérée dans le tissu urbain, puisqu’on accède à son entrée en traversant une maison particulière !
En ce mois de février, sur la Place de l’Hôtel de Ville, l’ambiance est conviviale le soir, à la nuit tombante…De sympathiques petits chalets proposent des collations locales appétissantes. Parmi elles, les « trdelnik », des petits beignets qui cuisent sur une tige que l’on fait tourner à toute vitesse, le « jambon de Prague » que l’on fait rôtir sur une broche, les pommes de terre farcies, etc… D’autres chalets complèteront l’offre de restauration et proposeront vin chaud, grog tchèque, bière etc….aux touristes toujours très nombreux !
Ø La Place Venceslas
C’est le centre commercial de Prague, avec dans sa partie supérieure, la statue équestre de Saint Venceslas, entourée de quatre patrons de la Bohême.
Véritable témoignage de l’évolution architecturale de la capitale tchèque, cette place recèle tous les styles : Renaissance, Art Nouveau, Art Déco, fonctionnalisme….
Chaque bâtiment semble porter une part de l’histoire de la ville. A vrai dire, il s’agit plus d’une avenue que d’une place. Il faut dire qu’avec ses 750m de long et ses 60m de large, elle en a les dimensions !
D’une grande cohérence architecturale malgré la diversité des styles, elle est dominée par le très imposant Musée National qui ferme la perspective en haut de la place.
La place est également chargée de souvenirs historiques récents ou lointains. Ainsi, au pied du musée, une stèle discrète rappelle que Jan Palach s’y est immolé par le feu en 1969 pour protester contre l’invasion des troupes du pacte de Varsovie.
C’est sur cette place également que Vaclav Havel prit la parole un certain jour de Novembre 1989 et que se déclara la « Révolution de Velours ».
Ø La Maison Municipale (Obecni Dum)
Ce remarquable bâtiment Art Nouveau, richement décoré, abrite la salle de concert Smetana.
Construit entre 1906 et 1911, il s’agit d’un édifice monumental, décoré par les plus grands artistes tchèques. Il accueille avant tout la Philarmonie Tchèque et propose, chaque soir ou presque, dans l’impressionnante salle de concert (1500 places), un programme diversifié.
Ø Vysehrad et le Slavin (panthéon national)
Vysehrad, le berceau historique de Prague est un quartier un peu excentré.
Vysehrad qui signifie « Château des hauteurs » fut le premier fief des rois de Bohême, aux XI et XIIème siècles.
Plus ou moins laissé à l’abandon pendant de nombreuses années, ce n’est qu’avec l’aménagement du panthéon national (le Slavin) qu’il reprendra un rôle dans l’identité culturelle tchèque.
Parmi d’autres monuments du site, on citera la Basilique Saint-Pierre et Saint-Paul.
Fondé à l’emplacement d’un vieux cimetière existant depuis 1260, le cimetière de Vysehrad ayant acquis son aspect actuel en 1869, se range parmi les cimetières pragois les plus importants. Plus de 600 personnages de la culture et de l’histoire tchèques y sont inhumés dont les compositeurs Bedrich Smetana et Antonin Dvorak.
Ø L’Eglise Notre-Dame de la Victoire et le Jésus de Prague
Construite en 1611 et remaniée en 1644 en style baroque, l’Eglise est très connue pour une statuette de cire (de 46cm) de l’Enfant Jésus de Prague (rehaussée d’une couronne d’or sertie de pierres précieuses), ramenée d’Espagne à Prague, et offerte vers la fin du XVIème siècle, à l’ordre des Carmélites par Polyxène de Lobkovic.
A Prague, rare est le touriste qui ne sera pas attiré par les innombrables petites reproductions du Jésus de Prague, dans les boutiques de la ville….
Nous n’y échapperons pas non plus, ramenant une élégante petite reproduction du Jésus en habit blanc brodé… !
Outre la visite de ces principaux sites qui font le charme et la particularité de Prague, nous avons pris le temps de goûter au charme des cafés et des restaurants de la capitale tchèque. Il faut bien dire qu’ici, comme dans les autres pays de la Mitteleuropa, c’est un véritable art de vivre…
Au gré de nos promenades, plusieurs établissements ont retenu notre attention :
Ø Le Café Slavia
L’un de nos cafés de prédilection à Prague pendant ces 5 jours…. Il faut dire que l’endroit mérite le détour. Centre de la vie culturelle et intellectuelle de Prague (il est situé en face du Théâtre National), il séduit par son caractère particulier et son atmosphère Art Déco. Situé au bord de la Vltava, rares sont ceux qui ne trouveront pas une place à leur convenance parmi les 320 places qu’offre le café !
Les littéraires aimeront savoir que Rainer Maria Rilke a écrit quelques un de ses romans. Les autres se contenteront de savourer de succulentes pâtisseries accompagnées d’un mokka (inoubliable et incomparable !), ou de déguster des sympathiques spécialités tchèques, comme le canard aux deux choux, le jambon de Prague ou d’autres délices….
Ø Le Café Europa
Cet élégant café se trouve au rez-de-chaussée de l’hôtel du même nom. Construit en style Art Nouveau, il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus beaux de la ville.
Une ambiance élégante et particulière où l’on déguste, en savourant ces instants précieux, une savoureuse crêpe et un café, comme si le temps s’était arrêté….
Ø Le Café Savoy
Dans un magnifique cadre à l’opposé du Théâtre National, cette demeure du XIXème siècle s’est taillé une solide réputation avec ses vins, ses cafés et ses pâtisseries. Mais la cuisine au sous-sol laisse bien vite augurer de délicieuses spécialités à découvrir : pour nous, ce sera le jambon de Prague avec une sauce à la crème accompagnée de purée !
Ø Le Café d’Obecni Dum
Ce café figure à juste titre parmi les plus beaux de Prague. Admirés par les amateurs de l’Art Nouveau, la Maison Municipale toute entière ainsi que les espaces intérieurs du café situé au rez-de-chaussée ont subi une rénovation il y a quelques années.
Jusqu’au moindre détail, l’équipement du café illustre l’inventivité des architectes, sculpteurs et peintres et le savoir-faire des artisans d’alors.
On ne reste pas insensible non plus à la beauté des lustres, au pianiste qui donne une ambiance toute particulière à cet endroit, pendant que l’on y savoure un thé délicat…. Dommage que les fumeurs viennent troubler ce charme quelque peu surranné….En fermant les yeux, on aurait pu se croire transporté dans un siècle antérieur, à l’époque où cette Mitteleuropa fascinait le monde entier….
Au terme de ces six jours passés dans la capitale tchèque, l’heure était venue de clore notre visite par un dernier passage par la Place de l’Hôtel de Ville pour savourer encore une dernière fois le charme particulier de cette capitale et faire le bilan de notre voyage de découverte.
Si nous avons beaucoup apprécié les beaux édifices de cette ville, nous avons également noté l’extrême amabilité des Tchèques, toujours prêts à renseigner ou à aider le touriste (quitte à se détourner de leur chemin).
Certes, l’époque n’était peut-être pas idéale pour faire du tourisme (la neige et le froid n’avaient pas encore cédé la place au printemps qui aurait sans doute rendu les rues et les places plus propres, faute de l’être par les services de nettoiement inexistants), certes les visites et les innombrables trajets en tramway ou en métro ont été fatigants (au point que nous n’avons pas pu tout voir), mais la découverte d’une ville pleine de contrastes valait le déplacement, tant les trésors architecturaux de la ville sont nombreux et son atmosphère tout à fait particulière et incomparable.
On pourra regretter de ne pas avoir pu faire, comme nous le souhaitions, la croisière de 2 heures sur la Vltava (faute d’un nombre suffisant de touristes –pourtant nombreux dans les rues….), comme on regrettera peut-être aussi, à titre personnel, le nombre exagéré de boutiques de souvenirs dans les rues étroites de la Vieille-Ville, qui gâchent un peu le charme authentique d’une ville idéalement promise à un caractère plus romantique, que devrait lui conférer son Histoire et son âme slave…
Quoi qu’il en soit, même si Prague doit encore poursuivre ses efforts de restauration (notamment dans les quartiers plus excentrés) pour mériter pleinement et indiscutablement son inscription au « Patrimoine Mondial de l’Humanité », nul ne saurait remettre en doute son caractère envoûtant, et si particulier….
D’ailleurs, peu d’endroits au monde peuvent revendiquer, comme elle, huit siècles d’architectures emmêlées et préservées du temps et des aléas de l’Histoire !
Nota Bene : Si vous avez aimé ce carnet, n'oubliez pas de poursuivre votre découverte, en consultant dans la rubrique "Album-photo" ci-contre, l'album intitulé "une parenthèse tchèque". Vous y découvrirez plus de 130 de nos plus beaux clichés de la capitale tchèque !
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04.03.2010
Noël en Bavière
Séjour de Noël à Bad Tölz
(Bavière)
du 23 décembre 2009 au 2 janvier 2010
(Pour écouter l'extrait musical tout en lisant le carnet, cliquer sur le bouton du lecteur ci-dessus.
Extrait musical : enregistrement live au Concert des Petits Chanteurs de Bad Tölz le 26 décembre 2009 au Kurhaus)
Pour agrandir les photos de ce carnet, cliquer sur chacune d'elles.
Pour ce séjour de Noël, nous avons décidé, cette année, de nous rendre en Bavière, dans une pittoresque localité que nous avions brièvement visité quelques années auparavant lors d’une excursion effectuée depuis l’Autriche frontalière.
Le choix d’une telle localité s’explique par le fait que nous avions plutôt l’intention, cette année, de faire un séjour « cocooning » plutôt qu’un « marathon » touristique dans une ville, et que nous souhaitions séjourner dans un endroit facilement et rapidement accessible, après notre atterrissage à l’aéroport de Munich (puisque nous avions choisi cette année de prendre l’avion).
Bad Tölz est, en effet, une localité tranquille mais tout à fait authentique de la Haute-Bavière, située non loin de Munich, et donc facilement accessible par le train.
Déjà à l’époque romaine existait ici un passage sur la rivière, où fut fondé en 1180 un village nommé Tollenz. En 1331, Tölz finit par recevoir de l’Empereur Louis de Bavière le véritable droit de commercer : par la suite, le flottage constitua la richesse de la cité. La découverte des eaux iodées les plus pures et le plus riches d’Allemagne en 1845 firent de Tölz une cité thermale renommée en Europe. En 1906, cette cité thermale fut élevée au rang de ville.
L’Isar qui descend des Alpes, divise Bad Tölz en un quartier de cure moderne, d’une part, et une vieille ville pittoresque aux maisons multicolores, d’autre part.
Notre séjour à l’hôtel Alpenhof
Pour que notre séjour se déroule sous les meilleurs auspices, le choix de l’hôtel était donc primordial, d’autant que nous voulions privilégier un hôtel mettant à notre disposition un appartement équipé tout en profitant de la demi-pension.
Après la consultation de la liste des hôtels de la station, notre choix s’est tout naturellement porté sur l’Hôtel Alpenhof, un magnifique hôtel 4*, situé dans le quartier de cure, non loin du Kurhaus.
Un choix qui s’est révélé fort judicieux, puisque le confort et les prestations de l’hôtel ont nettement dépassé nos espérances….
Nous disposions d’un bel appartement avec coin-cuisine, salle de séjour, coin salon, chambre et salle de bain. De notre terrasse, nous avions une jolie vue, particulièrement lorsque la neige a fait son apparition et a recouvert les sapins et les maisons environnantes d’un épais manteau blanc.
Tout au long de notre séjour, nous avons beaucoup profité du confort de notre appartement, décoré avec raffinement, disposant de multiples rangements, et douillet à souhait.
A l’hôtel, l’espace Wellness procure aux hôtes une détente agréable : outre la superbe piscine avec les bains bouillonnants, la cascade, et les buses de massage sous l’eau, l’hôtel dispose également d’une Whirlpool, d’une salle de fitness, de cabines de sauna.
Autant dire que je fréquentais avec beaucoup de plaisir ces installations tout au long de notre séjour !
D’ailleurs, l’exercice physique était indispensable…. En effet, le patron de la maison, qui officiait en cuisine, nous régalait de plats savoureux, et ce, pendant tout notre séjour, mais plus encore pour les repas de fête du 24 et du 31 Décembre !
Déjà au réveil, le buffet de petit déjeuner ne pouvait laisser personne insensible, tant l’offre était vaste : petits pains divers, fleurs de beurre, diverses confitures, céréales, salades de fruits, fromage blanc, fromages divers, œufs à la coque, œufs brouillés, charcuterie, et bien sûr, parce que nous étions en Bavière, les fameuses saucisses de Munich !!!!!
Effectivement, le séjour à l’Hôtel Alpenhof s’est révélé excellent à tous points de vue.
La gentillesse de la Famille Ostermann, le confort de l’hôtel en général, son emplacement dans un quartier très calme : tout contribuait à faire de nos vacances de Noël à Bad Tölz une bouffée d’oxygène bienvenue après des mois difficiles dans nos vies quotidiennes.
Notre petit Cartoon a beaucoup apprécié également ces jours à l’hôtel et s’y est très vite senti à son aise. Il n’était même pas impressionné par le gros chien de la maison, dénommé Benny. Ce dernier, le voyant d’ailleurs sans doute trop petit par rapport à lui, le dédaignait plutôt…..
Nos promenades dans la cité de Bad Tölz
Tout au long de ce séjour, même si les températures étaient assez hivernales, les promenades dans Bad Tölz ont été fréquentes.
Il faut dire que la vieille ville ne manque pas d’attraits.
A notre arrivée, le 23 décembre, dans la rue principale (la Marktstrasse), le marché de Noël (Christkindlmarkt) était encore présent, pour notre plus grand plaisir.
Les petits chalets répartis tout le long de la rue proposaient toutes sortes d’articles de Noël et bien sûr, comme il se doit, de multiples possibilités de restauration. A cette période, quoi de mieux que de déguster un beignet accompagné d’un vin chaud ?
Mais le Christkindlmarkt, aussi sympathique soit-il, ne saurait faire oublier la beauté naturelle de cette rue, si typique de Bavière par ses façades peintes.
La courbure de son tracé et la déclivité du terrain participent au charme de cette rue, bordée de façades multicolores coiffées de pignons à auvent.
Souvent truffées d’une pointe d’humour bavarois, les fresques hautes en couleurs aux motifs bibliques des gracieuses façades des hôtels bourgeois, racontent les espérances et les désirs de leurs habitants. Leur peinture en trompe-l’œil nous vient de l’époque baroque et rococo.
Bordée d’élégants magasins et de luxueuses pâtisseries, la Marktstrasse est le centre névralgique de la ville, particulièrement pendant cette période de fêtes, où touristes et habitants se croisent pour leurs achats de fin d’année !
Dans la partie supérieure de la rue, la plus belle façade abrite, outre le Musée de la Ville, la « Ratskeller », une cave typiquement bavaroise où il fait bon se restaurer dans une atmosphère conviviale !
Non loin de la Marktstrasse, une agréable promenade au bord de l’Isar invite à la détente en admirant au loin les plus hauts sommets des montagnes bavaroises. Mais il est sans doute plus agréable d’y flâner aux beaux jours, car en cette période de l’année, le froid nous glace les joues !!!!
Mais lorsqu’on sort de la vieille ville, ce qui attire le regard du visiteur, c’est cette belle église blanche qui domine la ville sur la colline toute proche. Cette église, c’est la Kalvarienbergkirche (l’Eglise du Calvaire).
On y parvient, comme son nom l’indique, par le chemin du calvaire. Tout au long de ce sentier, on construisit en 1926, 5 chapelles avec les 14 stations du Chemin de Croix. Au sommet se dresse la Sainte Eglise du Calvaire qui est constituée de trois parties, ce qui est inhabituel. On remarquera à l’intérieur les superbes fresques au plafond,sans oublier, parce que nous sommes à Noël, la jolie crèche installée sous l’autel !
Non loin de l’Eglise du Calvaire, se trouve la Chapelle de Saint Léonard. Construite en 1718, par des charpentiers de Tölz à l’occasion du vœu qu’ils avaient émis, à savoir de revenir sains et saufs de l’insurrection paysanne de la nuit de Noël. La cérémonie de l’inauguration de la chapelle eut lieu en 1722, en même temps que celle de l’Eglise du Calvaire qui est de nos jours le centre de la fête de la St Léonard du 6 novembre ; le jour marqué par le défilé d’attelages rustiques aux chevaux brillamment harnachés.
De l’autre côté de l’Isar, en franchissant le pont, commence le quartier des Thermes (Badeteil).
Le centre de ce quartier élégant abrite de nombreux hôtels de luxe, tels le « Jodquellenhof », qui a un accès direct à Alpamare, le centre de loisirs aquatiques, situé dans la Ludwigstrasse, la belle rue piétonnière qui mène au Kurhaus.
Ce Kurhaus est le symbole de la ville thermale.
Gabriel von Seidl est l’architecte qui marqua de son empreinte la construction de ce Kurhaus, s’occupant de sa réalisation aussi bien extérieure qu’intérieure. D’après ses plans, l’édifice qui s’élève au milieu du jardin des Thermes fut inauguré en 1914. Seidl n’étant plus vivant à ce moment-là, ce fut son frère Emanuel Seidl qui se chargea d’en achever la construction dans l’esprit de ce dernier.
De nos jours, le Kurhaus abrite une très belle salle de concert et un café très agréable.
A l’autre extrémité de la Ludwigstrasse, on trouve quelques jolis magasins, dont un magasin d’articles pour chiens (que Cartoon finissait par bien connaître !), et surtout le bel Office du Tourisme, situé non loin de la Franziskanerkirche.
C’est ici qu’on installa en 1618, date qui correspond au début de la Guerre de Trente Ans, le nouveau cimetière avec la petite église St Michel. On y érigea juste à côté, six ans plus tard, le Couvent des Franciscains. Ce n’est que plus de cent ans plus tard, en 1733, que l’on construisit l’église actuelle que l’on consacra en 1735. L’histoire de l’église baroque à pilastres est étroitement liée à celle du couvent. Jusqu’à la sécularisation de 1803, les pères prêchèrent de même à la « Stadtpfarrkirche ». Malheureusement, le couvent a été fermé en 2008.
Les points forts de notre séjour à Bad Tölz
Si la détente à l’hôtel et les promenades dans la station ont fait partie de nos occupations favorites pendant cette période de Noël, celle-ci n’en fut pas moins marquée par quelques temps forts.
Tout d’abord, les merveilleux programmes de Noël à la télévision bavaroise ont été un véritablement enchantement, notamment le 24 décembre au soir.
Mais le point d’orgue de notre séjour fut sans conteste le Concert des Petits Chanteurs de Bad Tölz (Tölzer Knabenchor) le 26 décembre dans la superbe salle de concert du Kurhaus.
Nous avions réservé nos places depuis le mois de juin et cela nous a permis d’être très bien placées.
En ce 26 décembre, le Tölzer Knabenchor donnait son concert traditionnel de Noëls des Alpes (Alpenländische Weihnacht). Pour l’occasion, les Petits Chanteurs étaient habillés en costume traditionnel montagnard de Bavière.
Le Tölzer Knabenchor (chœur des petits chanteurs de Tölz) a été fondé en 1956 par Gerhard Schmidt-Gaden (qui en est toujours le Chef de cœur !) à Bad Tölz, au cœur de la Haute Bavière. Le sérieux et la qualité musicale de ses interprétations en font l’un des chœurs d’enfants les plus célèbres au monde.
Près de 70% des membres du chœur viennent de Munich, le reste du haut-pays, toujours avec Bad Tölz comme centre principal.
La formation universelle des membres du chœur est basée sur la discipline acceptée volontairement par chacun ; la créativité, la spontanéité et la joie que le chant leur procure. La très vaste palette musicale du chœur met principalement l'accent sur l'oratorio baroque en distribution originale, comme le prouvent divers enregistrements remarquables dont celui des Petits concerts spirituels de Schütz (enregistrés entre 1987 et 1990) sous la direction de Gerhard Schmidt-Gaden.
Les différents groupes de solistes des petits chanteurs de Tölz se produisent dans près de 240 concerts et représentations d'opéra par an. Les enfants perçoivent une part des bénéfices.
Au cours des années passées, les petits chanteurs de Bad Tölz ont fait plusieurs tournées importantes en Chine, au Japon, aux États-Unis, en Israël, en Angleterre, en France, en Italie, en Espagne, en Hollande, en Belgique, en Pologne, en Autriche et en Suisse. De nombreux chefs d'orchestre éminents ont travaillé avec eux : Abbado, Barenboim, Bernstein, Böhm, Celibidache, Gardiner, Harnoncourt, Karajan, Leonhardt, Levine, Maazel, Metha, Muti, Ozawa, Sawallisch, Sir Georg Solti, Weil... Les solistes des petits chanteurs de Tölz se produisent dans les opéras les plus renommés et les plus grands festivals du monde entier.
(Ecoutez ici un extrait de leur concert)
Au cours de cette soirée exceptionnelle, les Petits Chanteurs, ont enthousiasmé les spectateurs venus très nombreux pour les écouter.
Nous furent nous-mêmes conquises par leur talent et cette soirée restera gravée longtemps dans nos mémoires.
Le lendemain, un autre concert de Noël à la Franziskanerkirche (celui-ci à orientation plus grégorienne et contemporaine) contribuera à continuer de satisfaire notre engouement musical.
Un autre moment important de notre séjour de Noël en Bavière a été notre excursion à Munich.
Depuis Bad Tölz, la capitale bavaroise est facilement accessible par le BOB, le train rapide qui relie les deux villes en moins d’une heure.
Arrivées à la Gare Centrale de Munich, afin de faire la visite de Munich la plus optimale possible, le plus simple pour nous était de prendre des billets auprès de la Compagnie « München Sightseeing Tour » et de partir pour un grand tour de ville en bus à impériale.
Ce circuit nous a permis de voir les principaux sites de la ville dont :
- La Pinacothèque
- L’Odeonsplatz
- La Max-Joseph-Platz avec le Théâtre National
- La Marienplatz avec le Rathaus, le Glockenspiel, la Frauenkirche, le Viktualienmarkt
- La Karlsplatz
- Le Château de Nymphenburg, où nous avons fait halte
- L’Olympia Park - (le stade olympique, la Tour BMW, le Musée BMW)
- Le quartier de Schwabing / Siegestor (non loin de l’Englischer Garten)
Certes, le circuit était complet, mais Munich est une capitale, et une simple visite en bus ne saurait suffire à nous faire tout connaître de cette ville énorme… Même un court-séjour de plusieurs jours n’y suffirait certainement pas….
Malgré tout, Munich nous apparaît, en cette fin d’année, comme une ville animée (beaucoup de touristes), élégante et riche, qui méritera tôt ou tard qu’on s’y attarde un peu plus…..
Les deux derniers jours de notre séjour bavarois se dérouleront tranquillement à Bad Tölz, à profiter de la neige, qui absente au début de notre séjour, a décidé de s’imposer généreusement pour ce début d’année 2010 !
Et quel plaisir, en effet, de pouvoir jouir de paysages enneigés, semblables à des paysages de cartes postales !
C’est sur cette note hivernale tout à fait typique de la Bavière que s’achèvera notre merveilleux séjour de Noël, espérant avoir bientôt le plaisir d’y revenir, si Dieu le veut…
Nota Bene : Si vous avez aimé ce carnet, et si vous souhaitez poursuivre la découverte, consultez notre sélection de photos en cliquant ci-contre dans la rubrique "Album-photos" (Noël en Bavière). Vous y découvrirez plus de 115 clichés relatifs à ce séjour.
15:03 Publié dans VOYAGE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.03.2010
LE LIVRE D'OR DE GERMANIA
Chers Amis lecteurs,
Dans cette rubrique, je publie les témoignages et commentaires que vous me faites parvenir.
N'hésitez pas à me faire part de vos opinions, de vos impressions, de vos commentaires : je les publierai dans cet espace !
Pour ce faire, envoyez-moi votre texte par E-mail à l'adresse suivante :
cecile.bordeau@laposte.net
D'avance merci !
Cécile
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Commentaires récents :
Juin 2010
Je viens de découvrir ce carnet de voyage consacré à Prague, il me va droit au coeur ! ( Jean-Michel Laurent)
juin 2010
Wow, sympathique article, grand merci pour ces idées, et je "plussoie" complètement cette positon ! Hum tout est dit, oui votre billet est réellement excellent, j'aime votre style d'écriture. PS : Bonne continuation et longue vie à ce blog ! (Tony)
Avril 2010
Très bon article, je ne sais que dire si ce n'est que j'ai adoré vous lire. Vous avez une très belle plume, bravo ! (Anonyme)
19/10/2006
Parcourir Germania c´est prendre un grand bol d´air frais en Allemagne, en Autriche et dans les pays du Danube. Aujourd´hui c´est l´Italie et le Haut Adige. C´est une invitation au voyage, au départ mais c´est aussi, par la lecture, un joli parcours de santé. Au terme on se sent « mieux ». Votre style est sobre mais très agréable, le ton est juste à la mesure des pays que nous traversons et des gens que vous nous faites rencontrer. Une mention pour Lakmé qui est un chien vraiment très malheureux.... Merci de votre fidélité.
Jean-Michel
17/05/2006
Bonjour!
Encore un beau carnet d'Autriche ! que je viens de parcourir pour jalonner mon futur séjour de cet été, après une trop courte visite l'an dernier. Les inondations d'aout 2005 ne nous avaient pas permis de mener à bien notre programme, dans le Tyrol-Arlberg notamment... ce n'est que partie remise.
Je ressens à chaque ligne de votre récit, le bien-être que l'on éprouve dans ce beau pays si accueillant.
"une vieille fidèle de l'Autriche", depuis les JO de 1964 !
à bientôt pour de nouvelles aventures,
Frédérique
03/05/2006
J'ai lu à nouveau avec plaisir votre carnet de voyage. C'est vraiment bien fait, et à chaque fois, cela me donne envie de m'en servir comme "guide de voyage"...
Savez-vous qu'il se dégage de vos carnets une sorte de calme bienfaisant ?
Viviane
28/02/2006
J'aime bien vos voyages surtout avec Lakmé. Moi, aussi, je ne peux pas me déplacer sans mon chien, c'est pourquoi j'ai apprécié votre site. Comment faites-vous pour connaître les endroits de visites où les chiens sont acceptés. Cette année, nous allons en allemagne de PARIS-BERLIN par DORTMUND et HANNOVRE, puis retour BERLIN-PARIS par LEIPZIG et FRANCFORT. Nous louons un camping-car, mais nous nous arrêtons que dans les terrains de camping payants. Si vous êtes allés dans ce circuit, indiquez-moi si vous avez fait un carnet de voyage.
Merci, j'aimerai le consulter.
Jocelyne
26/02/2006
Superbes photos. On sent le paysage feutré de neige.
Nous avons pris note des adresses de tous ces petits cafés
Amitiés et caresse à lakmé grande voyageuse .
Christiane
25/02/2006
Vraiment sympa et très bien fait; cela donne en plus envie de partir! et d'emmener ses animaux!
Amic@llemand à vous deux + Lakmé
Danielle
25/02/2006
C'est un plaisir de parcourir vos carnets de voyage empreints de l'atmosphère bien particulière et affectionnée des germanistes
Bravo!
Patricia
25/02/2006
J'ai apprécié tes commentaires ainsi que les photo sans oublier la musique de Mozart qui est loin de me déplaire.
Andrée
15/01/2006
Félicitations pour le site...Nos amitiés et la promesse de photos du Tyrol en février.
Une caresse à Lakmé dont nous attendons le prochain périple !
Christiane
09/01/2006
J'aime beaucoup vos récits de voyage (j'en ai lu deux, déjà). C'est joliment écrit et bien illustré. Merci !
Viviane
09/01/2006
Merci de ce récit et félicitations pour les images et les commentaires, très enrichissants et captivants.
David
08/01/2006
Vos photos font rêver comme toujours surtout quand on connaît la féerie viennoise.Nous avons apprécié la photo de lakmé, les références à Sissi ,et les photos du marché de Noël.
Nous repartons en février à l'Achensee et nous vous promettons quelques photos de karlwirt et Reith, Rattenberg.Merci de nous faire voyager,amitiés.
Christiane
08/01/2006
Très intéressant, incite vraiment au voyage, comme tous vos récits d´ailleurs...
Pourriez-vous indiquer parfois les prix (des hôtels ou des restaurants p.ex.)?
Merci encore de nous avoir fait partager vos impressions de voyage,
Ein schönes neues Jahr !
Brigitte
08/01/2006
On a envie d'y aller !
Parfois certains commentaires anecdotiques ne sont pas utiles et longs.
Jocelyne
18:50 Publié dans LIVRE D'OR | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06.12.2009
Séjour à Bad Hofgastein Eté 2009
Eté 2009
2ème partie
Séjour à Bad Hofgastein (Gasteinertal) du 18 au 31 juillet 2009
Pour écouter l'extrait musical en lisant le carnet, cliquer sur le lecteur ci-dessus.
Extrait musical : "Valse à Elisabeth" op. 71 de Johann Strauss Père
Pour agrandir les photos de ce carnet de voyage, cliquer sur chacune d'elles.
Samedi 18 juillet
Nous arrivons à l’hôtel Winkler à Bad Hofgastein, vers 14h30. Nous sommes chaleureusement reçues par Kurti, le fils de la maison, et Nicole qui nous remettent les clés de notre appartement.
La voiture stationnée dans le garage, nous pouvons tranquillement vider la voiture au sec et nous installer dans notre petit appartement, avant d’aller faire quelques petites courses.
Le soir, un copieux et savoureux dîner nous remettra de cette journée frigorifiante, et nous retrouverons de nombreux hôtes connus les années précédentes, qui seront très heureux de nous retrouver accompagnées de Cartoon, la mascotte de l’hôtel Winkler !....
... avant que nous n’allions nous coucher….!
Dimanche 19 juillet
Ce matin, à notre réveil, le soleil est de retour, mais les sommets des montagnes sont complètement enneigés : un spectacle époustouflant !
Nous prenons notre premier petit déjeuner et savourons ce premier jour de vacances dans la Gasteinertal.
Dans la matinée, nous allons faire un tour dans la station et notamment au Kurpark que Cartoon sera particulièrement heureux de retrouver !
A 10h30, c’est le concert de musique légère dans la Kursaal, un agréable moment qui se prolongera jusqu’à midi.
Nous déjeunons dans notre appartement.
Vers 15 heures, nous prenons la voiture pour Rauris, un charmant village situé dans une vallée proche de la Gasteinertal.
Nous nous promenons tranquillement dans le village et visitons l’église, avant d’aller voir la station des remontées mécaniques.
Sur la route, les vitres ouvertes, nous entendons un léger bruit qui pourrait faire penser que nous sommes à plat…. Après vérification, il s’avère que ce n’est pas le cas, mais par contre, nous avons une grosse vis dans le pneu….
Ceci nous déconcerte quelque peu et nous ne nous attardons pas, ne sachant pas si le pneu ne risque pas de se dégonfler …
Nous rentrons sur Bad Hofgastein et prenons la résolution de nous rendre dès le lendemain matin chez le garagiste, car nous sommes aujourd’hui dimanche et tout est fermé…
La soirée se termine par un excellent repas et un concert viennois dans la Kursaal !
Lundi 20 juillet
Comme prévu, nous nous rendons sitôt le petit déjeuner terminé, à la station Esso pour notre souci de pneu.
Le garagiste nous propose de nous installer la roue de secours, la réparation ne pouvant se faire que l’après-midi.
Rendez-vous est pris pour récupérer le pneu réparé en début d’après-midi.
Entre-temps, nous faisons quelques courses et je rentre ranger la voiture au garage, tandis que Maman est censé m’attendre sur la place des Thermes….
Elle se perd dans les méandres de la station, qui l’entraînent pendant plus d’une demi-heure au milieu d’hôtels et de résidences prestigieuses…
Revenue à pied près des Thermes, elle réapparaîtra 40 minutes plus tard, tandis que je me demande où elle a bien pu disparaître avec Cartoon….
Nous nous promenons ensuite dans le Kurpark avant de déjeuner dans notre appartement….
En début d’après-midi, passage à la station Esso pour finaliser « l’opération pneu » et départ pour Bad Gastein, et plus particulièrement la "Kaiser Wilhelm Promenade".
La promenade est agréable et on y marche facilement mais de nouvelles constructions en cours sur les hauteurs, gâchent un peu le calme des lieux et défigurent le paysage….
Après une petite pause photos, et une marche tranquille, nous nous arrêtons sur le chemin au Kaiserstube pour prendre un café, avant de reprendre le chemin du retour jusqu’au parking de Bad Gastein, où nous sommes stationnées.
Retour à Bad Hofgastein en fin d’après-midi.
Nous ne ressortons pas après le dîner, car nous sommes fatiguées.
Mardi 21 juillet
Ce matin, une randonnée est organisée par nos hôteliers pour leurs hôtes.
Celle-ci, bien qu’intéressante, s’avère un peu difficile pour nous qui ne sommes pas entraînées.
Nous renonçons donc à ce programme et décidons de nous rendre à titre personnel à Schlossalm à 2050 mètres d’altitude, pour une promenade certes en altitude, mais plus adaptée à notre rythme et notre condition physique.
Il fait un temps superbe et le panorama avec les sommets enneigés est exceptionnel.
Cartoon est aux anges et suit la trace de quelque gibier passé par là…. Ce qui nous obligera à le mettre en laisse, car son instinct de chasseur l’entraînerait vers des endroits où nous ne pourrions pas le récupérer…..
Nous nous promenons autour du lac d’altitude et redescendons vers midi à la Mittelstation où nous déjeunons, comme nous en avons l’habitude depuis 3 ans, de crêpes aux myrtilles au Gasthof Kitzteinalm.
Après de telles crêpes, une promenade dans les sentiers forestiers s’impose…
Cartoon, imprudent comme à son habitude, se souviendra longtemps de la pierre qu’il a voulu déplacer et sous laquelle une fourmilière était installée….Il en sera quitte pour des piqûres à la gueule et surtout à la patte….
Il passera une heure ensuite à se lécher la patte en l’air pour faire disparaître la douleur.
Vers 15 heures, nous nous reprenons le funiculaire pour Bad Hofgastein et rentrons à notre appartement pour goûter.
Nous repartons en fin d’après-midi pour une promenade dans le Kurpark et les rues commerçantes, et j’en profite pour revêtir la jolie robe longue achetée le matin avant de partir pour la montagne !
La soirée se termine par le concert, organisée pour la première fois depuis le début de notre séjour, en extérieur à l’Alpen Arena.
Mercredi 22 juillet
Le soleil brille et la chaleur est annonçée pour aujourd’hui et les prochains jours.
Nous démarrons notre journée par une promenade dans les chemins de promenade de la station, et plus particulièrement la "Wiener Allee", une agréable promenade située derrière le Kurpark et les Alpentherme et qui longe le torrent.
Nous revenons par l’avenue du "Grand Park Hotel", dans laquelle se trouvent d’élégants magasins.
Nous déjeunons dans notre appartement.
L’après-midi après une courte sieste, nous nous rendons en voiture pour l’Angertal afin de faire une jolie promenade dans les sentiers de randonnée.
Nous faisons une pause Kaffee-Kuchen au Gasthof, et nous nous régalons d’un délicieux gâteau aux abricots.
Au cours de notre promenade qui nous amènera près du chalet où nous avions bu le vin chaud lors de notre promenade en traîneau à l’hiver 2007, nous nous transformerons en orpailleurs, puisqu’il est d’usage ici de chercher de l’or dans le torrent !
Or que nous trouverons sous forme de petites particules !!!!
La chaleur est lourde et nous peinons un peu à rentrer….
La soirée se termine par un excellent repas, tandis qu’un orage éclate…
Je me rends seule au Kongresszentrum pour une conférence sur le Parc National des Hohe Tauern. Celle-ci se révèlera décevante car il y aura peu de diapositives et surtout d’interminables commentaires en dialecte autrichien, que je n’arrive pas à comprendre, malgré le fait que je parle allemand….
Jeudi 23 juillet
La température aujourd’hui devient insupportable et on prévoit même 37 degrés sous l’effet du foehn.
Nous pensons qu’il est préférable de nous promener longuement dans la matinée, pour rester au frais dans les heures chaudes de l’après-midi.
Nous nous rendons à Dorfgastein, un petit village qui décidément nous plait beaucoup, par le calme qui y règne.
Après cette visite, nous décidons d’aller nous promener dans la forêt de Bad Hofgastein, dans les sentiers qui longe le torrent, et non loin du lac de baignade.
Nous faisons une cueillette de framboises qui assureront notre dessert pour le repas de midi, pris à l’appartement.
Vers 16 heures, et bien que la chaleur soit toujours très lourde, nous nous rendons au concert dans le Kurpark, avant que Cartoon n’aille faire un peu de pêche dans le petit bassin du parc, où il s’obstine à transporter les cailloux !
Le soir, à l’hôtel,un buffet autrichien est servi en terrasse pour notre plus grand plaisir.
En soirée, les magasins resteront ouverts jusqu’à 22 heures, avec différents concerts pour tous les goûts aux quatre coins du village. Des petits stands invitent les nombreux touristes à déguster des spécialités et des digestifs divers.
Toutefois la tempête se lève et nous rentrons précipitamment terminer la soirée dans notre appartement.
vendredi 24 juillet
Nous apprendrons au réveil que beaucoup de régions d’Autriche ont été sinistrées par les orages et la grêle.
Ceci n’a heureusement pas touché notre vallée et de toutes façons, notre voiture était bien à l’abri dans son garage au rez-de-chaussée de notre appartement.
Ce matin, le beau temps est de retour avec une température plus supportable.
Nous partons après le petit déjeuner, pour le Burg Hohenwerfen, où nous arriverons vers 10 heures, suffisamment à temps pour assister à une démonstration de fauconnerie. De très beaux et très imposants rapaces évolueront dans le ciel pendant trois quarts d’heures pour le plus grand plaisir des touristes et vacanciers.
Nous déjeunons agréablement de Spätzle au fromage, dans le village de Werfen, loin des hordes « populassières », qui se sont toutes agglutinées dans la cour du château pour consommer pizzas et saucisses…..
Sur la route du retour, nous faisons halte à Goldegg, où se trouve un château et un lac de baignade.
Revenues à Bad Hofgastein, nous assistons à 16 heures au concert de l’après-midi, avant qu’un nouvel orage n’éclate…..
La soirée se termine par un bon repas et une soirée devant la télévision.
Samedi 25 juillet
Ce matin, j’ai décidé de me détendre aux Alpentherme alors que Maman se promènera dans le Kurpark avec Cartoon, en attendant qu’il soit 11 heures pour assister en direct à la télévision à l’ouverture du Festival de Salzbourg.
Après cette agréable matinée, nous déjeunons dans notre appartement.
En début d’après-midi, nous partons pour Bad Gastein, espérant pouvoir nous promener sur la "Kaiserin Elisabeth Promenade"…
Nous sommes malheureusement contraintes d’y renoncer, à cause de la pluie.
La température a nettement baissé et nous décidons d’aller boire un café à la Konditorei Dorn.
Nous y retrouvons par hasard, Lorenz, notre voisin de table à l’hôtel Winkler, qui nous convie gentiment à sa table.
Nous conversons agréablement dans un mélange d’allemand et de français en dégustant notre café et une pâtisserie.
Après ce sympathique moment, nous décidons de revenir sur Bad Hofgastein, où la météo est plus favorable.
L’après-midi se termine par une promenade au Kurpark avant qu’il ne soit l’heure de dîner.
Après le repas, Maman se rend seule à la Kursaal pour assister au « Wunschkonzert », le concert où est jouée une sélection d’œuvres souhaitées par le public quelques jours plus tôt.
Notre souhait personnel est exaucé et l’orchestre jouera la "Danse Hongroise N° 5" de Brahms.
Je n’ai malheureusement pas la chance de pouvoir écouter cette œuvre, car j’ai décidé de rester à l’appartement pour écouter l’émission « Wenn die Musi spielt », comme je le fais tous les ans.
Dimanche 26 juillet
Ce matin, c’est la « Sommerfest des Sozialdienstes » de Bad Hofgastein.
Pour l’occasion, un grand marché aux puces est organisé. Nous y faisons l’acquisition d’une biographie d’Elisabeth d’Autriche et d’une décoration murale de style Biedermeier.
A 10 heures, un grand « Frühshoppen » est organisé sur la place du Kongresszentrum et animé par la Kameradschaftskappelle de Bad Hofgastein.
Nous y passons un petit moment avant de continuer notre promenade par le Kurpark et de clôturer la matinée par le concert du dimanche matin, qui, heureusement, est aujourd’hui en plein air.
Nous déjeunons d’un délicieux "Kaiserschmarrn" sur la terrasse de l’hôtel Winkler avant de repartir tenter notre chance pour la "Kaiserin Elisabeth Promenade" à Gastein.
Celle-ci s’avère un peu décevante, si on la compare à la "Kaiser Wilhelm Promenade".
On y trouve cependant une plaque évoquant l’Impératrice et ses différents séjours dans la station thermale.
Nous poursuivons notre promenade sur Böckstein et la Wallfahrtskirche « Maria vom guten Rat » .
Là encore, une fête est organisée, avec un petit marché et une Kameradschaftskapelle !
Enfin, nous faisons un petit détour par la Kötschachtal et le célèbre hôtel « Grüner Baum », avant de rentrer sur Bad Hofgastein.
Excellent dîner et soirée télévision.
Lundi 27 juillet
La journée s’annonce particulièrement belle et jamais le ciel n’a été aussi bleu.
Nous nous promenons tranquillement dans la station, en faisant quelques courses de temps à autre, et déjeunons dans notre appartement.
Après le repas, nous décidons de nous rendre à Zell am See, car la météo est vraiment favorable.
Contrairement aux autres années, il n’y a pas beaucoup de monde…Mais les gens du Golfe Persique sont toujours bien présents et on ne peut manquer de les remarquer à cause des femmes complètement voilées, ne laissant apparaître que leurs yeux….Les Allemands font également partie des vacanciers les plus nombreux, la crise ne les ayant pas encore touchés de plein fouet….
Nous restons un moment à l’ombre à profiter des bords du lac avant d’aller faire une promenade en bateau sur le lac, pendant 45 minutes.
Le panorama est impressionnant avec les montagnes enneigées qui surplombent cette étendue d’eau parfaitement limpide. Sur les plages au bord du lac, les baigneurs sont nombreux.
Nous sommes de retour à Bad Hofgastein en fin d’après-midi car après le repas, je dois me rendre à une conférence médicale sur les cures au radon, tandis que Maman ira au concert dans le Kurpark avec Cartoon.
Mardi 28 juillet
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas… le ciel bleu a laissé sa place à un ciel gris et la pluie a fait son apparition.
Nous profitons de cette matinée peu favorable aux escapades en montagne, pour aller faire les « grands » achats des produits que nous ramenons chaque année.
Une fois n’est pas coutume, nous avons décidé de ne pas dîner ce soir à l’hôtel mais de remplacer ce repas du soir par le repas du midi.
Entre-temps, le beau temps est de retour et sur les conseils de notre hôtelier, Monsieur Winkler, nous prenons la direction de Sportgastein, où nous dit-il, une longue promenade sur le plat nous séduira.
A Böckstein, nous prenons la route à péage qui mène à Sportgastein situé à 1605 mètres d’altitude.
Arrivées sur le parking de Nassfeld, nous découvrons un cirque de montagne impressionnant et de là, nous partirons sur les sentiers, en faisant une boucle qui nous ramènera une heure et demi plus tard à notre parking.
Sur le trajet, nous rencontrons de troupeaux de vaches qui rentrent aux étables pour la traite.
Tout au long du sentier, des huttes accueillent les marcheurs qui trouveront là, le réconfort sous la forme de collations diverses.
Le ciel s’assombrit, nous terminons la promenade, les pieds mouillés, à la « Valeriehaus », où nous nous régalerons de gaufres géantes accompagnées d’un café.
La pluie commence à tomber sérieusement et nous reprenons la voiture pour descendre vers les « Heilstollen » (tunnels médicinaux) qui font la renommée thermale de la vallée de Gastein.
Nous rentrons dans l’établissement et avons la possibilité de voir les petits wagonnets qui descendent les curistes dans les galeries souterraines par paliers successifs et qui y séjournent à des températures atteignant les 41 degrés avec une hygrométrie de 100% au palier le plus profond.
Nous revenons tranquillement sur Bad Hofgastein en faisant un petit détour par Bad Gastein, pour admirer de très beaux hôtels.
Le soir à 20 heures, concert de musique sacrée pour Maman à l’église et concert viennois pour moi à la Kursaal.
De retour toutes les deux à l’appartement à 21h30, nous prenons une petite collation dans notre appartement avant d’aller nous coucher.
Mercredi 29 juillet
La journée s’annonce estivale et donc idéale pour se rendre à Fulseck à 2025 mètres d’altitude au dessus de Dorfgastein.
Nous prenons les télécabines à 10h30 pour nous rendre à la Bergstation. De là-haut, le panorama à 360 degrés sur les plus hauts sommets des Alpes Autrichiennes (dont le Grossglockner) est particulièrement exceptionnel : à couper le souffle !
Là-haut, le silence est total et on ne se lasse pas de regarder tout autour de soi, ces sommets et les chemins de randonnée que les marcheurs entraînes peuvent parcourir à leur guise.
Nous restons un long moment assises au milieu des fleurs de montagne à écouter ce silence si particulier des montagnes où la sérénité est à son maximum.
Vers midi nous prenons un petit encas au restaurant de la Bergstation, avant de redescendre en début d’après-midi un peu plus bas, en direction de la Mittelstation et plus tard à notre parking tout en bas dans la vallée.
Il fait très beau et chaud et nous décidons de poursuivre l’après-midi dans le Kurpark à l’ombre des grands arbres.
En fin d’après-midi vers 17 heures, nous nous rendons dans un endroit exquis, le "Weitmoser Schlössl", un petit château classé « monument historique » transformé en restaurant et salon de thé.
Nous succombons une nouvelle fois à la tentation et nous régalons d’un « Indianer » inoubliable, qui est la spécialité de la maison !
De retour vers 18h15 à l’appartement, nous avons un peu le temps de nous reposer et de voir nos photos sur l’ordinateur avant qu’il ne soit l’heure de dîner.
Nous terminons la soirée par une longue et agréable promenade dans le Kurpark, au cours de laquelle Cartoon a la chance de rencontrer Dolly, la petite chienne de nos hôteliers.
jeudi 30 juillet
Afin d’être conformes à notre programme fixé pour ce séjour en Autriche, et la fin des vacances approchant, nous partons vers 8h30 pour Salzbourg.
La route s’effectue sans problème et nous sommes dans la Ville de Mozart à 10 heures.
Nous stationnons au parking Mirabell pour pouvoir être au plus près des Jardins du même nom et de la Linzer Gasse, où nous avons quelques achats à effectuer.
Nous commençons notre visite par les Jardins Mirabell, somptueusement fleuris, comme toujours.
La roseraie est également superbe.
En continuant notre promenade vers la Linzer Gasse, je fais un petit arrêt chez mon sellier, où j’ai l’habitude de me faire faire des ceintures sur-mesure, disponibles en à peine quelques heures…
Nous faisons ensuite notre visite annuelle à « la Fée de la cuisine », pour quelques objets utiles introuvables en France.
Une petite minute de recueillement au cimetière où repose la mère de Mozart, et après avoir traversé le pont qui enjambe la Salzach, nous flânons dans la Getreidegasse et les rues adjacentes.
Un petit arrêt au Café Fürst s’impose pour ramener les célèbres Mozartkugeln !
Les jambes commençent à fatiguer et il est temps d’aller nous restaurer….
Nous nous rendons dans le beau Gastgarten du Sternbräu, où nous déjeunerons d’une Kassperlknödelsuppe et d’impressionnants « Salzburger Nockerl », la spécialité de Salzbourg !
En début d’après-midi, nous prenons livraison de la ceinture qui a été fabriqué entre-temps et après une dernière petite promenade aux Jardins Mirabell, nous reprenons la voiture pour revenir dans la Gasteinertal.
Sur la route, le ciel s’assombrit et l’orage gagne du terrain au fil des kilomètres.
Le trajet du retour s’effectue sans problème et nous sommes de retour à notre appartement vers 17 heures.
Vendredi 31 juillet
La dernière journée de notre séjour dans la Gasteinertal se déroule comme une traditionnelle "dernière" journée de vacances, à savoir par la préparation des bagages, le chargement de la voiture et les derniers préparatifs pour le trajet du retour vers la France.... L'heure n'est plus aux randonnées dans les montagnes....
Pourtant, nous profitons des dernières heures à Bad Hofgastein pour nous promener encore dans le Kurpark, notamment pour que Cartoon s'y amuse encore un peu, car la route sera longue pour lui le lendemain....
Un dernier dîner à l'hôtel Winkler, le règlement du séjour effectué, et déjà il est temps d'aller au lit, car demain la journée sera longue....
Samedi 1er août
Effectivement, si les premiers kilomètres s'effectuent sans problème, bientôt aux environs de Munich, les premiers ralentissements apparaissent.... Ils se succèderont et nous n'atteindrons Berne, où nous devons faire étape pour la nuit, qu'en fin d'après-midi....
Le lendemain, la deuxième partie du trajet sera tout aussi éprouvante, tant la route est longue.....
L'Autriche est déjà loin de nous....et comme toujours, nous avons le coeur gros de l'avoir quittée... D'aurant que nous le savons déjà, nous n'aurons pas l'occasion de la revoir cet hiver, ayant déjà choisi un autre but de voyage pour nos vacances de Noël : la Bavière !
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30.08.2009
Séjour dans l'Alto Adige, le Tyrol Italien
Vacances Eté 2009
1ère partie
Séjour à Dorf Tirol bei Meran (Südtirol / Alto Adige)
Juillet 2009
Pour écouter l'extrait musical en lisant le carnet, cliquer sur le lecteur ci-dessus.
Extrait musical : "Edelweiss" tiré de "Sound of Music", interprété par Angelika Kirschlager
Pour agrandir les photos de ce carnet de voyage, cliquer sur chacune d'elles.
Jeudi 9 juillet
Nous quittons Aix peu après 17h30 pour Crémone, notre étape désormais habituelle chaque été, lorsque nous nous rendons en Autriche ou dans le Tyrol italien.
La route s’effectue sans souci particulier et nous arrivons à l’hôtel IBIS comme prévu, peu avant minuit.
La nuit est courte, mais elle permet de repartir dès le lendemain matin, après le petit déjeuner…
Vendredi 10 juillet
A nouveau, la deuxième partie du trajet jusqu’à Dorf Tirol s’effectue sans problème, ni ralentissement.
Nous arrivons à notre Hôtel Weger, lieu de notre séjour, vers 11h30. Filoména nous accueille et nous nous installons dans notre chambre, calme et fraîche, avec vue sur les vergers de pommiers.
Nous ne résistons pas plus longtemps à nous rendre dans le village de Dorf Tirol, pour déjeuner au « Tiroler Adler », un sympathique Gasthof que nous fréquentons aussi régulièrement quand nous sommes dans la région.
Des plats de pâtes aussi copieuses que savoureuses sauront nous redonner des forces après ce long voyage !
Pour le reste de l’après-midi, nous ne reprenons pas la voiture, et nous profitons du jardin de l’hôtel avant d’aller nous promener à pied dans les sentiers qui bordent les vergers.
La journée s’achève par un petit bain dans la piscine de l’hôtel avant que ne sonne l’heure du dîner.
Celui-ci est très bon, mais nous sommes fatiguées et n’avons pas beaucoup d’appêtit…
Après une bonne nuit réparatrice, nous serons en forme pour aborder notre vraie première journée de vacances !
Samedi 11 juillet
Nous partons, après le petit déjeuner, par le bus pour Meran.
Comme beaucoup de touristes avisés, nous renonçons à prendre notre voiture (le prix des parkings étant exorbitant), et profitons des avantages que nous procure la carte forfaitaire de bus qui permet pendant 7 jours pour 6 Euros seulement d’aller où bon nous semble dans la région !
Nous descendons non loin du magnifique hôtel Palace qui fait face au parc dans lequel se situe la statue de Sissi, et où démarre la promenade du même nom.
La température est idéale et la promenade très agréable. Cartoon apprécie de se promener libre dans ce beau jardin.
Nous décidons ensuite de nous rendre dans le centre-ville, très animé en ce samedi matin, matin.
Nous regardons les élégantes vitrines situées sous les arcades typiques des villes de l’Italie du Nord (qu'on appelle les "portici") , et qui permettent par n’importe quel temps de se promener sans être confrontés à la pluie, au soleil, ou à la neige….
Dans un immense bazar du centre, j’achète un chapeau en paille…d’Italie, comme il se doit !
Nous flânons sur la "Passeggiata" qui longe le Kurhaus, avant de remonter prendre notre bus qui doit nous ramener sur Dorf Tirol.
A peine parti, celui-ci est contraint de s’arrêter, la porte avant ne se fermant plus….
Le chauffeur ennuyé, finit par appeler sa compagnie qui dépêchera un bus de remplacement dans le quart d’heure….
Nous en serons quitte pour changer de bus… et serons à Dorf Tirol vers midi.
Nous déjeunons à nouveau au « Tiroler Adler » de deux Kaiserschmarrn pour enfants ! En effet, nous connaissons très bien les portions dites « normales », qui s’adressent à des appêtits autrement plus importants que les nôtres….
Réconfortées par cette spécialité bien agréable, que Cartoon appréciera également, nous décidons d’aller tranquillement à pied jusqu’au Schloss Tirol.
La promenade est superbe avec de beaux points de vue sur la vallée de Meran.
Une petite pause au belvédère du château et nous revenons sur Dorf, où nous devons reprendre le bus N°223 qui est censé nous ramener non loin de notre hôtel sur la Jaufenstrasse.
Les minutes passent, les quarts d’heures aussi et toujours pas de bus 223 à l’arrêt prévu….
Nous interpellons un chauffeur d’une autre ligne qui avoue ne pas comprendre pourquoi ce bus 223 ne passe pas et qui nous conseille de nous rendre à l’Office du Tourisme pour obtenir plus de renseignements.
Les deux hôtesses de l’Office du Tourisme s’emploieront à essayer de joindre la compagnie de bus sans succès….
Les minutes passent encore et nous commençons à nous inquiéter sérieusement, d’autant qu’il n’est pas possible de songer à rejoindre notre hôtel à pied, celui-ci étant distant de plusieurs kilomètres…
On nous conseille de remonter à l’arrêt des bus, pour prendre une autre ligne qui nous rapprochera un peu mais qui ne dessert pas pour autant notre lieu de séjour.
Revenues à la station du bus, nous remarquons un minibus de la firme d’excursions Zenoburg… et le chauffeur interpellé nous signale que c’est lui qui assure la ligne 223, mais il s’appelle N°2 !!!!! Il nous a d’ailleurs déjà vu plusieurs fois attendre sans que jamais nous ne comprenions que c’était notre bus ! Mais comment peut-on laisser des touristes dans une telle ignorance puisque ni le dépliant des bus, ni l’office du tourisme ne signale cette particularité… ?
Après une heure de retard et plusieurs allées et venues, nous pouvons enfin revenir chez nous…..
L’après-midi s’achève par un bain à la piscine.
Dîner excellent.
Dimanche 12 juillet
L’hôtel n’assurant pas le repas du dimanche soir, pour cause de congé du cuisinier Charly, un petit déjeuner allongé jusqu’à 11h30 est proposé aux hôtes, avec le Sekt !
La journée peut donc bien commencer et nous partons pour une longue randonnée sur le « Tappeiner Weg » de Gratsch à Meran.
Tout au long de cette promenade fleurie, d’innombrables bancs invitent à faire des petites pauses pour profiter de magnifiques points de vue. Sont prévus également de nombreux petits abreuvoirs pour les toutous que Cartoon trouvera fort attrayants.
Nous serpentons sur ce chemin pendant une grosse partie de la matinée, jusqu’à l’heure du repas, heure à laquelle, nous arrivons au « Restaurant Saxifraga », un joli endroit où notre table située sous une grotte nous accueille pour la troisième fois.
Repas sympathique qui nous permet d’affronter le chemin en sens inverse.
De retour à notre voiture vers 15 heures, nous faisons un petit détour par le village d’Algund, un petit village propret mais sans intérêt particulier.
La marche nous ayant épuisés tous les trois, nous revenons sur Dorf Tirol pour une petite sieste réparatrice à notre hôtel.
En fin d’après-midi, nous remontons en voiture sur le village de Dorf Tirol pour un petit moment de détente au « Burglehenpark ».
Après quelques petits tours de Tyrolienne et un peu de balançoire, l’appêtit nous reprend et nous repartons vers notre restaurant favori, le « Tiroler Adler », pour une variation de 3 pâtes, servies sur un petit braséro.
C’est dimanche et nous décidons d’arroser notre repas d’une « Grappa Dolomiti ».La première gorgée nous ayant préparé la bouche, la deuxième et la troisième sont avalées sans problème !
Après un tel repas, impossible de rentrer dormir immédiatement et nous décidons d’aller faire une partie du sentier des pommiers (Apfelweg / Sentiero della mela).
La soirée s’achève ensuite tranquillement dans notre belle et vaste chambre de l’hôtel Weger.
Lundi 13 juillet
Après le petit déjeuner, nous décidons de prendre la voiture pour nous rendre aux télécabines qui mènent à Meran 2000, une station de montagne située non loin de Dorf Tirol.
Arrivées sur les lieux, nous remarquons que les prix pour se rendre à la Bergstation sont très élevés.
La Mittelstation située à 1223 mètres d’altitude, est plus abordable.
Toutefois, l’employé de la billetterie nous indique que le seul chalet accessible depuis la Mittelstation est à 20 minutes de marche en montant…alors que ce serait plat à la Bergstation...
Nous nous décidons de nous contenter, malgré tout, de la Mittelstation, espérant trouver un beau chemin pour marcher….
Grossière erreur…
A la descente de la télécabine, on nous dirige vers une porte qui sera suivie de couloirs et d’escaliers sordides, avant de déboucher sur un chemin tortueux, absolument pas aménagé, et truffé de racines et d’arbres cassés.
La marche est pour le moins difficile voire impossible…. Et sur la droite, le ravin est impressionnant….Un faux-pas serait fatal, il faut être prudent et assurer ses pas coûte que coûte….Pas facile, d’autant que des arbres abattus barrant le chemin, seront à escalader pour passer….
Nous continuons de grimper quand même, pensant toujours que le chemin va s’améliorer….
Après un quart-d’heure de marche qui nous a paru des heures, nous arrivons dans une prairie en plein soleil… et nous montons, nous montons toujours….
Au bout du chemin se trouve enfin un Gasthof.
A peine le pique-nique sorti de notre sac, nous sommes assaillies par les mouches…..
C’est décevant, et nous décidons de redescendre reprendre la télécabine….
La marche du retour est encore plus difficile qu’à la montée… et arrivées devant la Mittelstation, il est 12h30, nous réalisons que c’est la pause : aucun départ avant 13h20 !
Nous en sommes quitte pour redescendre à nouveau les escaliers, à traverser les couloirs sordides et à remonter sur le chemin jusqu’au premier banc, pour constater qu’un homme est mort à cet endroit, dans les mêmes conditions que nous venons de vivre sans doute….
A 13h20, nous redescendons illico par la télécabine, avant de reprendre la voiture pour Schenna où nous espérons nous désaltérer agréablement.
Nous avisons une jolie terrasse de café dans le centre du village où nous nous installons.
Sous le store, la chaleur est intense et il n’y aucun souffle d’air….
Nous rentrons à l’hôtel épuisées et mortes de chaleur….
Je n’aurai même plus le courage, dans l’après-midi, de me rendre à la piscine de l’hôtel….
Nous n’aurons pas d’autre courage que celui de nous rendre en fin d’après-midi, après une sieste bien méritée, au petit parc Marconi et dans la promenade d’été de Sissi à Meran.
Excellent dîner.
Mardi 14 juillet
Ce matin, le ciel est couvert, mais la lourdeur est déjà sensible…
Pas question, après une journée comme la veille, de nous fatiguer à nouveau…
Nous passons donc la matinée à Dorf Tirol, dans une partie du sentier du vin et dans le village.
Nous espérons pouvoir déjeuner à la Törggele Keller, mais elle n’ouvre qu’à midi et la chaleur lourde nous empêche d’attendre cette heure-là, d’autant qu’elle n’est accessible qu’à pied.
Nous décidons donc d’aller déjeuner sur la terrasse du "Tiroler Adler" pour repartir plus tôt à notre hôtel nous reposer, la chaleur devenant insupportable.
Malheureusement, nous n’avons pas prêté attention au fait que le bus qui dessert la Jaufenstrasse (la route sur laquelle est située notre hôtel) fait une pause entre midi et deux…. Décidément, nous devrions être plus attentives aux horaires....
Nous sommes donc contraintes de prendre un bus à destination de Meran, qui nous descendra sur la route nationale, à une distance d’environ 400 mètres de notre hôtel…
Le soleil tape fort, mais nous n’avons pas d’autre choix que de marcher sur le bas-côté pour rejoindre notre hôtel….
L’après-midi se poursuit par une sieste prolongée à l’abri des rayons du soleil et plus tard, au bord de la piscine, dans le jardin.
Le soir, c’est soirée italienne à l’hôtel avec au préalable apéritif sur la terrasse.
Les mets sont excellents mais la chaleur dans la salle de restaurant est étouffante, ce qui gâche un peu le plaisir…
Petite marche digestive après ce grand repas mais sans pour autant trouver la fraîcheur…
Mercredi 15 juillet
Ce matin, il semble que la chaleur soit moins étouffante que la veille…
Nous décidons donc de nous rendre à Meran pour une matinée shopping : l’occasion d’acheter un chapeau pour Maman et une élégante laisse télescopique pour Cartoon.
Après ces achats, nous flânons dans la "Winterpromenade" en dégustant une glace artisanale, dont les Italiens ont le secret !
La chaleur redevient vite pesante, l’air étouffant et nous remontons sur Dorf Tirol.
Notre restaurant « Tiroler Adler » a son jour de fermeture le mercredi, nous en sommes donc quittes pour monter sur Riffian, où nous découvrons sur le bord de la route, un sympathique « Imbiss » et nous dégusterons nos saucisses et notre dessert à l’intérieur d’un tonneau, sous les arbres !
Pour profiter de la climatisation de notre voiture, nous reprenons la route de la Passeiertal en direction de St Leonard.
Nous nous arrêtons au bord du torrent, non loin de la maison natale d’Andreas Hofer, le libérateur du Tyrol contre l’occupant Français, allié aux Bavarois, en 1809.
La chaleur devient au fil des heures insupportable, atteignant 37 degrés ; nous rentrons donc vers 15 heures à notre hôtel, mais la chambre, pourtant située à l’ouest, n’apporte pas la fraîcheur attendue…..
Heureusement pour moi, la piscine et le jardin offrent un peu de bien-être….
Dîner excellent mais toujours dans une torpeur étouffante….
Jeudi 16 juillet
A notre réveil, il fait déjà chaud et la journée promet encore d’être étouffante…
Nous nous décidons pourtant pour une visite de la ville de Bolzano, située à 25 kilomètres de Meran et qu’on atteint en un quart d’heure à peine par la voie rapide Mebo, qui comme son nom l’indique relie Meran à Bolzano.
Le GPS nous permet d’atteindre le centre-ville sans aucune difficulté et nous nous garons sur la Piazza Walther, face à la Cathédrale (il Duomo).
Nous visitons la cathédrale et nous promenons ensuite dans le centre-ville et plus particulièrement sous les « portici », ces passages traditionnels couverts sous lesquels se trouvent d’élégants magasins.
Nous atteignons ensuite le musée archéologique dans lequel se trouve le fameux Ötzi, l’homme sorti des glaces et découvert en 1991 dans les montagnes de l’Ötztal, de l’autre côté de la frontière.
Il fait très chaud et il est de plus en plus difficile de marcher… Heureusement, une jolie promenade (la Passeggiata Lungotalvera) au bord du fleuve nous permet de nous reposer un peu. Cartoon rencontre deux gentils teckels italiens…. Décidément, les teckels sont plus fréquents en Italie qu’en France !
Après cette sympathique visite de la ville de Bolzano, qui est une agréable ville, nous reprenons la voiture pour remonter sur Dorf Tirol où nous déjeunons.
Le « Tiroler Adler » nous régalera une fois encore de savoureuses pâtes excellemment cuisinées….
Une sieste mémorable sera la bienvenue après ce bon repas, pendant que la chaleur sévit au dehors…
Vers 16 heures, un petit plongeon dans la piscine ne sera pas désagréable non plus, suivi d’un moment détente au jardin à faire du canevas….
Ce soir, la chaleur est telle, que nous ne décidons de ne pas dîner à l’hôtel dans la salle étouffante….
Nous irons donc nous aérer à la sympathique Törgelekeller, en dégustant des Marillenknödel….
La soirée s’achève sur la terrasse de notre chambre, tandis qu’un orage monte….. pourvu qu’il apporte un peu de fraîcheur….
Vendredi 17 juillet
Après l’orage de la nuit, la température a nettement fléchi et on respire mieux… enfin !
Nous décidons de partir une dernière fois pour Meran et la promenade d’hiver de Sissi, suivie de la Gilf Promenade, un sentier fort agréable qui serpente au milieu d’une végétation luxuriante et de parterres de fleurs.
Par bien des côtés, cette promenade s’apparente à celle du "Tapeinerweg", et c’est un véritable plaisir que de se promener dans un tel sentier, si bien entretenu, où rien ne vient troubler le charme des lieux, même pas le bruit du torrent….
Cartoon peut y marcher sans laisse, à nos côtés.
Nous marchons pendant près de deux heures et n’en finissons pas de goûter le charme si particulier de cette belle région….que nous devrons pourtant quitter demain….
Vers midi et demi, nous déjeunons une dernière fois à notre « Tiroler Adler », à l’intérieur du restaurant, un nouvel orage venant d’éclater….
Après un déjeuner mémorable qui fêtera la fin de notre séjour au Südtirol, nous faisons nos adieux à nos sympathiques restaurateurs et reprenons la voiture pour Lana, un petit village situé au sud de Meran, où nous ferons une promenade digestive près du torrent….
Vers 16 heures, je prends mon dernier bain à la piscine et bientôt, il est temps de préparer les bagages….
Il sera impossible malgré tout de faire notre promenade digestive traditionnelle dans les vergers de pommiers, la pluie ayant désormais fait son apparition….
Samedi 18 juillet
Toute la nuit une tempête a sévi et le vent violent et la pluie ont perturbé notre sommeil….
A notre réveil, il pleut des cordes et il n’y a plus de lumière….
Difficile de terminer les bagages dans ces conditions.
La pluie ne veut pas cesser, bien au contraire, et je suis contrainte de charger la voiture sous la pluie battante…
Nous quittons l’hôtel à regret après le petit déjeuner, et ne pouvons même pas faire une dernière promenade dans le jardin ou les pommiers, tellement il pleut et il fait froid…
Nous prenons la route à 8h30 et ferons tout le trajet sous une pluie continue et intense….
Le trafic est assez intense, notamment dans la Pustertal, et les voitures roulent très lentement, ce qui rallongera très nettement notre temps de trajet, prévu à l’origine pour ne durer que trois heures environ…..
Etant données les conditions climatiques dignes d’une journée d’hiver, nous déciderons de nous arrêter déjeuner dans un Gasthof de Winklern pour nous réchauffer d’une bonne soupe chaude et de toasts jambon-fromage particulièrement copieux…
Nous arrivons à Mallnitz à 13h50, juste à temps pour embarquer la voiture sur "l’Autoschleuse", qui doit nous permettre de traverser le massif des Tauern et de rejoindre directement la Gasteinertal en moins de 10 minutes (par la route, il aurait fallu plus d’une heure….).
Fin de la 1ère partie.
La 2ème partie de nos vacances de l'été 2009 sera publiée ici d'ici quelques temps. Encore un peu de patience et vous saurez tout de notre séjour à Bad Hofgastein, dans le Salzburgerland, en Autriche.
Merci de votre compréhension et à bientôt !
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25.01.2009
Splendeurs hivernales de la Gasteinertal
Séjour du 24 décembre 2008 au 3 janvier 2009

Pour écouter l'extrait musical, tout en consultant le carnet, cliquer sur le bouton ci-dessus
(Extrait de la Symphonie N°41 en Ut majeur K. 551 "Jupiter" - Andante cantabile - Wolfgang Amadeus Mozart)
Comme l’année dernière, nous avons décidé de passer les fêtes de fin d’année dans cette belle région du Land de Salzbourg , connue pour son domaine skiable de qualité et aussi et surtout, pour ses installations thermales haut de gamme.
Après un voyage en train sans histoire (et sans retard) d’Aix à Strasbourg, puis de Strasbourg à Salzbourg (en train de nuit, dans notre wagon-lit), et enfin de Salzbourg à Bad Hofgastein, en taxi, nous arrivons à notre petit appartement de l’Hôtel Winkler peu avant 5 heures du matin, le 24 décembre.
Juste le temps de se reposer un peu et de s’installer confortablement, avant qu’il ne soit l’heure de se rendre au petit-déjeuner et de faire quelques courses avant la fermeture des magasins (en Autriche, les magasins ferment traditionnellement le 24 à midi jusqu’au 26 décembre inclus).
Noël à Bad Hofgastein
Peu à peu l’ambiance de Noël s’installe. A la télévision, les beaux programmes de fêtes ont commencé et nous permettent d’attendre les festivités qui commencent à 16 heures dans la station, et puis, à 18 heures à l’hôtel. Dans le village, les vitrines des magasins joliment décorées et le raffinement des illuminations enchantent les touristes venus nombreux pour fêter Noël dans cette belle vallée qu’est la Gasteinertal.
Après une petite préparation religieuse traditionnelle à l’hôtel avec lecture de l’Evangile, chants de Noël et remise de petits gâteaux à chaque convive pour accompagner le champagne, la soirée se poursuit par un succulent repas de fête. Les tables sont superbement décorées et sur chacune, un élégant menu confectionné par la Direction et représentant la Nativité nous laissera, le repas terminé, le souvenir de ce repas exceptionnel. Dans notre salle, un superbe sapin de Noël exquisément décoré de boules dorées rend l’atmosphère raffinée et chaleureuse.
Durant le repas, le Père Noël fera une apparition retentissante dans les diverses salles de restaurant de l’hôtel, agitant frénétiquement sa clochette pour annoncer son arrivée…. Une arrivée qui surprendra tellement notre petit Cartoon (habituellement si sagement couché dans son petit sac à nos pieds) que ce dernier signalera pour la première fois sa présence à l’ensemble des hôtes, avec son aboiement tonitruent due à la frayeur que lui procure cet homme à longue barbe habillé tout de rouge…
Mais peu après, le calme revenu, le festin peut à nouveau continuer, dans une ambiance feutrée où les convives dégustent les mets raffinés qui leur sont proposés avec une délectation sans équivoque.
Ce festin nous mènera jusqu’à 22 heures, heure à laquelle tout le monde se rend vers le cimetière où toutes les tombes sont illuminées de petites bougies rouges, signe qu’en particulier pour cette Nuit de Noël les défunts ne sont pas oubliés. Tout le monde se rend vers le fond du cimetière, adossé à la montagne, et dans l’obscurité, vont bientôt retentir à la trompette les célèbres notes du Chant « Stille Nacht, Heilige Nacht » (Douce Nuit, Sainte Nuit), chant qui fête en cette fin d’année 2008 ses 190 ans ! L’instant est magique…. Peu après, tout le monde se dirige vers l’Eglise, située à deux pas, pour la traditionnelle Messe de Minuit.
En ce qui nous concerne, le voyage la nuit précédente ne nous ayant pas permis de dormir beaucoup, il est temps de regagner notre petit appartement pour un repos bien mérité….
Le lendemain, à notre réveil, l’heure est venue d’ouvrir les cadeaux que le "Christkind" a déposé pour nous dans notre petit appartement…. Autrement dit, les cadeaux envoyés par nos amis de Vienne : une somptueuse « Sachertorte » et une jolie décoration de Noël (une cloche en Villeroy et Bosch) !
Comme tous les jours qui suivront, nous ferons de multiples promenades dans la station et notamment, dans le Kurpark, où, à cette époque de l’année, les pelouses et les abords du lac sont recouverts de neige, ce qui n’est pas pour déplaire à notre petit Cartoon, qui aime particulièrement courir sur ce beau tapis blanc que Dame Nature a étalé sur les pelouses qu’il affectionne aussi tellement l’été !
La température est tout à fait hivernale mais le temps sec nous permet de faire de belles balades dans les chemins de randonnée de la station dont la « Wiener Allee », entre le torrent et les « Alpentherme ».
Au fil des jours, le froid s’intensifiant, la physionomie générale des lieux évoluera quelque peu, laissant la place à des paysages hivernaux de plus en plus sublimes, notamment lorsqu’à la fin de notre séjour les arbres seront entièrement recouverts de givre : un spectacle époustouflant !
Nos sorties dans la Gasteinertal
Effectivement, les températures fortement négatives qui ont dominé pendant tout notre séjour (atteignant même les –13 degrés) ne nous ont pas empêchées de profiter pleinement des splendeurs hivernales de la Gasteinertal.
Ainsi, pouvoir se baigner en plein après-midi dans une eau chaude à plus de 34 degrés dans le bassin extérieur des « Alpentherme » tout en admirant les cimes enneigées qui entourent le village de Bad Hofgastein fait partie des plaisirs dont on ne se lasse pas quand on est en vacances dans ce petit coin de paradis…. Et de toutes façons, pour les plus frileux, les installations intérieures de ces Thermes, les plus grands et les plus modernes d’Europe, ont de quoi satisfaire les plus exigeants….
L’excursion à Bad Gastein, que l’on rejoint facilement en bus, puisque les deux stations ne sont distantes que de 8 kilomètres, fait également partie du programme pour cette fin d’année, même si nous sommes quelque peu déçues par le fait que de nombreux magasins sont fermés et que la ville semble décliner au fil du temps, ayant désormais perdu le charme qui avait fait sa renommée dans le passé. La force d’attraction de Bad Gastein reste donc la célèbre chute d’eau, située en plein cœur de la station, qui est incontestablement l’endroit le plus photographié de la région, même si le froid ambiant est assez pénétrant….
La troisième station de la Gasteinertal qu’est Dorfgastein, mérite également qu’on s’y rende et c’est ce que nous faisons par une belle journée ensoleillée. Le village proprement dit, bien qu’assez pittoresque, n’est pourtant pas très animé… C’est plutôt du côté du domaine skiable que l’animation est plus évidente…. En effet, les skieurs, très nombreux à cette période de l’année, fréquentent volontiers les pistes de Dorfgastein, peut-être plus ensoleillées que celles de Bad Hofgastein ou de Bad Gastein. Même si, personnellement, nous ne pratiquons pas le ski, nous apprécierons beaucoup cette petite excursion où nous prendrons un bon bol d’air avec Cartoon, avant d’aller nous restaurer sur une terrasse ensoleillée au pied des pistes !
L’excursion la plus inédite de notre séjour reste celle du Hochkönig, effectuée avec le petit bus de l’agence d’excursions Gassner, le 1er janvier.
Le Hochkönig (littéralement Haut Roi) est un sommet des Alpes, à 2941m, point culminant des Alpes de Berchtesgaden, et en particulier du chaînon du Hochkönigstock, en Autriche (Land de Salzbourg).
Parties à 13 heures de l’hôtel, nous faisons une première halte d’une heure à Zell am See, avant de continuer notre route vers Maria Alm, un pittoresque village de montagne , situé à 802 mètres d’altitude, connu pour son église de pèlerinage, dont le clocher haut de 83 mètres est le plus haut du Salzburgerland. Située au pied du Hochkönig et au cœur de la Steinernes Meer, Maria Alm attire, hiver comme été, de nombreux touristes et vacanciers.
(La « Steinernes Meer » (mer de pierres), la montagne qui assure la frontière entre le land allemand de la Bavière et le land autrichien de Salzbourg, est un haut plateau karstique du Nord des Alpes calcaires. Cette région est confinée au nord par le Watzmann, au nord-est par la Hagengebirge et à l’est par le Hochkönig. D’une superficie de 160 kilomètres carrés, elle est le plus grand massif des Alpes de Berchtesgaden. Les parties bavaroises de la « Steinernes Meer » appartiennent au parc national de Berchtesgaden, côté autrichien, elle fait partie de la réserve naturelle des Hautes Alpes calcaires. Son paysage est caractérisé de calcaire du Dachstein et de formations karstiques).
La région est également une région fort appréciée pour la pratique du ski. En effet, le domaine skiable du Hochkönig fait partie du réseau Ski Amadé, l’espace le plus important d’Autriche, avec 860 km de pistes et 270 remontées mécaniques !
Le circuit dans le massif du Hochkönig est ponctué par une agréable halte à 1000 mètres d’altitude au Gasthof Kronreith, pour se réchauffer avec une bonne soupe et une pâtisserie.
Nous profitons aussi du panorama, avant que nous ne redescendions vers la vallée, de nuit, par des routes escarpées, sinueuses et très fortement verglacées, appréciant au passage la parfaite maîtrise de notre chauffeur, face à ces conditions de route difficiles…
Les moments « gourmands » et « gemütlich » de notre séjour
A la montagne plus qu’ailleurs, les moments où l’on se réchauffe après une sortie dans une atmosphère hivernale (aussi belle soit-elle) sont très appréciés.
C’est une chose facile et particulièrement agréable pour celui ou celle qui séjourne à Bad Hofgastein.
Dans la station, les cafés sont nombreux et jouissent tous d’un charme particulier où la « Gemütlichkeit » est forcément au rendez-vous (si on passe sous silence le fait que malheureusement, la législation autrichienne n’a pas encore rendu ces lieux non-fumeurs….).
Nous profiterons donc de notre séjour pour fréquenter quelques-uns de ces beaux établissements, comme le Café Panorama, le Café Central (du somptueux hôtel Norica), ou le Café Platzl.
Que l’on veuille se régaler d’un café viennois, d’un thé chaud ou d’une pâtisserie, le plaisir est au rendez-vous, tant les endroits sont chaleureux….
Dehors, pour ceux que le froid ne gêne pas, les stands de vin chaud ou de punsch (sans alcool mais bien réconfortants quand même !) sont également bien présents et assez conviviaux.
Mais aussi agréables que soient les plaisirs que procurent ces établissements, ils n’égaleront jamais ceux que notre hôtel proposera à ses hôtes pendant toute la durée de leur séjour…. En effet, à l’hôtel Winkler, tout est fait pour le plaisir des hôtes. Les repas toujours excellents, laisseront plusieurs fois la place à de somptueux buffets pour un plaisir des yeux et des papilles difficilement égalable, qu’il soit question du « Buffet chasseur », du « Buffet Paysan », du « Buffet Italien » etc...
Saint Sylvestre et Jour de l’An
Si l’Avent et la période de Noël sont des moments très attendus et très fêtés en Autriche, et ce, peut-être encore plus qu’ailleurs, du fait des traditions très marquées qui sont liées ici à cette fête, la période de la Saint Sylvestre et du Jour de l’An n’en est pas moins festive, mais dans une autre mesure.
A Bad Hofgastein, l’ambiance joyeuse, qui commence à s’installer, est renforcée par l’organisation d’un concert « Open Air » dans la soirée du 30 décembre, pendant lequel le « Groupe Gastein » enflammera la foule endiablée avec des rythmes et des airs qui, à eux seuls, réussiront à déchaîner irrésistiblement les spectateurs, avides de s’agiter pour braver le froid et faire la fête… un peu avant l’heure….
Dans la journée du 31 décembre, quelques heures avant la fin de l’année, divers petits stands s’installent ça et là, pour vendre de petits articles « porte-bonheur » que les gens s’offriront mutuellement pour se souhaiter bonheur et santé pour la nouvelle année.
Dans les pays de langue allemande, en effet, on a coutume pour le Nouvel An de remettre à ses proches et ses amis de petits porte-bonheurs en bois, en plastique, en sucre ou en chocolat. Le favori est le petit cochon portant un trèfle, mais on trouve aussi des ramoneurs, des fers à cheval, des coccinelles, des pièces de monnaie etc….
A l’hôtel, au restaurant ou dans les chambres, la Famille Winkler déposera de sympathiques petits cochons endormis dans de jolies petites couettes de lits….
Le soir du 31 décembre, dans la salle du restaurant les décorations de Noël ont laissé la place à celles de la Saint Sylvestre et un nouveau menu de fête nous attend.
Celui-ci se prolonge jusqu’à près de 23 heures, juste le temps de digérer un peu avant que les douze coups de minuit ne retentissent pour annoncer la nouvelle année, avec le champagne et la découpe du petit cochon de lait par Madame Winkler, heure à laquelle peut maintenant démarrer le premier buffet de 2009 qui doit régaler les hôtes les plus courageux et les plus affamés…..et il y en a encore….
Dehors, et comme cela a été le cas toute la journée et même la veille, des pétards retentissent et des fusées surgissent un peu partout avec une intensité indescriptible ! Dans les journaux, le lendemain, il sera même dit que c’est l’Autriche qui aura le record européen de fusées pour cette Saint-Sylvestre….
Les feux d’artifice sont également nombreux que ce soient dans la montagne, les jardins ou dans les localités voisines.
Pour le plus grand plaisir des vacanciers et des touristes, la fête à Bad Hofgastein se prolongera jusqu’au 2 janvier, et se terminera en beauté par un très beau Concert du Nouvel An de la Hofmusikkapelle organisé dans la superbe salle du Kurhaus.
Toutes ces festivités terminées, il est bientôt temps de songer au retour et c’est ainsi que nous quittons Bad Hofgastein au matin du 3 janvier. L’heure est venue de reprendre le train….espérant que le voyage du retour se déroulera aussi bien qu’à l’aller….
Malheureusement, notre premier train (de 10h30) qui doit nous mener à Mannheim est fortement retardé (environ 45 minutes)…. Et ceci engendre inévitablement pour nous quelques soucis (car nous perdons ainsi toutes nos correspondances), d’autant que nous ne trouvons malheureusement personne dans les gares pour nous renseigner et nous aiguiller… Ici comme ailleurs, les machines ont depuis longtemps remplacé les personnels et il n’y a plus moyen de trouver quelque assistance….
Heureusement, mon amie allemande, tenue au courant de nos déboires par SMS, se fera un plaisir de nous aider en nous tenant au courant tout au long de notre voyage (grâce à Internet) des différentes correspondances dont nous pouvons disposer ! Son aide précieuse atténuera grandement notre stress qui, sans elle, aurait pu être difficile à gérer tant notre voyage était long et ponctué de changements étant donnée la distance nous séparant de Strasbourg, d’où nous devions reprendre le TGV le lendemain pour Aix !
Après bien des péripéties à Mannheim, puis à Offenburg (où nous avons appris que nous ne pourrions pas rejoindre Strasbourg pour cause de travaux liées à la ligne TGV Est, mais qu’il faudrait passer par Kehl et de là, rejoindre Strasbourg par bus…), nous sommes finalement arrivées à notre hôtel à Strasbourg peu avant 21 heures, bien fatiguées mais rassurées de pouvoir prendre notre TGV pour Aix le lendemain, à la première heure….
Ainsi se sont terminées de bien belles journées de fin d’année passées dans cette magnifique vallée de Gastein, dans laquelle nous espérons pouvoir revenir cet été, puisque nous formons déjà le vœu d’y revenir à nouveau pour de nouvelles vacances, après un autre séjour prévu, si tout va bien, dans le Südtirol, le Tyrol italien !
Nota Bene : si vous avez aimé ce carnet, n'oubliez pas de consulter l'album-photo qui lui est consacré en consultant la rubrique "Album-photos" ci-contre (cliquer sur l'album "Splendeurs hivernales de la Gasteinertal"). Vous y découvrirez une sélection de nos meilleures photos.
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10.08.2008
Un été dans le Salzburgerland
1ère partie

Pour écouter l'extrait musical, tout en consultant le carnet, cliquer sur le bouton ci-dessus
(Extrait musical : Poète et Paysan de Franz von Suppé)
Séjour à Bad Hofgastein du 5 au 20 juillet
Vendredi 4 juillet
Comme l’an dernier, nous prenons la route des vacances à 17h30 précises, dès la journée de travail terminée et les derniers bagages chargés dans la voiture.
Le trajet jusqu’à Crémone (en Italie) s’effectue sans problème, d’autant que cette année, le GPS nous aide bien tout le long de notre itinéraire, notamment pour le bon choix des rocades à la sortie d’autoroute de Crémone Sud, pour trouver l’hôtel Ibis où nous faisons halte pour la nuit, comme habituellement.
Arrivées à minuit 10 à l’hôtel, nous nous couchons très vite car la nuit sera courte….
Samedi 5 juillet
Après le petit déjeuner, il est temps, en effet, de reprendre la route car le trajet est encore long jusqu’à notre lieu de séjour.
Le trajet en Italie est assez éprouvant car il y a de très nombreux ralentissements…
Nous avons choisi de passer, cette année, par Bressanone, et la Pustertal afin d’atteindre la Gasteinertal plus confortablement en empruntant l’Autoschleuse qui traverse l’imposant massif des Tauern, nous évitant ainsi de nombreux kilomètres supplémentaires.
La traversée de la Pustertal est très pittoresque mais pas très rapide, pour peu qu’on soit obligé de suivre des bus ou des véhicules lents….
Mais les points de vue sont somptueux. Et déjà, on perçoit les premiers signes qui nous annoncent que l’Autriche n’est plus très loin…
Aux environs de midi, nous déjeunons dans un joli Gasthof de la Pustertal, où nous sommes agréablement reçus par le patron de la maison.
La fin du trajet est toujours assez éprouvante et malgré le fait d’avoir mis la voiture sur le train à Mallnitz pour rejoindre la Gasteinertal, nous ne parvenons sur notre lieu de séjour que vers 17 heures….
Après un déchargement des bagages laborieux étant donné notre état de fatigue extrême, et notre installation dans notre petit appartement (où nous avions déjà séjourné à Noël dernier), nous pouvons néanmoins nous régaler d’un bon repas à l’hôtel.
La soirée s’achève aussitôt après car nous n’aspirons plus qu’à une chose : être dans notre lit pour nous reposer de ces deux journées de route éreintantes…. et profiter dès demain dans les meilleurs conditions de belles journées de vacances dans cette magnifique « Gasteinertal » (Vallée de Gastein).
La large et longue vallée de Gastein constitue l’un des plus attrayants lieux de séjour d’Autriche. S’étageant sur trois communes (Dorfgastein à 830m, Bad Hofgastein à 860m et Bad Gastein à 1000m), elle s’est développée comme important centre thermal dès la fin du XVème siècle. Bénéficiant d’un environnement exceptionnel de moyenne et de haute montagne, elle offre également un superbe domaine skiable en hiver et comble les amateurs de randonnée en été.
Les vertus des eaux thermales de la région sont connues depuis fort longtemps, certains archéologues attestant que la vallée était habituée par les hommes de l’âge de la pierre, les Celtes puis les Romains.
Après un déclin provisoire au XVIIème et XVIIIème siècle, Bad Gastein se développa à nouveau au XIXème pour devenir un lieu de rencontre très en vogue à l’époque, apprécié aussi bien des personnalités politiques (l’Empereur Guillaume 1er, l’Empereur autrichien François-Joseph, Bismarck) que des artistes et des écrivains (Franz Schubert, Arthur Schopenhauer).
Station de cure impériale vieillissante au début du XXème siècle, Bad Gastein s’est transformée peu à peu en station thermale moderne.
L’eau thermale, provenant des flancs du massif du Graukogel, jaillit de 17 sources à une température pouvant atteindre 47° avec un débit quotidien de 5 millions de litres. La cure se pratique surtout dans les nombreux hôtels de la station, dont les installations sont directement reliées aux conduites d’eaux thermales. Ces eaux doivent leur vertu aux effets thérapeutiques du radon, gaz rare d’émanation radio-active.
Une autre formule de cure se pratique dans les « Heilstollen », galeries de mine abandonnées s’ouvrant au dessus de Böckstein. Les curistes, transportés par un petit train, sont déposés dans différentes étuves naturelles (37.5 à 4 ;5 degrés) dont l’atmosphère présente également une très forte teneur en radon.
Les hôtels et établissements de cure de Bad Hofgastein offrent les mêmes soins qu’à Bad Gastein, depuis l’adduction d’eau thermale réalisée en 1828.
Dimanche 6 juillet
Reposées après une nuit calme et silencieuse (ce qui nous change de notre quotidien à Aix), nous sommes d’attaque très tôt pour le petit déjeuner, après une première promenade avec Cartoon, qui est très heureux de pouvoir gambader dans les prairies et de pouvoir s’approcher de petits veaux bien sympathiques, qui habitent non loin de chez nous….
Nous nous promenons ensuite dans la station qui nous apparaît toujours aussi calme et tranquille, avec son très beau Kurpark, véritable havre de paix et de détente pour les vacanciers et les curistes.
Situé à l’endroit le plus large et le plus ensoleillé de la vallée, Bad Hofgastein offre l’image d’une station vivante, agréable et luxueuse. Bad Hofgastein est doté en particulier d’un vaste parc thermal et des fameux « Alpentherme », les plus grands d’Europe, accessibles à tous, et alimentés en eau thermale.
Après cette agréable promenade, il est déjà l’heure du premier concert de la journée ! A noter que ceux-ci se succèdent trois fois par jour dans la station, que ce soit dehors (quand le temps le permet, ou dans la Kursaal lorsqu’il pleut) : un véritable privilège que nous apprécions beaucoup d’autant qu’ils sont gratuits !
Nous déjeunons de délicieuses crêpes dans le très joli bar de l’hôtel Winkler avant d’aller faire une belle promenade au bord du torrent et près du parc.
Cartoon est toujours content de gambader dans l’herbe verte !
Retour à l’hôtel pour une petite sieste réparatrice, car la fatigue, accumulée la veille notamment, n’a pas complètement disparu…
Nous ressortons en fin d’après-midi pour une petite promenade dans la station, mais sans oser nous éloigner trop de l’hôtel car il pleut quelques gouttes de temps à autre….
Excellent dîner et soirée télé.
Lundi 7 juillet
La journée s’annonçant agréable, nous décidons de partir pour une belle promenade dans l’Angertal, un endroit que nous avions découvert cet hiver lors de notre promenade en traîneau et où nous avions projeté de revenir en été.
Nous prenons la voiture pour rejoindre le Skizentrum de l’Angertal et son grand parking couvert. Après quoi, il est temps de prendre le long chemin qui doit nous mener à la hutte où nous avions été heureuses, à Noël, de nous réchauffer d’un bon vin chaud….après l’ascension en traîneau sous une température polaire…
Aujourd’hui, le paysage est bien sûr complètement différent, et les sapins blancs ont laissé la place à de grands sapins verts majestueux…. Les cascades sont nombreuses, idéales pour Cartoon qui apprécie de se désaltérer à sa guise….
Le chemin est bordé d’immenses sapins et de temps en temps, quelques bancs invitent le randonneur à se reposer de ses efforts lors de l’ascension. Nous en profitons pour faire quelques photos et après avoir atteint notre but, nous redescendons pour nous restaurer d’un délicieux « Kaiserschmarrn » et d’une soupe reconstituante au Gasthof situé en contrebas. Dans le parc du Gasthof, un petit enclos avec 3 gros lapins attire énormément l’attention de Cartoon ! Ce dernier en est dans tous ses états, et en oublie même de boire et manger….
Nous profitons tranquillement de ce moment agréable avant de décider de retourner sur Bad Hofgastein.
De retour vers 14 heures à l’hôtel, nous nous reposons un peu dans notre petit appartement.
Comme la veille, le ciel se couvre peu à peu, et le vent se renforce. Quelques gouttes de pluie laissent présager une détérioration du temps.
Nous flânons ensuite un peu dans la station mais le vent désagréable écourte notre promenade et nous décidons de rentrer dans notre appartement pour nous préparer pour le dîner à l’hôtel.
La soirée se termine devant la télé mais toujours fatiguées, nous nous endormons peu après 21 heures….
Mardi 8 juillet
Ce matin, à notre réveil, le ciel est toujours très gris et il pleut….
Mais « pluie du matin n’arrête pas le pèlerin »….
Nous partons donc d’un pas gaillard pour une promenade dans la station et le Kurpark, après le petit déjeuner.
Dans l’après-midi, la pluie tombe par intermittence mais nous décidons de nous rendre à Bad Gastein, distante de 8km.
Bad Gastein est incontestablement l’une des plus brillantes stations thermales et l’une des plus belles stations d’hiver d’Autriche. Elle occupe un site pittoresque encadré par le Stubnerkogel à l’ouest et le Graukogel à l’est. Ses vastes hôtels, ses pensions et ses boutiques se disposent en fer à cheval sur les flancs d’un cirque boisé. Précipitée du haut du gradin abrupt, la «Gasteiner Ache » s’abat en cascade monumentale en plein centre de l’agglomération.
Là-bas, le soleil réapparaît franchement et nous entamons la « Kaiser Wilhelm Promenade », d’où nous dominons la ville et la vallée de Gastein. Les hôtels luxueux sont nombreux mais beaucoup sont désormais transformés en résidences ou en appartements ; le Grand Siècle avec ses nombreux souverains et monarques a vécu…
La Kaiser Wilhelm Promenade offre des vues éblouissantes sur le berceau inférieur de la vallée, site de l’agglomération de Bad Hofgastein.
Au bout de notre promenade, nous faisons halte sur la jolie terrasse du « Kaiser Stüberl » pour déguster un « Obstler », autrement dit un Schnaps aux fruits divers, tout en admirant la sperbe vue sur la vallée située en contrebas. C’est l’occasion de fêter le début de nos vacances !
La promenade dans Bad Gastein s’achève par une flânerie dans la rue principale bordée de luxueux magasins, avant que de retour à Bad Hofgastein, la pluie ne nous rejoigne à nouveau….
Mercredi 9 juillet
La journée débute par un beau soleil.
Après une promenade dans le Kurpark, toujours agréable en début de matinée d’autant que l’herbe est recouverte d’une jolie rosée, nous prenons ensuite la voiture pour nous rendre au Burg Klammstein à quelques kilomètres de Dorfgastein, un village lui-même distant de 8km de Bad Hofgastein. Malheureusement, des travaux de rénovation empêchent d’en faire le tour, et nous devons rebrousser chemin en haut de la difficile montée, d’autant que nous ne souhaitons pas visiter l’intérieur, n’étant pas particulièrement intéressées par les armures et autres objets de l’époque du Moyen-Age….
La matinée s’achève ensuite par une promenade à pied dans le joli village tranquille de Dorfgastein. Nous remarquons, comme c’est le cas dans les autres stations de Bad Gastein ou de Bad Hofgastein que les vacanciers sont, cette année, peu nombreux…. La hausse vertigineuse du prix de l’essence a sans doute dissuadé beaucoup d’étrangers de venir passer des vacances en Autriche….
Commune le plus en aval de la vallée, le village de Dorfgastein tire parti de sa situation au pied d’alpages ensoleillés et de belles forêts pour devenir en été, une villégiature pleine d’agréments.
Après le déjeuner dans notre appartement, nous reprenons la voiture pour Zell am See. Ici, les touristes sont plus nombreux, mais il s’agit essentiellement de ressortissants du Golfe Arabo-Persique, et par conséquent des vacanciers particulièrement argentés qui logent dans les grands hôtels de luxe, comme le Grand Hôtel.
Zell am See bénéficie d’une situation géographique remarquable, aux portes de la route du Grossglockner, et au pied des belles vallées de Kaprun et de Glemm. Son paysage associant les neiges des Hohe Tauern au sud, les roches du Steinernes Meer au nord et les alpages des Grasberge, s’épanouit grâce au miroir du Zeller See.
Ce superbe lac de 4km de long sur 1.3km de large et d’une profondeur maximale de 69 mètres est un attrait incontestable pour nombre de touristes en séjour dans la région, qui apprécient ses rives tranquilles et les promenades en bateau qui y sont proposées plusieurs fois par jour.
Nous flânons au bord du lac et dans la station avant qu’il ne soit l’heure de reprendre la route pour Bad Hofgastein.
Jeudi 10 juillet
La journée s’annonce sous les meilleurs auspices et idéale pour envisager une belle promenade en montagne.
Aussi ne perdons-nous pas de temps et sitôt le petit déjeuner, nous nous rendons de l’autre côté du village d’où l’on prend le funiculaire et ensuite le téléphérique pour monter à Schlossalm.
A 10 heures précises, le funiculaire nous embarque avec de nombreux randonneurs et nous montons jusqu’à la Bergstation à 2000 mètres d’altitude pour admirer le superbe point de vue qui s’offre à nous : sur la vallée en contrebas et les montagnes enneigées qui nous entourent. Un spectacle époustouflant ! D’ici on a un très beau tour d’horizon sur le domaine skiable dominé par le Maukarspitze et le Türchlwand. Plus au sud, on remarque le Stubnerkogel, l’Ankogelgruppe, le Graukogel et le Gamskarkogel.
Nous faisons le tour du petit lac qui se trouve là-haut et admirons les massifs d’Almrausch en pleine floraison à cette époque de l’année. Cartoon accepte de poser au milieu de ces massifs.
Puis, toujours intrépide, il décide de se désaltérer dans l’eau pure du lac, dédaignant la bouteille d’eau que nous avions amenée spécialement pour lui…
Il n’hésite pas à se pencher pour savourer pleinement la fraîcheur de cette eau mais bientôt, la tête emporte le derrière et plouf ! le teckel est à l’eau ! Heureusement, la grande laisse nous permet de le tirer immédiatement et il en ressort tout mouillé ! Ne reste plus alors qu’à le bouchonner comme on le fait pour un cheval !
Nullement traumatisé, il continue à folâtrer allègrement dans les hautes herbes, croquant même quelque lombric (ver de terre) se promenant par là….
Nous continuons à admirer le superbe panorama des hautes montagnes enneigées, en nous félicitant d’avoir choisi cette belle journée ensoleillée pour venir ici.
Redescendus à la Mittelstation, nous avons le temps de nous promener tranquillement à l’ombre des grands sapins, avant d’aller déjeuner au Gasthof Kitzsteinsalm, où nous avions déjeuné l’an dernier. L’endroit est toujours aussi idyllique, avec sa superbe terrasse ensoleillée et ses vasques de fleurs toutes plus belles les unes que les autres. Le calme qui règne ici est olympien et nous savourons pleinement le moment exceptionnel que nous vivons ici, cherchant à garder en mémoire les moindres détails de ce que nous voyons pour y repenser plus tard avec délectation lorsque les vacances ne seront plus qu’un souvenir….
Nous nous réconfortons de nos efforts de marche par deux savoureuses crêpes aux myrtilles, et d’un excellent café (servi typiquement à la manière autrichienne).
Après ce moment de plaisir, il nous est difficile de nous détacher si brusquement de tant de beauté et de sérénité, et nous décidons de nous promener encore dans les sentiers à l’ombre des grands sapins. Cartoon est lui aussi tout à fait à son aise dans tant de nature et de grandes herbes ! Tout l’intéresse et son plaisir fait le nôtre.
Vers 15h30, nous reprenons le funiculaire pour redescendre sur Bad Hofgastein. En bas, dans la vallée, la chaleur est plus intense et on frôle déjà les 30 degrés !
De retour à l’hôtel vers 16 heures, nous sommes ravies de cette belle journée passée dans les sommets et il ne reste alors plus qu’à regarder les photos de notre journée avec enchantement, et à nous reposer un peu avant qu’il ne soit l’heure vers 18h30 du « Schmankerl Buffet » servi à l’hôtel.
Buffet qui s’avèrera excellent !
La soirée s’achève dans le Kurpark, en assistant au Concert Lehar donné par l’orchestre de Bad Hofgastein.
Vendredi 11 juillet
La journée s’avère estivale et nous décidons de nous rendre dans la Kötschachtal, une belle vallée située à quelques kilomètres de Bad Gastein, connue notamment pour son hôtel-restaurant (Relais et Châteaux) « Grüner Baum ».
La chaleur est au rendez-vous… trop peut-être…. et nous cherchons l’ombre…
Nous admirons le beau paysage montagneux qui s’offre à nous avec les hauts sommets enneigés. En effet, les sommets qui dominent ici dépassent les 2000 mètres, atteignant même pour certains plus de 3000 mètres ! L’endroit est d’ailleurs même un peu oppressant, d’autant que la Kötschachtal est un cirque de montagne.
Après une belle promenade dans les sentiers sous une chaleur pesante, Cartoon apprécie de se désaltérer au « Doggy Bar » du Grüner Baum, une fontaine spécialement conçue pour les quadrupèdes randonneurs ! Une très sympathique idée !
L’après-midi, la chaleur dominant, un moment de détente aux Alpentherme semble une évidence…
Erreur d’appréciation car à l’intérieur des Thermes, la chaleur dégagée par les bains chauds et la réverbération est particulièrement intense et étouffante… Mieux vaut donc aller dehors sur la pelouse profiter de l’ombre d’un parasol et des bains froids…
De retour vers 16 heures, nous décidons d’aller nous désaltérer à l’Annencafé situé sur les hauteurs de Bad Hofgastein et d’où l’on jouit d’une superbe vue sur la vallée… mais il est fermé jusqu’au 13 juillet….
Je change donc mon fusil d’épaule et redescendues dans le village, je me régale d’une glace à la vanille, avant que l’heure du dîner ne sonne vers 19h00.
Samedi 12 juillet
La journée démarre avec une petite pluie, sans doute due à la chaleur de la veille.
Cela ne durera pas et bientôt, nous pourrons partir faire une marche près du torrent, dans la Berliner Promenade puis la Wiener Allee, deux des nombreuses promenades pédestres que compte la station de Bad Hofgastein.
Bientôt le soleil se fait de plus en plus chaud, et nous devons rebrousser chemin.
L’après-midi sera consacrée à la visite du Burg Hohenwerfen, situé à une trentaine de kilomètres de Bad Hofgastein, une forteresse du XVième siècle, juchée sur un puissant verrou rocheux, barrant la vallée de la Salzach, qui étonne par son imposante silhouette.
Cette forteresse est également connue pour ses démonstrations de fauconnerie et son exposition ayant trait à cette pratique ancestrale.
L’ascension à la forteresse se fait par un ascenseur extérieur adossé à la roche, ce qui évite une montée de marches éreintante.
A notre arrivée à 15h00 à la forteresse, il est juste l’heure de la démonstration du vol des rapaces : chouettes, faucons, aigles, aigle royal etc…. Une démonstration tout à fait exceptionnelle, et orchestrée de façon magistrale par des professionnels en costumes ! Le public, nombreux, apprécie l’étonnant travail réalisé avec ces oiseaux hors du commun, il faut bien le dire !
Un orage menace et à la fin du spectacle une pluie diluvienne s’abat sur le Burg et les visiteurs.
Nous en profitons pour visiter quelques salles d’exposition relatant l’histoire de la fauconnerie depuis l’an 1200.
La pluie cessant, nous redescendons sur Bad Hofgastein, où l’orage, qui n’était pas encore arrivé par ici, ne sera pas long à éclater….
La soirée se poursuit par un dîner extrêmement copieux à l’hôtel…et un superbe concert de musique hongroise dans la très belle salle du Kongresszentrum.
De retour à notre appartement vers 22 heures après un petit passage au Kurpark pour que Cartoon puisse se défouler (car il a assisté de manière exemplaire à toutes les manifestations de la journée, sans jamais faire entendre sa voix, qu’il a pourtant très belle !), nous nous couchons après une dégustation d’un bol de fraises !
Dimanche 13 juillet
La journée commence sous la pluie, mais nous ne nous décourageons pas et partons vers Zell am See pour une promenade en bateau sur le lac. Une première pour Cartoon, qui doit obtenir son grade de « petit mousse » !
Nous arrivons à Zell am See vers 11 heures, juste quand le bateau jette l’ancre… nous en sommes quitte pour attendre une heure sur l’esplanade en nous promenant près des massifs de fleurs… toujours très beaux dans cette station lacustre.
A midi, nous embarquons à notre tour. Nous rencontrons un couple de Français de Dijon avec leurs trois enfants, avec lesquels nous sympathisons.
Après une belle promenade en bateau, qui nous permet d’admirer les rives du lac, mais qui malheureusement n’est pas commentée en français (seul l’allemand et l’anglais sont au programme…comme souvent par ici…), nous indiquons à nos compatriotes le restaurant « Zum Metzgerwirt » dans lequel nous déjeunons habituellement à Zell am See, et dont ils seront satisfaits à leur tour.
De retour à Bad Hofgastein en fin d’après-midi, après un petit détour par Kaprun, la journée s’achève par une petite flânerie dans le vide-grenier d’un hôtel, où nous chinons un petit porte-rondelle de citron en porcelaine italienne !
La pluie s’intensifiant avant le dîner, nous renonçons à notre petite sortie digestive habituelle…
Lundi 14 juillet
La journée débute sous la pluie et celle-ci ne s’arrêtera pas de la journée…
A la télé, on ne parle que de Nicolas Sarkozy et du sommet des pays de la Méditerranée… Nous en sommes loin, ici….
Donc, nous détalons de l’hôtel sitôt le petit déjeuner avalé, pour une promenade de santé dans le Kurpark, entre deux averses.
Départ en début d’après-midi pour Bad Gastein même si la pluie est toujours intense… Nous nous engouffrons dans un grand magasin et en profitons, comme toujours, pour dépenser des Euros dans des « trucs » que nous n’avions pas prévu…
De retour à Bad Hofgastein vers 16 heures, l’humidité ambiante nous ayant sérieusement refroidies, nous allons nous réconforter d’un thé et de pâtisseries (Kardinal Schnitten) au Café Panorama.
Ce soir, à l’hôtel, notre plat autrichien préféré est au menu : le Tafelspitz !
Mardi 15 juillet
Le soleil ayant succédé à la pluie, Madame Winkler décide au moment du petit déjeuner que tous les inscrits à la randonnée prévue ce jour sont conviés, pour ceux qui marchent à 10h30, pour ceux que Kurt doit emmener dans son petit bus à 12h30, à la porte de l’hôtel. Le but de randonnée initial a été modifié pour cause de visibilité réduite qui n’aurait pas permis de voir les sommets dont le Grossglockner. C’est pourquoi, nous partons aujourd’hui pour un itinéraire un peu différent, non loin du village de Dorfgastein, mais quand même à 1198 mètres d’altitude.
Faisant partie, en ce qui nous concerne, de ceux qui ne font pas la randonnée toute entière, nous embarquons à 12h30 précises avec 3 autres dames allemandes.
Nous arrivons peu avant 13 heures à la hutte de montagne Amoseralm, où nous devons nous restaurer.
Les convives randonneurs déjà présents sur place sont attablés devant des planches de charcuterie et de fromages.
Nous sommes au départ épouvantées par les milliers de mouches collées aux tables (présence de vaches oblige !), mais Madame Winkler nous explique alors que, compte-tenu du temps frais, les mouches ne nous importuneront pas car elles restent collées.
Toutefois, celles-ci attirées par le lard et le fromage, c’est avec elles qu’il faudra partager le repas….
Dans notre soupe, certaines viendront même s’y suicider….
Pendant le repas, Madame Winkler raconte des anecdotes, puis lorsque tout le monde est réconforté, nous emmène à travers la prairie vers la yourte et nous explique qu’une personne ayant vécu en Mongolie et propriétaire du domaine, vient souvent s’y ressourcer.
Nous-même devons fermer les yeux et méditer sur le temps qui passe…
Nous retournons ensuite vers la hutte et allons à la rencontre des divers animaux qui peuplent cette ferme : veaux, vaches, petits lapins, moutons et surtout Mathilde, qu’on nous a décrit comme un « cochon à laine » ( !!!!) et que nous avons, nous seules françaises, identifié comme un sanglier…. C’est d’ailleurs une laie ! Cartoon est absolument subjugué par tous ces animaux ! C’est avec force que nous devons même le maintenir et il ne manquera même pas de sangloter, comme il sait si bien le faire, lorsqu’il faudra quitter l’endroit… et surtout les petits lapins….
La patronne de la hutte remet à Madame Winkler la miche de pain paysan confectionnée spécialement ce matin pour l’hôtel Winkler et que nous mangerons demain au petit déjeuner.
Après un café et la dégustation d’un Krapfen (sorte de beignet à la confiture), et de nombreuses photos pour immortaliser cette sortie et destinées à figurer dans le livre de randonnées de l’hôtel, nous redescendons dans la vallée toujours à bord du petit bus, tandis que les marcheurs sont conviés à redescendre, accompagnés de Madame Winkler.
Ceux-là pour beaucoup et pour se donner du courage prendront un petit verre de schnaps, qui doit rendre la descente plus rapide !
La journée n’ayant pas été, en ce qui nous concerne, très fatigante, nous pourrons sans problème assister au concert, le soir, dans la Kursaal, après le dîner !
Mercredi 16 juillet
A notre réveil, le ciel est bleu, le soleil brille généreusement : des conditions idéales pour une excursion au Grossglockner, le plus haut sommet d’Autriche qui culmine à 3798 mètres !
En inaugurant la route du Grossglockner, en 1935, l’Autriche a ouvert l’ère des grandes chaussées alpines modernes étudiées pour la circulation automobile, dont la conception se retrouve à l’Iseran, en France et au Susten en Suisse.
Le but touristique visé par les constructeurs se manifeste surtout dans le tracé des deux branchements qui viennent se greffet sur l’itinéraire principal : le premier tronçon conduit au sommet de l’Edelweiss-Spitze, le second mène à la terrasse de Franz-Josefs-Höhe, d’où l’on découvre le Grossglockner (alt3798m), point culminant des Alpes Autrichiennes, et à ses pieds, le glacier de Pasterze.
La région montagneuse autour du Grossglockner fait partie intégrante du Parc National des Hohe Tauern, où, sur un domaine de 1800km2, la flore et la faune sont particulièrement protégées.
Départ en voiture donc en direction de Fusch d’où nous nous engageons sur la Grossglockner Hochalpenstrasse, après avoir payé le péage réglementaire de 28 Euros (à noter qu’au passage du péage, l’immatriculation du véhicule et ses passagers sont pris en photos afin qu’en cas d’accident, on puisse localiser les personnes qui ne seraient pas redescendues).
Nous montons tranquillement et nous remarquons que beaucoup de gens ont eu la même idée que nous, notamment les motards, innombrables sur cette route mythique, particulièrement sinueuse (36 lacets en épingles à cheveux sur les 48 kilomètres du parcours).
Tout le long du trajet, de nombreuses aires de repos sont aménagées selon des thématiques différentes : botanique, histoire de la construction de la route, géologique, ornithologique, etc….
Des aires pour les enfants sont également aménagées afin que chacun puisse trouver la détente qui lui convient.
Nous faisons, quant à nous, un premier arrêt sur l’aire de Pifkar (1620m) d’où nous avons un superbe point de vue sur toute la chaîne du massif du Grossglockner.
2ème arrêt sur l’aire de Fuscher Törl à 2428 mètres : un mémorial érigé en l’honneur des disparus sur la route du Grossglockner.
La route redescend quelque peu…. Mais pas pour longtemps…
3ème arrêt au Fuscher See à 2262 mètres. Des plaques de neige sont présentes sur les abords du lac…
Pause pique-nique sur l’aire de Schöneck à 1953 mètres : une aire aménagée spécialement avec des bancs à l’ombre et des jeux pour enfants. Un parcours botanique permet de se familiariser avec la flore montagnarde.
Vient ensuite l’heure de nous diriger vers la grande ascension menant à « Franz Josefs Höhe », située à 2369 mètres, et d’où l’on fait face au sommet de l’Autriche, le Grossglockner.
En bas de la dernière grande montée, les voitures sont retenues sur un parking d’attente car le parking situé à Franz Josefs Höhe est saturé. Mais en Autriche, tout est prévu…
On ne laisse pas les automobilistes griller au soleil dans leurs voitures. Une navette de bus est organisée pour transporter les touristes vers la terrasse-panorama. Nous choisissons cette solution et ne le regrettons pas car vraiment, les derniers kilomètres de montée étaient particulièrement éprouvants…
A notre arrivée au pied de l’ascenseur panoramique, il reste encore quelques minutes de marche sur la promenade avant d’arriver à la terrasse, mais des points de vue aménagés permettent de voir les marmottes évoluer librement dans leur milieu naturel. En ce qui nous concerne, nous en verrons deux, pas du tout farouches.
A Franz Josefs Höhe, les motards sont légion ! De nombreux cyclistes ont eux-aussi réussi l’ascension !
D’autres touristes moins courageux sont avachis au soleil, dégustant des glaces dégoulinantes sous l’effet de la chaleur ! Quelle horreur !
Nous remarquons la détérioration du glacier par rapport à notre visite précédente d’il y a quelques années.
Après l’achat de souvenirs au magasin, nous redescendons tranquillement, essayant de revoir à nouveau les marmottes qui ont, entre-temps, disparu, au grand dam de Cartoon qui les avait bien apprécié et qui pleurait pour aller les voir….
Nous reprenons la navette et récupérons notre voiture là où nous l’avions laissé.
Nous entamons alors la descente vers Heiligenblut, petit village situé au pied du Grossglockner et célèbre pour son église de pèlerinage et son rétable de Michael Pacher.
Nous nous recueillons dans cette église car nous avons reçu, peu avant midi, un message sur notre téléphone portable, nous annonçant la disparition de notre ami et voisin, prêtre, le Père Marchand, que nous apprécions beaucoup.
Il est maintenant plus de 16 heures et il est temps de songer à reprendre la route du retour.
Nous revenons par la Carinthie et l’Autoschleuse que nous prenons à Mallnitz, comme lors de notre arrivée au début de ces vacances et cela nous permet d’être de retour peu après 18 heures, à notre appartement.
Dans la soirée, un « Dämmerschoppen » a lieu dans le village avec la « Kameradschaftskapelle ». Les chapeaux à plumes sont de sortie !
Jeudi 17 juillet
Le ciel à notre réveil n’est plus aussi bleu que la veille et des averses émailleront la journée pour rafraîchir tout le monde.
Nous allons au studio photo récupérer un sac à dos spécialement fabriqué pour nous à partir d’une photo de Cartoon prise pendant son séjour ici. Désormais, Cartoon aura son propre sac personnalisé à son effigie !
Nous faisons quelques emplettes pour le déjeuner de midi que nous prenons dans notre appartement. Au menu : tomates, omelette aux fines herbes, salade de pommes de terre, fromages divers, Himbeer-Schnitte et Schnaps ! Ne nous laissons surtout pas abattre !!!
Nous nous reposons un peu en début d’après-midi tandis que dehors la pluie tombe fort…
L’après-midi, la pluie s’intensifie. Pourtant, nous ne nous décourageons pas et partons pour St Johann im Pongau. L’occasion d’un petit shopping et d’une pause gourmande à la Bäckerei ! Il faut bien s’occuper sans pour autant faire d’excès car ce soir est prévu, à l’hôtel, le buffet de la chasse (Wildbuffet) !
La journée s’achèvera par une soirée « opérettes » dans la Kursaal !
Vendredi 18 juillet
Le ciel est toujours chargé mais les éclaircies sont prévues.
Nous décidons d’aller à Spittal an der Drau, en Carinthie voisine et empruntons, pour ce faire, l’Autoschleuse aux environs de 10h20.
A Spittal, nous avons un but bien précis : nous rendre au magasin « Tierecke », un magasin destiné aux animaux de compagnie. En effet, nous souhaitons acheter un imperméable et un manteau pour notre petit Cartoon, dont la garde-robe est devenu trop courte depuis qu’il a atteint l’âge adulte.
Après de multiples essayages auxquels Cartoon s’est prêté très patiemment, nous ne pouvons malheureusement acheter qu’un seul imperméable, les manteaux d’hiver à sa taille n’étant pas encore rentrés….
Nous flânons ensuite dans le parc du Château de Spittal et faisons une pause « Kaffee-Kuchen » à la « Conditorei Liesbacher », où nous sommes déjà allées les années précédentes et que nous apprécions beaucoup.
De retour en fin d’après midi sur Bad Hofgastein, nous faisons une jolie promenade près du torrent non loin du lac de baignade avant le dîner.
Samedi 19 juillet
Ce matin est venue l’heure de préparer les bagages car le départ est prévu pour le lendemain.
Cette lourde tâche accomplie, nous partons pour une promenade dans le Kurpark dont Cartoon ne se lasse pas, et le soleil au rendez-vous, c’est l’occasion de faire quelques photos.
Il fait beau et chaud. Nous décidons donc pour clôturer en beauté notre séjour à Bad Hofgastein, d’aller à l’Annencafé, un endroit qui nous avait été recommandé l’hiver dernier par une personne ayant fréquenté ce lieu.
Après un moment agréable passé à nous détendre sous les grands sapins, nous nous régalons sur la terrasse ensoleillée de ce sympathique café, de la spécialité de la maison : une gaufre en étoile recouverte de fraises fraîches et accompagnée d’une boule de glace à la vanille et d’une crème fouettée. Un régal pour les yeux et pour le palais !
La vue sur le village en contrebas et les montagnes est, comme toujours, époustouflante.
Après ce sympathique moment, nous redescendons dans le village pour terminer nos bagages….
Lors du dîner, une jeune serveuse stagiaire nous oubliera dans la commande de nos plats pendant un long moment, ce qui nous obligera à renoncer au dessert car nous souhaitons nous rendre au concert qui débute à 20 heures, espérant que l’orchestre jouera une des œuvres que nous avions demandé (ce soir l’orchestre joue ce qui lui a été demandé par le public), à savoir « Russalka » de Dvorak et « Berceuse » de Schubert.
Ce ne sera malheureusement pas le cas, le nombre d’œuvres demandées par le public étant sans doute trop important pour pouvoir satisfaire tout le monde…
Une dernière promenade dans le Kurpark après le concert et il est temps d’aller nous coucher, car demain, il faut songer à se lever tôt pour terminer le chargement des bagages dans la voiture….
Suite du carnet ci-dessous (voir "un été dans le Salzbugerland 2ème partie")
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Un été dans le Salzburgerland (2ème partie)
2ème partie
Vacances Eté 2008 (2ème partie)

Pour écouter l'extrait musical, tout en consultant le carnet, cliquer sur le bouton ci-dessus
(extrait musical : Poète et Paysan de Franz von Suppé)
Séjour à Grossgmain du 20 au 28 juillet
Dimanche 20 juillet
Après un dernier petit déjeuner et les adieux à nos hôteliers et connaissances de l’hôtel (que nous espérons revoir à Noël, puisque nous avons déjà réservé notre séjour de fin d’année ici), nous n’avons plus qu’à prendre la route à 9h15 pour notre deuxième lieu de séjour : Grossgmain et l’hôtel Kaiser Karl, situé directement sur la frontière germano-autrichienne, à quelques kilomètres à peine de Bad Reichenhall et donc de la Bavière.
Nous y arrivons à 10h30. Notre hôtelière nous reçoit gentiment et nous accompagne à notre appartement.
Nous sommes tout de suite séduites par le charme de celui-ci : l’ameublement à la fois coquet et cossu, le confort et la superficie qui nous laisse toutes nos aises !
Seul petit inconvénient, nous sommes au 2ème étage, et l’hôtel n’a pas d’ascenseur…. Il faut dire que la maison date de 1500…..
Nous nous installons tranquillement et décidons de prendre notre déjeuner au restaurant de l’hôtel.
Notre commande de pommes au terre au four (accompagnée de salade, filets de dinde et de crème) et de Strudel aux légumes dépasse toutes nos attentes !
Seule l’Autriche (de la région de Salzbourg) apparemment produit de telles pommes de terre, absolument géantes !
Après ce repas reconstituant, nous pouvons faire un tour dans le village de Grossgmain, pour aller, notamment, visiter l’église de pèlerinage à Marie (qui fait la célébrité du village) et son jardin.
Nous filons ensuite sur Bad Reichenhall, en faisant au préalable une petite halte dans le Kurgarten de Bayerisch Gmain, où il y a un superbe « Arbre de Mai » typiquement bavarois.
Nous continuons ensuite sur Bad Reichenhall, mais le temps de nous repérer, un orage arrive qui nous obligera à rentrer en toute hâte…. C’est partie remise….
Mieux vaut rentrer à l’hôtel pour prendre le thé sur notre balcon, tout en admirant les géraniums de nos balconnières !
Vers 19 heures, nous descendons dîner dans la salle de restaurant « non-fumeur » de notre hôtel et nous nous régalons d’un repas « à la carte » trop copieux pour nos appêtits….
Lundi 21 juillet
La journée s’annonçant apparemment sans pluie, nous décidons de nous rendre à Salzbourg, situé à peine à une quinzaine de kilomètres de notre lieu de séjour.
Nous y arrivons vers 10h30, et après nous être garées au parking « Altstadt Garage » qui a pour nous l’avantage d’être tout à fait central, nous traversons la « Getreide Gasse » où il ne nous est pas permis de nous attarder à cause de la foule…
Nous montons jusqu’à la Cathédrale et la Place de la Résidence en pleins travaux….
Après une flânerie dans les rues commerçantes, un petit détour par notre disquaire préféré (Katholnigg dans la Sigmund Haffner Gasse) et le marché, nous nous régalons de deux saucisses blanches de Munich, que nous achetons toujours à notre même stand (été comme hiver), avant d’aller déguster un bon gâteau aux fraises accompagné d’un café au célèbre Café Fürst !
Une promenade digestive s’impose : l’occasion de partir pour le Mönchsberg, d’où nous prendrons l’ascenseur pour monter et voir la vue inoubliable qu’on a là-haut de Salzbourg.
Nous nous promenons tranquillement dans les sentiers boisés jusqu’au mythique hôtel 5*, le Schloss Mönchstein, fréquenté par les grands de ce monde et surtout les Anglais, comme en témoignent les prestigieuses Rolls Royce garées sur le parking….
Redescendues dans la ville, devant l’afflux de touristes, nous décidons de ne pas nous éterniser et de revenir un autre jour, plus tôt dans la journée…
Mieux vaut partir pour des coins plus tranquilles comme par exemple Anif ! Pour nous rendre,notamment, comme chaque année sur la tombe du Chef d’orchestre Herbert von Karajan, dont on fête cette année le centenaire de sa naissance.
Nous recherchons également sa maison, située Herbert von Karajan Strasse, mais elle est difficilement repérable….
L’après-midi s’achève dans le Kurpark de Bayerisch Gmain où Cartoon se détend avec un ballon trouvé la veille mais qui ne survivra pas plus de quelques minutes à sa dentition acérée….
Mardi 22 juillet
A notre réveil, le ciel est toujours chargé et la pluie n’est jamais bien loin….
Nous partons néanmoins vers 10 heures pour Bad Reichenhall dans la Bavière voisine, la ville de cure et la ville du sel.
Installée au débouché des derniers défilés de la Saalach, Bad Reichenhall est la cité du sel. Les installations thermales reçoivent des curistes souffrant des voies respiratoires. La station s’étire sur 2km le long de l’axe que trace entre l’église St Zenon et le pont de la Saalach, l’artère appelée Ludwigstrasse, dans sa section la plus commerçante. Bad Reichenhall exploite depuis l’époque celtique, pour la production du sel domestique, les eaux salées les plus concentrées (teneur maximum 24%) et les plus abondantes d’Europe. Il s’agit ici de sources naturelles, non de saumure provenant d’un délayage de roches salifères comme à Berchtesgaden et dans les mines du Salzkammergut.
Après avoir approvisionné jusqu’en 1958 les usines d’extraction et de raffinage de Traunstein et de Rosenheim, grâce à une conduite (Soleleitung) de 79km, les eaux de Bad Reichenhall, auxquelles s’ajoutent les saumures de Berchtesgaden, sont traitées maintenant sur place dans la nouvelle saline.
Malgré les averses, nous flânons dans la rue piétonne menant au Kurgarten, bordé de beaux magasins.
Nous faisons un petit passage par le Kurgarten, malheureusement interdit aux chiens… Mais par un tel temps automnal, personne ne nous remarquera….
Vers midi, complètement frigorifiées par l’humidité ambiante, nous allons nous réconforter au magnifique Café Reber avec une crème de choux fleur et d’une part de Forêt-Noire accompagnée d’un café moka.
Nous allons ensuite vers le Rupertus-Park situé non loin des Thermes Rupertus.
Un petit détour par l’Alte Saline, pour acheter quelques spécialités de Bad Reichenhall, les sels aromatisés : sel à l’ail, sel aux herbes, sel tomate-mozzarella !
La pluie ne nous quitte pas mais nous décidons d’aller quand même à Berchtesgaden, pour terminer l’après-midi.
Le bassin de Berchtesgaden, entouré sur trois côtés par les chaînons du Watzmann, du Steinernes Meer et du Hagengebirge, forme un saillant prononcé de la frontière allemande en Autriche. Les barrières naturelles, mais surtout des raisons historiques expliquent cette particularité géographique. Les origines de Berchtesgaden sont, en effet, liées au développement d’un prieuré de chanoines augustins, devenu un pivot de la puissance bavaroise face aux trop entreprenants archevêques de Salzbourg. Sécularisés en 1803, le prieuré et ses possessions furent définitivement rattachés au royaume de Bavière en 1809. Berchtesgaden fut choisie comme villégiature par Hitler qui installa son « nid d’aigle » sur le Kehlstein.
Tête d’itinéraire sur la route allemande des Alpes et point de départ de nombreuses excursions, notamment dans le parc national, Berchtesgaden connaît en été une intense animation touristique. En fond de décor se dresse le Watzmann (2712m).
Malheureusement, là-bas, la pluie sera encore plus abondante, tombant littéralement à verse !
C’en est trop pour nous pour aujourd’hui. Nous ne nous attardons pas et rentrons sur Grossgmain pour nous sécher et profiter du confort de notre appartement !
Dîner excellent avec soirée pâtes !
Après le dîner, la pluie a cessé et nous pouvons faire une bonne promenade dans le village jusqu’au parc.
Nous apprenons ainsi que des personnalités de renom ont fréquenté la localité de Grossgmain au fil des siècles, parmi lesquelles : Alexander von Humboldt, Goethe, Wagner, Fürst Bismarck ainsi que des membres de la Cour Impériale d’Autriche comme l’Impératrice Elisabeth accompagnée de sa Dame de compagnie, l’Archiduc Ferdinand et sa famille… et plus récemment Cartoon de Ker Ki Douar !!!! Noblesse oblige….
Mercredi 23 juillet
Encore un temps épouvantable pour cette journée….
Nous partons quand même pour Bad Ischl dans le Salzkammergut (la résidence d’été de la famille impériale), espérant trouver là-bas un meilleur temps… Grossière erreur…. Il pleut encore et toujours…
Nous faisons un premier arrêt à St Gilgen au bord du Wolfgangsee, mais bientôt après une courte promenade dans la station, une averse monumentale nous oblige à remonter dans la voiture….
Nous filons ensuite, comme prévu, sur Bad Ischl, espérant y retrouver notre restaurant préféré, connu il y a plusieurs années auparavant (le Restaurant Schenner), mais déception, il n’existe plus… et il a été remplacé par un hôtel-restaurant Daisha qui ne nous tente absolument pas….
Nous déjeunons donc à la Konditorei Zauner, ce qui n’était pas prévu pour nos finances en baisse à cette période de fin de vacances…. Mais Zauner, fidèle à sa réputation, nous sert un excellent repas.
Un peu réchauffées et réconfortées par ce repas, nous pouvons tenter une petite promenade jusqu’à la Theaterhaus… mais bientôt, la pluie nous rattrape encore…
Nous souhaitions également revoir la Kaiservilla (résidence d’été de la famille impériale) et surtout son parc, mais devant les prix exhorbitants des parkings et des entrées, nous renonçons, puisque nous connaissons déjà l’endroit….
Fidèles à notre programme, nous poursuivons sur St Wolfgang… mais là encore quelle déception…. Des travaux, de la pluie et une foule de touristes dégoulinants de pluie…Une partie des magasins sont d’ailleurs fermés…. Tout cela nous laisse sur notre fin et nous ne reconnaissons plus le Salzkammergut que nous avions connu en 1999 et qui nous avait tellement enchantées… Il faut dire que les conditions atmosphériques ne sont pas de nature à favoriser les choses…. Mais tout de même, les choses ont bien changé….Le charme a disparu…. Sans doute le Salzkammergut a trop souffert de son afflux de touristes du monde entier…. Et il a perdu toute son âme….
Nous avions aussi prévu des achats bien précis depuis longtemps, mais il s’avère que l’on trouve soit des articles de basse qualité (Made in China, Made in Pakistan etc….) soit des articles de luxe inabordables….Pas de juste milieu et là encore, déception….
Nous sommes de retour vers 18 heures à notre appartement, avec encore et toujours la pluie….
Une bonne douche chaude ne sera pas de refus pour se remettre vite d’aplomb avant le repas !
Pas de promenade après celui-ci, l’humidité ambiante ne nous y incitant décidément pas…
Jeudi 24 juillet
Pour cette journée qui s’annonce sans pluie, même si le ciel doit rester gris, nous prévoyons une excursion en Bavière, au Königsee.
Ce lac allongé est dominé par les escarpements gigantesques du Watzmann à l’ouest et par les soubassements du Steinernes Meer au sud. A l’endroit où le lac se resserre, apparaît la chapelle St Bartholomä, dont la triple abside évoque trois courtes quilles imbriquées. Une escale permet d’admirer le site et de visiter les bâtiments historiques tapis sous les marronniers touffus.
Parties après un copieux petit déjeuner, nous arrivons à Schönau vers 10h30, et déjà de nombreux touristes ont investi l’immense parking….
Nous flânons tranquillement dans la rue commerçante des magasins de souvenirs, avant d’arriver à l’embarcadère des bateaux qui sillonnent le Königsee sans relâche.
Nous nous promenons dans le sentier du bord du lac. Ayant déjà navigué plusieurs fois sur le lac et devant les prix prohibitifs des parkings et des visites qui se cumulent depuis le début des vacances, nous décidons cette année de passer outre. Nous avions également prévu de monter au Jenner à 1874 mètres d’altitude mais la visibilité n’était pas assez bonne et nous sommes contraintes de renoncer également.
Nous déjeunons néanmoins dans un sympathique endroit joliment décoré et où la restauration est en self-service. Les plats proposés sont nombreux et de qualité. Ce jour précisément, le café est servi au prix de 1 euro, ce qui ne gâte rien…
Vers 13h30, l’humidité décidément persistante sur les rives de ce lac, nous décidons de nous rendre à Maria Plain, sur les hauteurs de Salzbourg.
Là-haut, effectivement, la chaleur sera plus présente. Maria Plain est une superbe basilique située au milieu des prairies, face à la ville de Salzbourg, et c’est l’endroit où fut joué pour la première fois, la Messe du Couronnement de Mozart.
La basilique, construite de 1671 à 1674, présente une façade trapue encadrée de deux tours. L’intérieur est richement décoré : autels du chœur et des chapelles latérales ornés de retables, chaire, orgue, confessionnaux, grille du chœur ont été exécutés à la fin du XVIIème siècle, dans un style baroque particulièrement exubérant.
Après un bon moment à visiter la basilique et à nous promener dans les sentiers qui la contournent, nous redescendons sur Salzbourg pour les Jardins Mirabell.
Une immense « Garden-Party » organisée par la municipalité de Salzbourg, est en train de se préparer un peu partout dans les Jardins, dont l’accès est restreint.
Nous avons heureusement la chance de pouvoir encore flâner près de la Roseraie et du grand jardin faisant face au Château Mirabell. L’occasion de quelques clichés, comme le font les innombrables visiteurs présents ici.
De retour en fin d’après-midi, à notre hôtel à Grossgmain, nous irons dîner vers 18 heures. C’est la soirée pizza à l’hôtel et le restaurant sera très vite complet… ainsi, un sympathique couple d’allemands vivant tout près de Grossgmain et venant spécialement pour les pizza, sera installé à notre table…. Ce sera l’occasion d’échanger quelques mots de français, le Monsieur ayant appris notre langue à l’école, il sera ravi de discuter un petit peu avec nous….
Vendredi 25 juillet
La journée s’annonce sans pluie et même ensoleillée. Des conditions idéales donc pour envisager une sortie à Gut Aiderbichl, la célèbre ferme autrichienne qui sauve les animaux de la boucherie, du cirque et de la barbarie des hommes.
Nous y arrivons vers 10 heures 30. De nombreux employés de la ferme s’activent à nettoyer les nombreux enclos, et à nourrir les animaux.
De nombreux chevaux sont ici, sauvés de la boucherie après de longues années au travail ou à participer aux courses. Pour beaucoup, ils étaient promis à une issue fatale monstrueuse, et grâce à cette ferme ont pu être sauvés in extremis.
Il y a également de nombreux animaux de ferme : ânes, cochons, lapins, oies, poules, coqs etc…
Egalement des renards sauvés d’accidents de la route ou de la chasse pour la fourrure….
Cartoon se régale devant tant d’animaux, et n’a vraiment peur de rien… bien au contraire ! Il en profite pour se parfumer au purin « Made in Austria », chose qui n’a pas l’air de le rebuter…. Il en sera quitte pour un premier nettoyage sur place aux lingettes et un décrassage en règle le soir à l’hôtel sous la douche !….
La température estivale de retour, nous déjeunons sur la sympathique terrasse d’un café à Seekirchen am Wallersee, d’un délicieux croque-monsieur, suivi d’un café.
L’après-midi, nous faisons le tour à pied d’un beau lac de Bavière, qui nous a été recommandé par le couple d’allemands rencontré la veille au restaurant, le Thumsee.
C’est une jolie promenade de 2,5 km très ombragée et très agréable pour les promeneurs et les chiens. Au milieu du sentier de randonnée, un beau restaurant « Seewirt » est connu pour ses spécialités de poissons.
Le soir à l’hôtel, c’est justement la « soirée poisson » ! Nous choisissons le Sandre, que nous aurons la chance de déguster dehors sur la belle terrasse ombragée de l’hôtel Kaiser Karl ! Une première depuis le début de nos vacances !
Samedi 26 juillet
Ce matin, le soleil est au rendez-vous ! Pas d’hésitation : nous partons pour Berchtesgaden et plus précisément, le Kehlsteinhaus, le « nid d’aigle » d’Hitler.
Après l’échec du putsch de 1923 et sa sortie anticipée de prison, Adolf Hitler, que des amitiés et des liens de famille attachaient à Berchtesgaden, vient faire retraite sur l’Obersalzberg. Après la prise du pouvoir, en 1934, le nouveau chancelier fait agrandir le chalet qu’il avait acquis. Le sanctuaire du « Solitaire de Berchtesgaden » est alors le théâtre de réceptions diplomatiques savamment mises en scène, comme celle du Dr Schuschnigg, chancelier d’Autriche, le 12 février 1938, et celle de Neville Chamberlain, le 15 septembre de la même année.
La plus grande partie des bâtiments fut détruite le 25 avril 1945 par une attaque aérienne américaine précédant de peu la prise de possession le 4 mai par un élément de la 2ème DB française opérant avec la 101ème division Airborne US.
En ce qui concerne le Kehlstein et pour y parvenir, on parcourt en autobus l’impressionante petite route ouverte à la mine dans l’éperon rocheux du Kehlstein (1834m). A l’arrivée, un ascenseur épargne les derniers mètres de montée. Au sommet, le Teehaus (salon de thé) surnommé le « nid d’aigle » fut offert à Hitler en cadeau pour son 50ème anniversaire par le Parti ouvrier allemand national-socialiste. Il n’y séjourna que rarement.
Le panorama se déploie sur les sommets environnants et, au-delà, de Salzbourg, sur les préalpes du Salzkammergut, butant contre le massif du Dachstein, où brillent de petits glaciers.
Nous nous rendons ainsi au-dessus de Berchtesgaden, jusqu’à l’Obersalzberg, qui est l’endroit d’où les visiteurs pour le nid d’aigle doivent impérativement utiliser un bus pour emprunter la Kehlsteinstrasse, une route de 7 km toute en lacets, qui mène à plus de 1800 mètres. Les bus montent trois par trois pendant plus de 20 minutes. A l’arrivée, les visiteurs doivent s’inscrire pour un horaire précis de retour, où trois par trois les bus redescendent de la même façon.
Nous arrivons à cet endroit à 11 heures et décidons de nous inscrire pour un retour à 13h30, ce qui nous laisse le temps largement de profiter de la vue du Nid d’aigle.
Nous empruntons ensuite un long tunnel à pied pour parvenir à l’ascenseur en or qui doit nous mener au Nid d’aigle lui-même.
Serrés comme des sardines, mais moins bien rangés, les visiteurs sont expulsés à une vitesse vertigineuse pour laisser place à ceux qui doivent redescendre… dans les mêmes conditions !
Parvenues au sommet à 1834 mètres d’altitude, nous avons la chance de jouir encore d’une vue dégagée sur les Alpes de Berchtesgaden et même jusqu’à Salzbourg !
Nous montons à pied sur le chemin caillouteux qui mène à la croix et d’où le panorama est encore plus saisissant. Nous réalisons combien Hitler avait ici l’impression de dominer le monde…
Après plusieurs photos et un petit moment passé sur un banc à admirer le panorama, nous redescendons vers le restaurant qui a désormais pris place dans le nid d’aigle mais qui défigure quand même, il faut bien le dire, un peu le paysage….
Nous nous restaurons d’un sandwich américain au jambon, au fromage et aux crudités, accompagné d’un demi-litre de bière sans alcool, et de deux tasses de café gigantesques !
Viendra bientôt l’heure de la descente par l’ascenseur et le bus qui nous ramènera à notre parking.
Au milieu de la Kehlsteinstrasse, les 3 bus de notre convoi laisseront place à 6 bus qui arrivent dans l’autre sens mais dont les visiteurs n’auront pas la chance d’avoir, comme nous, une vue dégagée sur les montagnes, les gros nuages et la brume ayant fait leur apparition….
L’avenir appartient toujours à ceux qui se lèvent tôt….
A 16 heures 30, tous les visiteurs devront avoir quitté le nid d’aigle.
Le soir à l’hôtel, une soirée « buffet » est organisée. Un buffet qui se révèlera excellent, comme tous les autres repas pris dans cet hôtel. Il faut d’ailleurs souligner que le chef Laszlo est hongrois, et ainsi, nous aurons l’occasion d’apprécier, durant notre séjour, son excellente cuisine et les spécialités de son pays !
Dimanche 27 juillet
L’heure du départ approche et déjà, il faut commencer les bagages….
C’est sur cette note un peu triste que démarre la journée…
Pourtant, ne voulant pas y sacrifier toute notre journée, nous décidons de partir pour Bad Reichenhall.
Ce sera l’occasion pour nous de prendre les eaux !
Je fais quelques pas dans le bain Kneipp du Kurpark, mais impossible de s’attarder plus de quelques secondes, tellement l’eau est gelée….Pourtant, il est recommandé de marcher à grands pas dans le bassin….comment faire ? Pour moi, c’est chose impossible, car j’ai les chevilles littéralement paralysées…
De même pour le bain de bras…. Il faut y plonger les avant-bras jusqu’aux coudes…. Mais là encore, je ne m’attarde pas….
Nous faisons ensuite quelques pas dans la « Gradierhaus », cette installation en bois, dans laquelle on inhale un air salé en déambulant. L’eau ruisselle en millions de gouttelettes sur des branches de sapins séchées et tapissées sur la paroi du mur. Cette brumisation salée est bénéfique pour la santé et les voies respiratoires.
Contraintes de renoncer à notre visite au Café Reber (fermé le dimanche midi), nous repartons pour Grossgmain.
Notre hôtelière nous a, en effet, remis deux entrées gratuites pour le « Salzburger Freilichtmuseum » de Grossgmain, le musée de plein air des fermes autrichiennes, dans lequel a lieu aujourd’hui une journée « artisanat local ».
Nous y flânons tranquillement et déjeunons sur place d’un Krapfen aux airelles accompagné d’un Radler. La chaleur est torride !
Nous rencontrons une famille d’autrichiens sympathiques amoureux de la Provence et discutons avec eux dans les deux langues.
Avant de quitter le musée, nous faisons l’acquisition d’un « Sprudler », un instrument étrange qui permet de faire mousser le lait et de réaliser de délicieux cafés crêmeux….
La fin de l’après-midi se poursuit par la continuation des bagages et une promenade dans le petit parc de Grossgmain que Cartoon affectionne toujours autant.
Dîner sous la tonnelle sur la sympathique terrasse de l’hôtel Kaiser Karl et dernière promenade, en Allemagne, dans l’autre parc adoré de Cartoon, celui de Bayerisch Gmain !
Lundi 28 juillet
Nous nous levons à 6 heures pour terminer les bagages et le chargement de la voiture.
De grosses difficultés ce matin au moment du règlement de la facture… Ma carte Visa ne passe pas et celle de Maman a été débitée deux fois…
S’en suit un ensemble de malentendus qui nous gâchent un peu notre départ et nous retardera d’une heure….
La route pour Berne s’effectue heureusement sans problème et nous parvenons à notre Etap-Hôtel de Bern Expo peu avant 17 heures. A noter que nous avons choisi de revenir par la Suisse et non par l’Italie (comme à l’aller), même si le kilométrage est un peu plus long, pour échapper à une chaleur toujours très pesante à cette période en Italie, à des aires de repos sans ombre, et des bouchons souvent inévitables…
Nous dînons d’une excellente salade composée au Novotel voisin et allons nous coucher peu après 21 heures.
Demain, le retour promet d’être difficile compte tenu de la chaleur…
Mardi 29 juillet
Notre dernière partie de trajet s’effectue sans grosse difficulté néanmoins. Nous avons choisi de rentrer par le Vercors et le Col de Lus la Croix Haute.
Beaucoup de circulation dans les deux sens (cet itinéraire Bis commence visiblement à être connu….) mais pas de ralentissement majeur….
Après un pique-nique près de Monestier-de-Clermont, nous sommes de retour à Aix vers 16h30, heure à laquelle restera la tâche la plus rude de la journée : le déchargement des bagages et la montée au 4ème étage sous une température torride, comme nous en avons désormais l’habitude tous les ans à notre retour en France…..
Ainsi s’achèvent nos vacances de l’été 2008… Vacances qui furent très belles, même si le temps a été un peu instable cette année. Nous garderons, comme toujours, un bon souvenir de toutes les belles promenades que nous avons pu faire dans cette magnifique région d’Autriche qu’est le Salzburgerland et n’avons, bien sûr, qu’une idée, pouvoir y revenir….
Nota Bene : les paragraphes en italique sont tirés du Guide Michelin Autriche ou Allemagne.
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16.05.2008
Séjour dans les Préalpes Fribourgeoises
Région de la Gruyère (Suisse) du 8 au 12 mai 2008

(Pour écouter l'extrait musical, tout en consultant le carnet, cliquer sur le bouton ci-dessus)
(La Valse des Fleurs de Tchaïkovsky)
Jeudi 8 mai
Nous quittons Aix très peu avant 6 heures du matin et empruntons notre itinéraire favori par Sisteron/le col de Lus la Croix-Haute/Grenoble/Genève pour rejoindre notre lieu de séjour en Suisse, comme nous le faisons maintenant très souvent à cette époque lorsque nous nous rendons dans ce pays ou le Sud de l’Allemagne. La circulation est fluide dans notre sens, ce qui n’est pas tout à fait le cas dans le sens contraire, beaucoup de voitures descendant dans le Sud… Compte tenu des 500 kilomètres qui nous séparent de notre lieu de séjour, dans le Pays de Fribourg, nous faisons plusieurs petites haltes sur notre trajet, notamment pour que notre petit Cartoon puisse se dégourdir les pattes et trouve le temps un peu moins long…
Nous arrivons à notre chalet-hôtel des Colombettes à Vuadens (dans le Pays de Fribourg) à l’heure du déjeuner, sous un beau soleil.
L’environnement est tout à fait bucolique puisque l’hôtel est situé en pleine nature, entouré de prairies très fleuries à cette époque de l’année. A l’horizon de très belles montagnes aux sommets enneigés offrent un point de vue sublime.
Après une brève installation à l’hôtel, le beau temps nous incitant à la promenade, nous partons pour le « Sentier des Sorcières », un joli circuit pédestre en boucle qui débute à deux pas de l’hôtel, d’une longueur de 4.5km, mais dont nous ne ferons que la moitié, tellement il fait chaud….Au détour d’une maison, nous apercevrons une sorcière chevauchant son balai et accompagné d’une araignée, la première d’une série réparties sur tout le sentier.
Après cette marche sympathique, où l’on jouit de beaux points de vue sur les montagnes, nous reprenons la voiture pour aller visiter la petite cité de Bulle, une pittoresque cité suisse. Le soir, dîner dans le carnotzet de l’hôtel, une jolie salle tout en bois dans laquelle trône une grande maquette reconstituant les Colombettes.
Vendredi 9 mai
La journée débute sous un soleil tout aussi généreux que la veille, un temps idéal pour aller visiter Gruyères, le village qui a donné son nom à la région. Un village très touristique puisqu’il accueille chaque année plusieurs milliers de touristes, qu’ils soient individuels ou en groupe. Gruyères se caractérise par le fait d’être un village perché surmonté d’un château, entouré d’un chemin de ronde, qu’il est agréable en cette saison de parcourir, d’autant qu’il offre un beau panorama sur les environs.
Après une agréable promenade dans les rues pavées de Gruyères, et notamment dans la rue principale jalonnée de nombreux restaurants où il est proposé de nombreux plats à base du fameux fromage suisse, nous reprenons la voiture pour nous rendre à Moléson, une agréable station de ski, dominé par le sommet du même nom, culminant à 2006 mètres d’altitude.
La station dispose d’un téléphérique permettant d’atteindre le sommet du Moléson, d’une piste de luge d’été et de trottinherbe dont l’ouverture pour la saison doit débuter dès demain. Après la visite de la station, l’heure est venue de se restaurer… Aussi, serons-nous bien vite tentées par un sympathique restaurant d’alpage, qui sert de nombreuses spécialités régionales à base de fromage. Notre choix ira vers un plat typique : une « soupe de chalet » au fromage ! Un déjeuner savoureux et nourrissant pour le randonneur ou le touriste fatigué par la marche…
L’après-midi se poursuit par la visite de Jaun, une petite cité germanique enclavée dans la Suisse francophone. Jaun se distingue donc par le fait qu’on y parle l’allemand et non plus le français, ce qui se confirme lorsqu’on lit les inscriptions présentes sur les façades des chalets, ou bien les différents panneaux présents dans la localité. Le caractère des chalets est aussi plus germanique que les habitations de la région de Gruyères, même si pourtant la distance entre les deux localités n’excède pas quelques kilomètres.
Le cimetière de Jaun retient l’attention des visiteurs par le fait que chaque croix est unique, puisqu’on estime ici que chacun a droit à un monument unique, la personne humaine reposant ici étant forcément unique ! Ainsi, la couturière a-t-elle un monument représentant son activité par une machine à coudre gravée dans le bois, tandis que le fermier est représenté avec ses animaux, le maréchal-ferrant à l’ouvrage avec ses outils etc.. Jaun est également une localité digne d’intérêt pour le visiteur par le fait qu’une imposante cascade se trouve en contrebas du village. Une halte tout à fait bienvenue par forte chaleur : brumisation garantie !
Sur la route du retour, nous faisons un petit arrêt dans le village de Charmey, un lieu de séjour abritant de beaux hôtels et surtout, un magnifique établissement de bains : les « Bains de la Gruyère » ! Le soir, la journée s’achève par une sympathique fondue « moitié-moitié » à l’hôtel.
Samedi 10 mai
Toujours une belle journée ensoleillée. Nous décidons d’aller visiter Fribourg. Sur le trajet, nous faisons halte sur une superbe aire d’autoroute sur laquelle il y a une exposition de représentations de vaches décorées par des artistes.
Fribourg est une jolie ville universitaire, aujourd’hui très animée, d’autant que c’est jour de marché et que le beau temps est de la partie pour le week-end. Nous visitons la cathédrale et flânons dans les rues commerçantes, réparties entre le quartier historique et la partie plus moderne de la ville.
Vite fatiguées par cette promenade en ville que Cartoon n’apprécie pas énormément, nous décidons de reprendre la route pour retourner vers des paysages de prairies ou des villages pittoresques plus reposants que les grandes villes… Nous nous rendons ainsi à Château d’Oex, une petite localité touristique, toute décorée de drapeaux pour cause de fête, où nous faisons une petite pause gourmande dans un joli petit salon de thé.
N’étant alors plus qu’à quelques kilomètres de Gstaad, située dans l’Oberland Bernois, nous décidons de poursuivre notre route, ne voulant pas manquer la visite de cette station de ski, connue pour y accueillir, chaque année, de nombreuses personnalités de renom comme la famille royale d’Angleterre par exemple. De grands hôtels et magasins de luxe témoignent du caractère mondain de la station.
A notre retour à l’hôtel avant le dîner, nous rencontrons les convives du mariage qui est organisé dans la salle de restaurant. Tous les invités sont en costume du temps de Mozart, perruques et jabots en dentelle sont au programme ! La soirée s’achève devant la télé, un programme de variétés « spécial Fête des Mères », étant retransmis à la télévision suisse.
Dimanche 11 mai
Ce dimanche étant jour de fête par le fait qu’il s’agit du dimanche de Pentecôte et du dimanche de « fête des mères », un grand repas est organisé par l’hôtel dans la Grange des Colombettes. Celui-ci débutant à 12h, il n’est donc pas possible de prévoir une excursion trop loin. Aussi décidons-nous de retourner à Moléson pour une descente en luge d’été ! La piste n’ouvre qu’à 11 heures, mais nous profitons du soleil toujours généreux.
A midi, nous sommes de retour à l’hôtel : 114 convives répartis sur de nombreuses tables plus ou moins grandes arrivent progressivement. Les tables sont joliment décorées et le repas savoureux : un moment agréable dans une belle salle ouverte sur l’extérieur, aujourd’hui, du fait du beau temps, et donnant sur le parc des biches et un superbe arbre en fleurs.
Après le repas, nous décidons de faire une promenade à pied, mais malheureusement, l’arrivée brutale d’un orage écourte celle-ci, nous obligeant à rebrousser chemin et à réintégrer notre chambre d’hôtel…. Cartoon est bien sûr déçu, mais il n’y a bientôt plus d’autre choix, les gouttes grossissant… Nous profitons de ce contretemps pour envoyer quelques e-mails depuis notre chambre, l’hôtel disposant du Wifi. Léger dîner à la table d’hôtes de l’hôtel. Nous sommes les deux seules clientes de l’hôtel ce soir et le personnel fatigué par la dernière nuit consacré au service du mariage et au banquet de midi, aspire à se reposer… Bientôt, il est temps pour nous de préparer les bagages, car l’hôtel étant fermé lundi et mardi, nous devons le quitter dès le petit déjeuner du lendemain… Nous sommes un peu tristes car nous avons beaucoup apprécié ce petit séjour favorisé par un temps exceptionnel, hormis le petit orage de l’après-midi.
Lundi 12 mai
Le soleil est complètement revenu et le ciel est bien dégagé.. Mais, comme prévu, nous quittons l’hôtel après le petit déjeuner et une dernière partie de jeu pour Cartoon dans la prairie et reprenons la route du retour.
A midi, nous faisons halte au bord du lac d’Annecy, espérant pouvoir déjeuner dans le jardin de l’Auberge du Bessard, un petit restaurant que nous affectionnons et qui sert habituellement une sympathique friture du lac… mais malheureusement, tout est complet pour cause de personnel réduit pour servir et nous sommes contraintes de chercher un autre endroit…
Nous trouvons un autre restaurant sur Annecy situé non loin du lac et nous nous régalons d’une salade des Aravis (pommes de terre et feuilles de salades recouvertes d’un reblochon chaude et de petits lardons). A 14 heures, nous quittons Annecy et rejoignons Aix par l’itinéraire emprunté au départ de notre voyage. La circulation est fluide dans notre sens, ce qui n’est pas le cas pour les touristes descendus dans le sud, quatre jours plus tôt… Pour eux, les bouchons sont au rendez-vous…
Arrivée à la maison à 19 heures.
Nota Bene : si vous avez aimé ce carnet, n'oubliez pas de consulter l'album-photo qui lui est consacré en consultant la rubrique "Album-photos" ci-contre (cliquer sur l'album "Printemps en Gruyère"). Vous y découvrirez une sélection de nos meilleures photos.
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04.01.2008
Magie de l'hiver à Bad Hofgastein (Noël 2007)

(Pour écouter l'extrait musical, tout en consultant le carnet, cliquer sur le bouton ci-dessus)
("la Promenade en traineau" de W.A. Mozart -Danse Allemande, KV 605 n°3)
Cette année, nous avons choisi pour notre séjour de Noël, une région de montagne et plus particulièrement un village situé au cœur d’un domaine skiable de renom en Autriche : Gastein, une région située à 80km de Salzbourg.
Gastein
Composée de trois stations (Bad Gastein, Bad Hofgastein et Dorfgastein), la Gasteinertal est connue non seulement pour ses pistes de ski mais aussi pour ses installations thermales haut de gamme. Bad Gastein est, en outre, une station mondaine, connue pour avoir accueilli, de nombreuses têtes couronnées d’Europe au temps de l’Autriche impériale et avant la première Guerre Mondiale, ainsi que de très nombreux écrivains et intellectuels. Elle se distingue aujourd’hui par ses grands hôtels de luxe, son casino, et ses Thermes. Au centre de la station, la célèbre chute d’eau monumentale attire de très nombreux touristes.
Bad Hofgastein, notre lieu de séjour, situé à 8km de Bad Gastein, est un village pittoresque, plus familial, mais il est, lui aussi, situé au cœur de la vallée de Gastein et dispose également de beaux hôtels 5*,4* et 3*, dont le très beau « Grand Park Hotel », le fleuron de Bad Hofgastein.
Bad Hofgastein se distingue aussi par ses « Alpentherme », les plus grands thermes d’Europe, dont les installations, ultra-modernes, sont situées face à la montagne.
Après un premier séjour à Bad Hofgastein cet été (écourté pour cause d’un évènement tragique, notre petite chienne teckel ayant été mortellement heurtée par une voiture là-bas), nous avions le souhait, malgré tout, d’y revenir, étant donné le charme de l’endroit, et le confort de l’hôtel dans lequel nous avions séjourné.
C’est ainsi que nous avons réservé très tôt notre séjour. L’hôtel étant néanmoins complet depuis longue date (les gens réservant d’une année sur l’autre), nous avons décidé de tenter l’expérience d’un séjour en appartement (dépendant de l’hôtel), assorti d’une demi-pension. Un choix qui s’avèrera, d’ailleurs, très positif et très agréable.
Cette année, et comme l’année dernière, nous avons décidé de privilégier notre confort et celui de notre petit chien Cartoon, et ainsi, nous avons choisi de voyager en train de nuit plutôt qu’en avion, ce dernier moyen de transport étant, de plus en plus, compliqué et fatiguant, compte tenu des transferts et des correspondances, des heures d’attente dans les aéroports et du manque de confort à bord des avions…
Nous avons donc pris le TGV à Aix en début d’après midi, le samedi 22 décembre, pour nous rendre à Strasbourg et de là, le train « Orient-Express » à destination de Salzbourg, dans lequel nous avions réservé un wagon-lit pour nous deux et notre petit chien.
Un voyage un peu perturbé par un retard occasionné par un arrêt inexpliqué de 2 heures en gare de Karlsruhe, mais qui finalement, nous a évité une attente de 2 heures en gare de Salzbourg au petit matin du dimanche par un froid glacial…. Descendues de l’Orient-Express en toute hâte, nous avons, en effet, réussi in extremis à prendre notre correspondance pour Bad Hofgastein, où nous sommes arrivées à 8h30.
Noël à l’hôtel Winkler
Installées dans notre petit appartement de l’hôtel Winkler tout à fait confortable, il ne restait plus qu’à se rendre à l’hôtel, situé à deux pas, pour notre premier petit déjeuner buffet, copieux à souhait.
Sur le buffet de quoi satisfaire, en effet, toutes les envies, même celles des plus affamés : jus d’orange, pains divers (Semmel, pain noir, pain blanc en tranches, pain de mie, pain suédois etc…), beurre, céréales, œufs, charcuterie, confitures en tous genres, miel etc… rien ne manque !
Bien restaurées, nous pouvons faire une première promenade dans la station. Ce matin, encore peu de vacanciers, mais au fil des heures, ceux-ci vont arriver, investissant peu à peu les hôtels, très nombreux à Bad Hofgastein.
Dès le 24 décembre, ceux-ci seront, en effet de plus en plus nombreux ; Noël en Autriche étant, en effet, apprécié pour l’authenticité qu’on y retrouve ici, un charme d’antan qui a, malheureusement disparu chez nous….
Dès la fin de l’après-midi, les gens se pressent aux abords de l’église pour la première messe de la soirée, la Messe des enfants, une jolie messe où les enfants interviennent dans les lectures et les chants, accompagnés par des cuivres. A noter que chaque messe ici, en Autriche, s’achève par le célèbre chant « Douce Nuit, Sainte Nuit » composé en Autriche par Gruber et Mohr au XIXème siècle, et qui est devenu, pour ainsi dire, le second hymne de ce pays (cf notre carnet de voyage de Noël 2006 – et l’évocation de « Douce Nuit, Sainte Nuit » à Oberndorf le 24 décembre).
Noël en Autriche, ce sont des traditions que l’on retrouve jusque dans les hôtels, comme ici, dans le nôtre, où la Famille Winkler a mis un point d’honneur à faire découvrir à ses hôtes la façon dont on célèbre cette fête dans cette région montagneuse d’Autriche. En fin d’après-midi, peu avant le dîner, les hôtes sont rassemblés pour une petite célébration dans l’hôtel : chants de Noël, lecture d’histoires liées à la fête de Noël, lecture de l’évangile et remise à chacun des hôtes d’un sachet de petits gâteaux à déguster avec un bon verre de Sekt, avant le dîner de gala.
Un dîner de 7 plats successifs, très fin, ponctué par l’apparition de musiciens locaux, entonnant des airs de Noël à la trompette. Le tout dans une magnifique salle de restaurant dans laquelle trône un sapin décoré avec un extrême raffinement… Nous sommes bien loin du caractère « clinquant » des Noëls à la française…. Tout ici n’est que raffinement et bien-être…
Tout cela rend la soirée magique… un très beau souvenir que nous ne sommes pas prêtes d’oublier…
Cartoon, est, lui aussi de la fête, nous accompagnant même aux repas, du fait qu’il reste particulièrement sage dans son petit sac à nos pieds. Un exploit pour un petit chien de six mois qui étonne un grand nombre d’hôtes dans l’hôtel, ainsi que la Famille Winkler, qui, d’ordinaire, n’accepte pas les chiens au restaurant…
Le repas terminé, le charme du Noël autrichien continue puisque à la télévision pendant toute la période des fêtes, de très belles émissions sont retransmises. Des émissions avec des décors somptueux, des chœurs d’enfants, l’évocation de traditions liées à cette belle fête, tout cela rend la veillée de Noël tout à fait inoubliable.
Le 25 décembre (de même que le 26 décembre), les messes sont également très fréquentées en Autriche et donc par conséquent dans la station.
Avant celle du matin, le soleil au rendez-vous, nous faisons une belle promenade dans le Kurpark, le beau parc de la station, dans lequel ont lieu, l’été, de beaux concerts de musique viennoise.
L’hiver, une belle patinoire attire les vacanciers, qui peuvent glisser sur la glace au son, de belles mélodies de Strauss ou d’autres musiciens.
Si le temps pendant ce séjour a été particulièrement beau (un ciel uniformément bleu) et si la neige était présente sur les montagnes (ce qui rend le site particulièrement magnifique), le froid a bien sûr été de la partie, comme il se doit à cette période de l’année au cœur des Alpes Autrichiennes.
Pas étonnant donc, que nous ayons eu l’envie de nous restaurer de plats reconstituants, à notre hôtel comme dans notre petit appartement, où nous avons dégusté un Kaiserschmarrn et un Tafelspitz, deux spécialités incontournables de la cuisine autrichienne…. et que je ne saurai manquer sous aucun prétexte !....
De même, une visite dans un café viennois s’imposait également…. Même loin de Vienne, on retrouve ici le charme indescriptible des cafés tout droit issus d’une tradition impériale qu’on souhaite ne jamais voir disparaître….Des endroits raffinés, où il fait bon s’attarder un moment, en dégustant un café ou un chocolat chaud accompagné d’une délicieuse pâtisserie, dont l’Autriche a le secret….
Et quel plaisir de pouvoir se réchauffer après une belle promenade dans un si bel endroit….
Le soir, au restaurant, un buffet des produits issus de la propre chasse de la Famille Winkler, fera le plaisir des hôtes, qui, selon leurs envies, auront eu des activités diverses tout au long de la journée : ski de piste, ski de fond (la station de Bad Hofgastein ayant de nombreux kilomètres de pistes de ski de fond), patinage, randonnée en raquettes, promenades en traineau etc…
Les Thermes et la promenade en traineau
En ce qui nous concerne, nos activités pendant ce séjour (que nous souhaitions, avant tout, un séjour de bien-être et de repos, après toute la fatigue accumulée au cours des derniers mois), se sont essentiellement orientées vers les promenades pendant les bonnes heures de la journée, les moments de détente à l’hôtel ou dans notre appartement cosy à souhait, la visite des Thermes et la promenade en traineau, point d’orgue de notre séjour.
Ainsi, l’après-midi du 25 décembre, ai-je décidé de me rendre aux Thermes de Bad Hofgastein, qui, je l’ai dit, se distinguent par le fait qu’ils sont les plus grands d’Europe.
Bien que déjà habituée à des installations de ce type en Autriche, qui sont toujours de grande qualité, j’ai été enthousiasmée par le caractère ultra-moderne des Thermes de Bad Hofgastein. De nombreux bassins intérieurs ou extérieurs (dont un intérieur réservé aux familles avec enfants), des salles de repos spacieuses et de toute beauté, un espace réservé exclusivement à la clientèle féminine, un restaurant, des salles de gymnastiques : tout ici concourt au bien-être du visiteur.
Equipé d’un bracelet électronique, le visiteur a accès à de nombreuses fonctionnalités au sein de l’établissement, sans avoir à recourir à l’utilisation de son porte-monnaie, durant tout le temps de son séjour dans les thermes. Ainsi, il n’a pas à se préoccuper de monnaie pour la consigne de l’armoire dans laquelle il range ses vêtements de ville, pas plus qu’il n’aura à régler de consommation au bar ou au restaurant, par exemple. Ces dépenses éventuelles sont en effet imputées sur le bracelet électronique, dépenses qui seront réglées à la sortie de l’établissement lors de la restitution du bracelet.
Evoluant dans des eaux d’une température supérieure à 35°, le visiteur peut se détendre dans un environnement de qualité, d’une extrême propreté, tout en se régalant d’une vue imprenable sur les montagnes enneigées !
Quant à moi, j’apprécie de pouvoir, même par une température extérieure assez basse, passer des bassins intérieurs à ceux de dehors, et de pouvoir nager en toute liberté, la tête hors de l’eau en regardant les cimes couvertes de neige… Quel plaisir ensuite de pouvoir se reposer dans les transats des salles de repos panoramiques....
L’espace réservé à la clientèle féminine est un espace de calme et de sérénité où, après le bain, il est possible de se relaxer en toute quiétude, loin du bruit et de l’effervescence qui pourrait régner ailleurs. Un samovar est à la disposition des dames qui veulent se détendre en dégustant un thé chaud, avant d’aller, selon leur envie, se refaire une beauté dans la salle de coiffure et de maquillage, créée à leur intention.
L’autre moment fort de notre séjour a été la promenade en traineau dans l’Angertal, une vallée située sur les hauteurs de Bad Hofgastein.
Parties de notre hôtel en taxi vers 15 heures , notre traineau nous attendait à 16 heures à la porte du Gasthof Lackenbauer pour une promenade d’une heure et demi dans la montagne par une température tout à fait hivernale….
Montées à bord du traineau, nous apprécions immédiatement le fait de nous protéger les jambes du froid, sous deux épaisses couvertures et deux peaux de bêtes…de même que notre petit Cartoon qui n’a lui que la tête qui dépasse au départ mais qui après quelques minutes, se camouflera au dessous….
L’ascension est lente au milieu de sapins superbement enneigés. Les chevaux peinent un peu. L’impression est un peu magique. Nous nous sentons comme transportées dans une époque lointaine, qui rappelle certains films que personne n’a oublié…
Après 45 minutes d’ascension, le traineau s’arrête, près d’une hutte en pleine montagne. Le cocher ouvre alors le petit coffre situé à l’arrière du traineau pour sortir des tasses et deux récipients brûlants… Un vin chaud nous est alors proposé à l’intérieur de la hutte, tandis que des couvertures sont installées sur les bancs glacés pour un peu plus de confort…
Bien réchauffées, nous redescendons dans la vallée. Les chevaux, favorisés par la pente désormais descendante, accélèrent le rythme. Entre-temps, la nuit est tombée, les lumières du traineau éclairent le chemin et sur les côtés, la neige étincelle. On croirait des milliers de diamants scintillants…Le grelot des chevaux ajoute encore à la magie du moment…. Un moment d’exception et de sérénité qui nous fait tout oublier, jusqu’au quotidien souvent tumultueux que nous sommes souvent obligées de vivre tout au long de l’année…. Là, pendant quelques longues minutes, nous étions hors du temps, bercées par le bruit des sabots des chevaux dans la neige et « tétanisées » par le froid intense qui dominait, nous aurions pu nous croire « scotchées » dans le temps…..
Après ce beau moment, et quelques dernières promenades et diverses autres petites activités, après 6 jours d’un séjour bien agréable, le temps était venu, pourtant, de songer au retour….
Un retour qui s’est effectué par 4 trains de jour, cette fois-ci : le train Bad Hofgastein-Salzbourg, le Salzbourg-Munich, le Munich Strasbourg et le TGV Strasbourg-Aix !
De nombreux kilomètres et de nombreux changements qui bien sûr, n’ont pas été de tout repos… Mais quelle qu’en soit la difficulté, tout ce long voyage n’a pas altéré notre impression de séjour réussi…
Nous avons en effet beaucoup apprécié l'accueil particulièrement chaleureux de nos hôteliers, la gentillesse et la disponibilité du personnel et la "Gemütlichkeit" qui règne partout en Autriche, notamment à cette période de l'année. Tout cela a contribué à faire de notre séjour un séjour inoubliable.
Certes, il fut court, et bien sûr, bien trop court à notre goût, mais il reste en nous comme un beau souvenir, que nous ne nous lasserons pas de nous remémorer en attendant d’avoir, à nouveau, le plaisir de retourner en Autriche, l’été prochain, si tout va bien !
C’est en tout cas le vœux que nous formons en ce tout début d’année 2008 !
Nota Bene :
Chers Amis lecteurs,
Si vous avez aimé ce carnet de voyage, n'oubliez pas que vous pouvez consulter une sélection de nos meilleures photos dans la rubrique "Album-photos" ci-contre, en cliquant sur l'album "Magie de l'Hiver à Bad Hofgastein".
22:20 Publié dans VOYAGE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.08.2007
Un bien triste retour de vacances....
Chers Amis lecteurs,
Début juin, nous vous annonçions notre départ pour nos vacances habituelles en Autriche en juillet.
Nous vous annonçions également qu'une petite teckel dénommée "Ondine" serait à nos côtés pour son premier grand voyage, notre fidèle Lakmé nous ayant quittées en avril...
Nous sommes donc parties, comme prévu, pour la Carinthie dans un premier temps (à Bad Kleinkirchheim) et ensuite le Salzburgerland et plus précisément la région de Bad Gastein.
Nos vacances avaient superbement bien commencé : un temps idéal, des paysages superbes, des visites inédites, des hôtels de rêve... Tout allait pour le mieux...
Ondine avait trouvé en Autriche des prairies verdoyantes, des parcs immenses pour se détendre, de nombreux admirateurs. Son bonheur décuplait le nôtre !
Malheureusement, le 22 juillet à 7h30 du matin, tout a basculé.
Ondine a été heurtée par une voiture, alors qu'elle était à nos pieds. Une voiture passée trop près de nous... Un accident imprévisible et tellement injuste... Morte sur le coup, elle n'a pas souffert, mais sa disparition si brutale nous a laissées dans un immense désarroi, d'autant qu'elle était tellement jeune, tellement vive et tellement heureuse de vivre.... Elle n'avait que 6 mois et n'avait vécu que 85 jours à nos côtés...
La crémation animale n'étant pas encore autorisée en Autriche, nous avons du faire 450 km pour nous rendre à Stuttgart en Allemagne, et accompagner une dernière fois Ondine. Nous sommes ensuite revenues en France avec ses cendres mais bien sûr, c'est pour nous un immense malheur.
Parties le 6 juillet pleines d'optimismes, nous sommes rentrées en France fin juillet totalement anéanties.
Aussi, cette année, aussi beau que fut notre voyage jusqu'au 22 juillet, il ne nous est pas possible de regarder nos photos, pas possible non plus de rédiger notre carnet de voyage et de vous faire partager nos impressions de vacances.... Nous sommes trop malheureuses....
Plus tard peut-être.... Mais pour l'instant, c'est trop dur pour nous... Nous le regrettons mais nous sommes persuadées que vous nous comprendrez.
Nous vous remercions de votre fidélité à Germania et nous vous disons à bientôt,
Cécile et sa mère
21:55 Publié dans VOYAGE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.04.2007
La fin des Tribulations d'un Teckel en Germanie

(pour écouter l'extrait musical du "Carnaval des Animaux" de C. Saint Saëns, cliquer ci-dessus)
*** Lakmé nous a quitté le 19 avril.... voir en fin de cet article****
CLIN D'OEIL
Découvrez ici les aventures de Lakmé, le chien de Cécile, qui l'accompagne dans tous ses voyages : des tribulations trépidantes vues sous l'angle d'un petit chien pas toujours enthousiaste....
Des voyages racontés au fil des années depuis 1998 jusqu'à ce printemps 2007....
Les voyages forment la jeunesse….Faut le dire vite……
Depuis 1998, je n’arrête plus : on part, on revient, on repart….
Par tous les temps : l’hiver, le printemps, l’été….
Sous le soleil torride de Carinthie ou du Tyrol, mais aussi dans la neige glacée de Salzbourg ou de Vienne….
Si vous ne me croyez pas, regardez ce qui suit….
L’hiver….
La première fois que mes maîtresses m’ont emmenée dans le froid polaire, c’était à Salzbourg en décembre 1998….. Depuis on part tous les ans à Noël….
J’ai tellement froid qu’elles sont contraintes de me prendre dans les bras…..: bien fait pour elles… ! De toutes façons, elles n’ont pas le choix, car sinon, je reste sur place….
L’Eté…
C’est pas mieux….. Elles m’obligent à randonner….
Comme si j’avais encore 2 ans…..
En plus, elles me font marcher en pleine chaleur, alors que je préférerais rester sur un lit….. Alors… je fais mon numéro de « grosse fatigue » et j’oblige ma sœur à me porter, là encore… pas le choix….
Elles me font faire de ces choses….
Je ne fais pas que de la randonnée, je dois poser aussi pour leurs photos….
Je dois monter en altitude et faire de l’équilibrisme au pied d’une croix ou sur un hamac…..
Oui, oui, regardez bien, c’est bien moi, là, en tout petit…. !
Mais ça n’est pas tout…..
Je dois aussi faire le pitre, dans une cabine de plage…. Encore heureux que je sois à l’ombre…..
Elles me traînent partout….
Au pied d’un coucou en Forêt Noire,
En Bavière, au pied d’un panneau,
Sur le Rhin, aux pieds de la Loreleï…..
En Autriche, dans l’Ötztal, dans les glaciers…
Dans le Salzkammergut, à la nuit, pour faire une photo dans la neige….qui me gèle les pattes….
Ou sur un pont en plein cagnat avec ma mère…qui est complice à 100% des idées de ma sœur….
Et j’en passe…. et des meilleures….
Je dois aussi me faire caresser par des mains inconnues….
Il paraît que ce sont des chanteurs célèbres….
Qu’est ce que j’en sais, moi ?
C’est vrai, ça, j’ai rien demandé….
Non, vraiment, les vacances, c’est jamais de tout repos…..
Mais ça ne fait rien…. J’ai bientôt 14 ans et je repars cet été pour de nouvelles aventures……
Remarquez, je préfère cela que de rester seule….
Alors on me porte dans mon sac…. comme ici à Vienne devant le Café Central….
Donc, je m’adapte…..
Comme ici…. Dans les bras de ma mère… à Reith im Alpbachtal…..
En réalité, c’est bien là que je suis le mieux…..
Enfin, bref….
Quand faut y aller, faut y aller : on repart dans quelques jours, encore une fois pour l’Autriche….
Sûr que j’aurais des souvenirs à raconter…. Photos à l’appui, croyez moi : on peut faire confiance à mes maîtresses….
Allez, c’est reparti pour un tour… Les tribulations d’un teckel en Germanie continuent…. La suite au prochain numéro….
Août 2004 : voilà, c’est fait, les vacances sont terminées….
Et cette année encore, j’en ai encore bavé…. Avec toutes ces promenades par monts et par vaux…..
Jamais une minute de répit…..comme ici à Klagenfurt….
Si vous ne me croyez pas…. Regardez un peu….
Regardez, là, en tout petit, à côté de mon sac : c’est moi à Gerlitzen Alp…. !
Elles m’avaient traînée à 2000 mètres d’altitude par un temps à ne même pas mettre un chien dehors, d’ailleurs….
Mais bon, j’ai fait contre mauvaise fortune bon cœur…. De toutes façons, j’avais mon sac….
Et là…. Dans le parc national des Hohe Tauern…
C’est toujours moi, au pied d’un monument, qui pose pour leurs photos…
Bon, c’est vrai, c’est pas trop fatigant, mais quand même….
Mais des fois, c’est carrément limite….
Je dois poser sur des hamacs et faire de l’équilibre…
Comme si c’était encore de mon âge….
Partout… et par tous les temps….
Je dois m’éxécuter pour leurs photos souvenirs…
Comme ici en Carinthie à 2000 mètres, où je faisais le pitre avec des idoles de BD à reluquer des tranches de saucisson qui n’étaient, en fait, que des leurres….
Et dans toutes les conditions….
Comme ici au bord d’un ruisseau glacial, où elles ont failli me noyer…..
Encore heureux que ce n’était pas profond….
Même par une chaleur caniculaire….
Comme ici en Slovénie, où certes, j’étais dans leur bras, mais où j’ai souffert de la chaleur….
D’ailleurs, ici, comme ailleurs, je n’ai jamais vu aucun autre chien français….. Je suis la seule, c’est sûr…..
Heureusement… elles ont quelquefois un peu pitié de moi…
Comme ici sur une aire d’autoroute, où j’apprécie l’ombre d’un parapluie providentiel…

Enfin, bref, c’était ça, les vacances d’été, cette année….
Et que me réservent-elles pour Noël ? Je vous le donne en mille : un séjour à la neige….. Je n’ose imaginer ce que je vais devoir endurer…. Mais bon, je vous raconterai tout, à mon retour…. Si je résiste bien entendu ! A bientôt, j’espère …..
D’ailleurs, les choses se compliquent pour moi, depuis quelques temps puisque j’ai de gros problèmes de santé depuis la Toussaint 2004….
Une hernie discale qui m’a fait atrocement souffrir m’oblige depuis à rester immobilisée le plus possible (comme ici dans mon parc….)
Mes maîtresses font ce qu’elles peuvent pour moi, mais c’est sûr, j’ai pris un sacré coup de vieux….
Le pire, c’est que tous ces traitements de cortisone me donnent faim… faim… faim….
Et que par conséquent, je prends du poids…..ce qui n’arrangera rien pour la bourse de mes maîtresses au moment de prendre l’avion à Noël…..
De toutes façons, je n’ai eu que des problèmes ces derniers temps….
Même avec mon « pet passport » qui n’en finissait pas d’arriver….
Mais bon, ça y est, je l’ai et je devrai donc pouvoir partir….
La suite au prochain numéro…..
Comme prévu, donc, je suis repartie à Noël….
Même si je n’étais pas encore au mieux de ma forme….
J’ai pris l’avion et déjà dès l’aéroport de Francfort, je devais déjà faire preuve de bonne volonté pour me plier à la manie de mes maîtresses de vouloir me photographier…..
Mais bon, là, au moins, il faisait chaud…. Ce qui n’allait pas durer….
Car bientôt, arrivée à Bad Kleinkirchheim, cela n’allait pas être la même chanson…un peu comme si j’arrivais au Pôle Nord…. Moi, d’ailleurs, j’aurais préféré rester chez moi, mais on m’a pas vraiment demandé mon avis…..
Elles m’ont emmenée dans la neige froide….
Comme si moi, j’étais capable d’apprécier…. D’ailleurs, pas question pour moi d’accepter de sortir de mon sac, sauf pour mes petits besoins que je faisais de manière express, inutile de vous le dire…..
Bien sûr, avec le soleil, je faisais bien un effort, mais il faut bien dire qu’il était rare…….
Alors, il faut bien le dire, les sports d’hiver, c’est pas pour moi….
Et je me demande déjà, où elles vont m’emmener la prochaine fois……
Car il faut pas l’oublier, j’ai maintenant atteint 14 ans ! Et puis, apparemment, je vieillis plus vite que d’autres…. Regardez, ici, c’est mon frère à droite, à notre anniversaire…. Lui, il est encore fringant…. Mais lui, il parcoure pas toute l’Europe par monts et par vaux….
En plus, avec toute cette cortisone engloutie pendant tous ces derniers mois, aujourd’hui, j’ai une hépatite et mon parrain me fait faire prise de sang sur prise de sang…
Non, vraiment, c’est pas gai de vieillir….
Heureusement, quand je suis dans mon midi natal, et qu’il fait du soleil, et qu’on m’amène à mon parc, je m’en donne à cœur joie avec mes roulades…
C’est bien là que je suis la plus heureuse….. Même si on me dit que je ne devrais pas, rapport à mon dos…..
Alors, maintenant, il reste plus qu’à attendre leur prochain voyage au mois de mai prochain…. En espérant qu’il fera beau et qu’on prendra bien soin de moi….
La suite au prochain numéro…..
Au mois de mai 2005, à peine arrivés à Bregenz, dans le Vorarlberg, il fallait déjà que je pose pour les photos, comme d’habitude… Encore heureux qu’il ne faisait pas encore trop chaud…..
A Mainau, cela me plaisait déjà mieux….
Au milieu des fleurs, j’étais, c’est vrai, bien à mon avantage… Elles disent même que je suis « photogénique »….. C’est vrai ça ?
Mais quand même, avec toutes ces sorties, moi, je fatigue….
Et au bout d’un moment, elles n’ont plus qu’une seule solution : me mettre dans mon sac, si elles veulent continuer…. Vraiment, je préfèrerais être chez moi ou à l’hôtel allongée de tout mon long sur mon lit…..
D’autant qu’avec elles, c’est jamais vraiment fini…
Quand on croit que l’hiver est terminé et qu’on a définitivement échappé au froid et à la neige, elles remettent ça au printemps, et m’emmènent par un temps à pas faire sortir un chien dehors…. sous la neige… au mois de mai !!!!!
Moi, je grelotte…. Surtout si elles n’ont pas pris mon manteau comme ici, au Diedamskopf……Les garces…!
Non, comme toujours, les vacances, c’est jamais de tout repos….
Et une fois, revenue, à la maison, j’ai besoin de récupérer, c’est sûr…..
Mais, quand même, il faut être honnête, vu mon grand âge, on prend plus soin de moi, et on me chouchoute….ce qui n’est pas pour me déplaîre….
Mais là où je suis le mieux, après toute cette fatigue, c’est quand même sur mon lit…..Là, j’oublie tout ou presque…. Mais je fais aussi des cauchemars…. Et il paraît que j’aboie en dormant….
Pas étonnant après tout ce que je vis….
Car il n’y a pas que leurs voyages…. Entre-temps, il y a aussi les séances shampooing-brushing, avec le séchoir….. Une vraie torture……
Et je ne peux m’empêcher de penser que bientôt, sans doute, elles vont repartir sur le trimard….et que je vais devoir suivre…..
Mais, bon, chaque chose en son temps…. Pour l’instant, je profite dès que je peux de mes pelouses et de mon soleil…. Et puis après, on verra….
A mon âge, il faut rester philosophe….
Je vous tiendrai au courant de la suite….promis !!!!
Car c’est sûr, il y aura des choses à raconter…: on peut leur faire confiance.
Allez, à plus !
Août 2005
Me voilà à nouveau revenue de 3 semaines de vacances en Carinthie.
Encore une fois, ça n’a pas été toujours de tout repos….
Déjà, le trajet de plus de 1000 km, ça n’était pas une partie de plaisir…. Mais bon, heureusement, cette année, on a fait escale à Crémone en Italie….Autant vous dire que j’ai apprécié le lit….
De même, lorsque je suis arrivée à l’Hôtel Almrausch à Bad Kleinkirchheim, j’ai apprécié de retrouver un bon lit…. Avant d’aller me dérouiller les pattes dans l’herbe verte…. C’est vrai, ça, j’apprécie particulièrement, car chez moi, l’herbe verte, pour ainsi dire, y’en a pas….
Dès le lendemain de notre arrivée, l’équipée a commencé….on est parties par monts et par vaux….
Et cela, pratiquement tous les jours… Vous parlez d’un repos….
Elles m’ont emmenée partout…. Comme ici, dans la Maltatal, où elles m’ont fait poser pour leurs photos sur le barrage de Kohlbrein…..
Elles m’ont aussi emmenée sur les glaciers à plus de 3000 mètres d’altitude…. Heureusement, j’ai pas trop fatigué car c’était en funiculaire… mais bon… En bas, c’est aussi bien, même mieux, car il y a de l’herbe… Là haut, c’était que de la pierre…. Enfin, j’ai fait contre mauvaise fortune, bon cœur…. !
Et je ne vous parle pas de l’après-midi qu’elles m’ont fait passer ce jour là…. Cette cruche de Cécile, elle avait eu l’idée saugrenue de nous emmener dans les chutes de Raggaschlucht…. Un enfer…. J’ai cru ma dernière heure arrivée…. Elle m’a portée tout le long de cette maudite promenade… car bien sûr, impossible pour moi de faire l’ascension des milliers de marches…. Mais au bout d’un moment, elle n’en pouvait plus elle-même… et j’ai bien cru qu’elle allait me laisser tomber dans le précipice…. J’ai pas de photo à vous montrer, mais elles non plus d’ailleurs… trop occupées qu’elles étaient à sauver leur peau…. Alors le soir… autant vous dire que l’on a plus rien tiré de moi….
Des fois, on est bien restées à BKK, mais ces jours-là, elles m’emmenaient en pique-nique et m’installaient sur des hamacs en bois…. pour que je me balance…. Moi, au mieux ça m’endort, au pire ça me donne le vertige….
Aussi, lorsque par hasard, on se posait, comme ici, à la terrasse d’une Konditorei, j’étais terrassée de fatigue…. Et je m’endormais comme une masse dans mon sac….
Ou comme ici, sur les bateaux…. Où je n’avais plus d’autre désir que de dormir…. dormir…. Pour récupérer un peu ou oublier tout simplement tout ce que je venais d’endurer…
Mais bientôt, on devait repartir à nouveau…. Comme ici, pour monter vers les cimes à Brunnach en télécabine…. Pas le choix…. Il fallait bien que je suive….
Alors, arrivée là haut, moi, je n’en demandais pas plus…. Pas question pour moi d’aller beaucoup plus loin… le farniente dans les petites cabines me suffisait amplement….
J’allais aussi visiter des églises… et obligée de rester dehors, je gardais les sacs et les gilets à la porte…
Avec tout çà, à trop bien manger, j’ai quand même pris 500 grammes, dont j’avais absolument pas besoin… et qui vont sans doute me nuire à Noël pour reprendre l’avion… car ça y est… elles parlent déjà de repartir…..
Non, vraiment, ça ne me fait pas rire… car déjà qu’en voiture, c’est pas évident, mais alors en avion…. J’ose même pas y penser… Alors, à chaque jour suffit sa peine… Encore 4 mois pour s’en remettre….
Octobre 2005
Me revoilà avec mon tout nouveau mode de locomotion ! Je marche toujours mais quand je suis fatiguée, je suis très contente d'utiliser ce mode de transport. Et cela évite de déformer la colonne vertébrale de mes maîtresses.
Je suis pas mignonne, là ? J'ai l'oeil encore vif, non ?
Novembre 2005
Pour changer un peu, il paraît qu'il faut que je connaisse la Hongrie !
Nous voilà donc parties à Budapest !!!!!
Encore de l'avion, 2 vols aller, 2 vols retour, des promenades par monts et par vaux à n'en plus finir..., certes avec beaucoup de précautions. Bien habillée s'il fait froid, bien nourrie, j'essaie de faire face... !
A l'hôtel Erzsebet, j'ai fait très bonne impression ! Tout le monde voulait me caresser !
Et dès que je peux, comme ici, au pied du Palais Royal, j'essaie, autant vous dire, de me détendre avec mes roulades favorites...
Admirez-moi dans les très beaux sites de Budapest ! (voir carnet de voyage et album-photo sur Budapest).
De retour, je savais déjà que j'allais repartir pour Noël !... A Vienne, comme de bien entendu... Et là, je savais aussi que ce ne serait pas la même histoire au niveau du temps... Car si à Budapest, il faisait encore bon, à Vienne, à Noël, c'est sûr, c'est toujours glacial....
Décembre 2005
De fait, arrivée là bas, sous une tempête de neige, j'ai pris mon petit air "pincé".... Je suis pourtant emmitouflée dans mon manteau, dans mon sac, mais je n'aime ni la neige, ni la pluie, ni le gel d'ailleurs... N'oublions pas que je suis née dans le Midi de la France !
Le pire a été atteint pour moi, quand mes maîtresses ont décidé, avec leurs amis Viennois, d'aller dans la Forêt Viennoise voir la Sissi-Kapelle !!!! A nouveau, regardez mes photos et prenez pitié !!!!
Aussi le soir lorsqu'on revenait à l'hôtel, j'étais la première devant la porte.... et je devais encore les attendre.... Sur leurs deux pattes, elles ne pouvaient pas me suivre....
Janvier 2006
Personnellement, je ne savais pas que des amis demandaient des nouvelles de mes tribulations par Internet.
Je vais donc vous en donner....
J'ai fêté mes quinze ans le 17 janvier et soufflé mes bougies !
Je pensais être tranquille chez moi pour quelques temps... au moins d'ici l'été.... J'avais d'ailleurs vu toutes mes affaires de voyage rangées (sac avion, petite muselière, carnet de santé, etc...).
Et bien, contre toute attente, je m'apprête à repartir !!!!
Et vous savez où ? Pour Salzburg, cette fois, et encore par avion !!!! : 2 vols aller, 2 vols retour !
Mes maîtresses ont, en effet, décidé en ce début d'année 2006, année du 250ème anniversaire de la naissance de Mozart (un "mec", qui m'est complètement indifférent et inconnu...) d'aller lui rendre hommage....
Moi, je veux bien et de toutes façons, je ne peux pas faire autrement, puisque je ne veux être gardée par personne.
Mais, on ne peut m'empêcher de critiquer un peu : outre mon billet d'avion qui est exhorbitant (près de 100 Euros aller-retour), il faut aussi payer 10 Euros par jour à l'hôtel ! Pour 4 jours, faites le compte, cela fait 40 Euros et bien sûr, pour ce prix là, je ne suis pas nourrie par l'hôtel..... Il faut donc prévoir au départ de quoi me sustenter.
Il me faudra de l'énergie, car au jour où je vous parle, à Salzbourg, il fait moins 14 Degrés ! Et la neige va encore me geler les papattes.....
Il faudra donc encore beaucoup me porter !
Mais je vous raconterai tout cela à mon retour avec photos à l'appui et sans doute toujours mon petit air "pincé" !
Merci beaucoup pour vous être inquiétés de ma santé !
A plus,
Lakmé
Mars 2006
Comme prévu, mais avec un peu de retard, je vais donc vous narrer mes dernières aventures vécues à Salzbourg le mois dernier.
Avec un vol toujours un peu fatigant, mais sans problème, j'ai eu droit, avec un peu de faveur, à sortir de ma cage de transport et d'aller sur les genoux de mes maîtresses et j'ai bien dormi... !
Mais à l'arrivée, comme je m'en doutais bien, la neige était au rendez-vous....
Comment faire pipi, dans ces conditions ??? Ce ne fut pas simple.... Devant mon petit air pincé, le premier chauffeur de taxi m'a grimpé en toute hâte dans son véhicule. C'était un homme charmant, il m'a parlé, m'a réconforté et en moins d'un quart d'heure, j'étais arrivée à l'hôtel...!
Là, fort heureusement, je repérais un petit tas de neige qui, au fil des jours, s'est avéré providentiel... Je n'avais ainsi que quelques pas à faire pour mes petits besoins...
Les "petites et grosses commissions" effectuées, je rentrais précipitamment me remettre au chaud....
Je n'ai pas fait toutes les visites, bien sûr, je ne demandais d'ailleurs pas à les faire....
Ceci étant, je suis tout de même allée dans les Jardins Mirabell ou dans le Mönchsberg, car il faut bien le dire, les promenades en ville ne m'intéressent guère....
Heureusement, pendant le séjour, on mangeait bien.... Mes maîtresses étant retournées à leur restaurant favori, connu seulement des habitués, je bénéficiais de portions reconstituantes.... Des demi-poulets dorés à point : inoubliables !
Il y a avait là aussi, quelques congénères à 4 pattes habitués des lieux.
Il n'a pas arrêté de neiger pendant 4 jours et autant vous dire que quand mes maîtresses ont préparé les valises du retour, je ne voulais rien savoir d'autre mais je restais au milieu pour ne pas qu'on m'oublie là à tout jamais.....
J'ai beaucoup entendu parler de Mozart et depuis que je suis rentrée à la maison, je n'écoute que lui !!!!
C'est reposant, harmonieux et cela accompagne mes siestes au soleil, dans mon panier !!! Car c'est quand même encore là que je suis le mieux !
Pourtant, on reparle déjà d'un prochain voyage.....
Pas d'avion, heureusement, cette fois-ci, mais quand même presque 900 kilomètres en voiture.... C'est quand même beaucoup plus confortable pour moi !
La date et le lieu de cette destination ne sont pas encore tout à fait finalisés. Mais vous vous en doutez sans doute, ce sera pour une destination germanique !!!!
Je vous expliquerai donc tout cela à mon retour dans quelques temps !
Juin 2006
Dans quelques jours, c'est l'été ! Ici, les cigales chantent déjà !
Aussi, est-il plus que temps de vous narrer mes dernières aventures... et mésaventures !....
Comme je vous le disais il y a quelques temps, je suis repartie sur les routes début avril pour deux destinations, dont une inédite : le Südtirol.
Au moment du départ, j'étais bien prête : la première à partir avec les valises ! Pas question que l'on m'oublie dans un coin.....
Après un voyage sans histoire, j'ai profité de quelques jours de vacances à Dorf Tirol, près de Meran, dans un coin idyllique du Tyrol italien.
Température un peu fraîche mais qui convenait bien à mon état de santé !
Avec mon grand âge, plus question de traîner dehors toute la journée ! Je me reposais beaucoup dans la belle chambre de l'hôtel, pendant que mes maîtresses allaient par monts et par vaux, visiter châteaux, villes et sites divers....
Je profitais d'une petite touffe d'herbe providentielle à la porte de l'hôtel, pour mes petits besoins et je me hâtais de rentrer, notamment si je voyais le temps tourner à la pluie....
Aussi, un jour, dans ma précipitation, j'en ai même omis le principal... et je me suis oubliée sur la moquette de l'entrée de l'hôtel (épaisse de 5cm).... L'incident fut heureusement vite réparé et n'a laissé aucune trace....
Au bout de 5 jours, nous sommes reparties, comme prévu, pour notre deuxième lieu de séjour : le Tyrol autrichien. Là, j'y avais déjà mes habitudes et j'appréciais particulièrement le jardin de l'hôtel !
En dehors de çà, je me promenais tranquillement dans les parcs et les sentiers.
J'allais également régulièrement chez Rosenberger, et je m'écrasais de fatigue sur le banc dans mon sac, pendant que mes maîtresses se servaient au buffet....
A notre retour en France, j'aspirais à me reposer pendant que ma jeune maîtresse repartait à la recherche intensive d'un emploi.....
Malheureusement, le 1er mai, j'étais victime d'un arrêt cardiaque que rien ne laissait prévoir.... Angoissées, mes maîtresses ont appelé en toute hâte mon parrain vétérinaire.... Entre-temps, je m'étais ranimée....
Arrivée au cabinet de mon parrain, celui-ci m'ausculta, me piqua et fit une radio du coeur...(d'ailleurs, celui-là à chaque fois que je le vois, il me met une lacette autour du museau et il me pique !!!! je le hais !!!...).
Inquiet, mon parrain conseilla de revenir 3 jours plus tard pour une électrocardiographie. Un cardiologue convoqué spécialement pour moi fit l'examen et confirma le diagnostic avancé par mon parrain : rupture de cordage !
En clair, cela signifie que je n'ai plus qu'un ventricule qui fonctionne....
Autant vous dire que tous ces examens ont coûté cher....très cher à mes maîtresses.... Mais, bon, comme on dit, quand on aime, on ne compte pas !!
Depuis, je vis avec force médicaments, administrés tout au long de la journée. Voyez un peu tous ces "remèdes" que je dois ingurgiter :
* Vetmédin et Fortekor 5 pour mon coeur
* Epileptyl pour mes malaises epileptiformes (eh oui, je fais de l'épilepsie depuis ma crise cardiaque...)
* Ino Veto Choline pour mon foie
* Vt Phax pour mes yeux et la cataracte
* Agilium pour que je reste agile, comme son nom l'indique !
Et de temps en temps, aussi, Stomorgyl, pour essayer de garder une haleine fraîche.... Pour ce dernier, c'est pas gagné, d'ailleurs.....
Régulièrement, je dois aller chez mon parrain pour la prise de sang. Et à chaque fois, j'en ressors avec un petit pansement de couleur : jaune, rose, orange, ça dépend !
Bien sûr, il ne me faut désormais ni effort, ni chaleur, ni soleil: ce qui est difficile dans la région où je vis....
Je trotte un peu mais je me fais beaucoup porter....
C'est ainsi que dernièrement, je me suis rendue à la cueillette des cerises, comme chaque année, dans le Lubéron. Mais cette année, le cerisier et les cerises étaient plus malades que moi....
Avec tout cela, ma jeune maîtresse a retrouvé du travail. Il n'était donc, normalement, plus question de vacances cet été ! Pourtant, ces jours derniers, la nouvelle est tombée : nous aurons quand même quelques jours de vacances à la fin août !
Pour échapper à la canicule, nous repartirons (enfin, moi, j'espère !) pour le Südtirol, où beaucoup de choses restent à visiter dans cette belle région, disent mes maîtresses....
D'ici là, je dois me reposer, continuer à me soigner, faire de longues siestes....
Pour l'appétit, tout va bien... ! D'ailleurs, tout me profite, au grand dam de mon parrain, qui râle parce que je grossis....
A part çà, quoi de neuf ?
Ah, oui ! J'ai un correspondant allemand ! De la race féline ! Il s'appelle Félix, il vit au bord de la Baltique, tout là haut en haut de l'Allemagne, à Greifswald !
J'ai régulièrement de ses nouvelles et en fait, il a des problèmes de santé, lui aussi, ces derniers temps.... Déjà qu'il avait du subir les mesures de confinement à cause de la grippe aviaire il y a quelques mois.... Vraiment, il a pas de chance....
Tenez, regardez le ici en photo :

20/08/06
Coucou, me revoilou !
Bon, autant vous le dire tout de suite, j'ai souffert de la canicule... ! Vous, je sais pas, mais moi, ce fut terrrrrible...
Vraiment, juillet en Provence, c'est pas un temps pour un teckel de 15 ans et demi.... et encore moins pour un teckel cardiaque....
Heureusement, mes maîtresses m'aspergeaient régulièrement avec une bombe brumisante et avec les ventilateurs dans la maison en permanence, sans trop bouger, ça pouvait faire....
Lors de mes sorties, j'étais recouverte d'une serviette humide pour que ma température corporelle ne varie pas...
Avec tous ces artifices, je peux vous écrire aujourd'hui.
Mais j'ai bien d'autres problèmes.... tout à fait inattendus....
Depuis quinze ans, j'étais nourrie avec des flocons de légumes auxquels on m'ajoutait de la viande. Tout allait bien mais une idée saugrenue a traversé l'esprit de l'équipe commerciale de Friskies qui a supprimé mon "Alifloc" sans prévenir....
Depuis, plus moyen de trouver de tels flocons et je suis bien ennuyée car c'était comme çà que j'acceptais de prendre tous mes médicaments...
Ma maîtresse est contrainte désormais de cuire chaque jour riz et légumes et c'est à moi de m'habituer à cette nouvelle pitance....Non mais, je vous jure !!!!!
Un ennui n'attend pas l'autre....
Dans mes dernières aventures, je vous parlais de mon petit correspondant allemand de la Baltique : Félix, un chat habitant Greifswald.
Courant juillet, à bout de forces, il a décidé de se laisser mourir....
J'ai un autre copain... Un grand copain ! Il s'appelle Ruby. Il est peu fou-fou, parce qu'il est très jeune... Mais tellement gentil.... avec les humains... Ce qui est n'est pas toujours vrai pour moi.... Car moi, je garde mes distances.... et je ne sympathise que lorsque je connais bien... Par internet, ça va bien, mais de visu, je préfère rester prudente....
Bon, à part çà, comme je vous le disais, on parle de repartir.... les paquets et les valises commencent à ressortir.
Le 25 août au soir, on sera à nouveau "sur le trimard"..... !
Destination, le Südtirol !
Je vous tiendrai au courant de ces dernières aventures bien entendu !
D'ici là,
Grosses Caresses
Lakmé
(Dorf Tirol - août 2006)
1er Novembre 2006
Salut, la Compagnie !
Après un petit séjour revigorant à Meran mais avec un peu de retard, je viens tout de même, à petits pas, vous donner de mes nouvelles !
A petits pas, certes, car je viellis de plus en plus....
Ceci dit, mon séjour au Südtirol m'a fait beaucoup de bien. J'y ai trouvé un temps comme j'aime : beau, chaud (sans être caniculaire) et sans une goutte de pluie... Car la pluie, moi, je n'aimerai jamais.... D'ailleurs, c'est simple, dès qu'il y a quelques gouttes, je me transforme en "Gremlin" grelottant.... !
Je suis allée me promener un peu partout : à pied, dans les bras, en sac, en voiture !
(Dorf Tirol - Parc public - août 2006)
(Dorf Tirol - août 2006)
J'ai suivi les traces d'une dénommée "Sissi" dans de très beaux parcs et j'ai goûté à la gastronomie sud-tyrolienne !
(Meran -août 2006)
Par contre, j'ai laissé mes maîtresses aller toutes seules partir vers un col qu'elles n'ont d'ailleurs jamais atteint....
Moi, pendant ce temps là, je dormais profondément dans ma belle chambre d'hôtel... avant de repartir sur le soir, dans les vergers de pommiers, chipant deci-delà quelques pommes... Car moi, j'aime bien les pommes quand on me les épluche !
Je me promenais également dans les beaux sentiers panoramiques. Heureusement que tout est prévu pour les quadripèdes : un peu partout on y trouve des "bars à toutous" !
(Tappeiner Weg - Meran - août 2006)
De temps en temps, au fil des promenades, et quand on faisait des petites pauses, je m'adonnais à mon occupation préférée : les roulades dans l'herbe verte !
(Dorf Tirol - parc public - août 2006)
De retour en France, j'entendais déjà (bien que sourde...) parler d'un futur voyage en Autriche.... pour Noël....
Moi, qui croyais y avoir échappé, puisque je ne peux plus prendre l'avion... eh bien, croyez-moi, mes maîtresses ont trouvé la parade...en réservant par le train !
Je me prépare doucement à cette épreuve, car d'après ce que je sais, il y aura d'abord le TGV Aix-Strasbourg et de là, un train de nuit Strasbourg-Salzbourg.
A cause de moi, me dit-on, la réservation d'un compartiment T2 est obligatoire. Nous voyagerons donc, pour mon confort, en 1ère classe.
D'ici là, bien sûr, il faut que mon coeur tienne !
Car là-bas, j'imagine, de nouvelles aventures me seront réservées.... Mais on me l'a promis, s'il fait trop froid et si je ne manifeste pas une énorme envie de promener, je resterai à faire du "cocooning" dans ma chambre d'hôtel.
Les hôteliers ont déjà manifesté leur chaleureux accueil à mon égard. C'est déjà çà !
Ceci dit, on ne s'arrête pas à des projets à court terme.... On évoque déjà les prochaines vacances de l'été 2007, dans une région d'Autriche encore inconnue pour nous.... On parle à nouveau de suivre les traces de cette "Sissi", dans une merveilleuse station thermale qu'elle fréquentait en son temps....
Mais, moi, j'aurai 16 ans et des poussières.... Alors.... ? Est ce que je la reverrai cette Sissi ? Nul ne sait.....
Sur ce, je vous quitte et si tout va bien, je vous donnerai de mes nouvelles à mon retour du Pays de Mozart, début Janvier 2007 !
Caresses à tous !
Votre Lakmé !
u>Février 2007
Salut la Compagnie !
Comme promis, je reviens vers vous pour vous narrer mes dernières aventures.
Comme je vous l'annonçais en novembre dernier, je suis retournée à Salzbourg pour Noël pour clôturer, en beauté, me dit-on, "l'Année Mozart" !
En réalité, moi, je ne sais toujours pas qui était cet individu, mais bon....
Je suis donc partie en train, puisque comme vous le savez, mon coeur ne me permet plus les vols en haute altitude (ni les ascensions en télécabine d'ailleurs.... qu'on le sache bien !!!!!).
Telle une véritable "Madonne des Sleepings", j'ai parcouru plus de mille kilomètres confortablement installée dans mon TGV pour Strasbourg dans un premier temps et dans la petite cabine T2 de l'Orient-Express à destination de Salzbourg ensuite.
Quand je dis confortablement installée, c'est que j'ai tout fait pour : j'ai pris mes aises sur la couchette de ma maîtresse qui, elle, était un peu "ratatinée". Mais bon, on me doit quand même tous les égards étant donné mon âge, non ?
A Salzbourg, j'ai retrouvé, comme je le craignais, le froid. Heureusement que les filles avaient prévu pour moi, en plus de mon manteau, une polaire chaude qui m'enveloppait bien et des chaufferettes qu'elles installaient au fond de mon sac pour répartir une chaleur douce dans celui-ci.
Je n'ai pas été difficile pour mes petits besoins que j'accomplissais le plus vite possible pour pouvoir retourner au chaud, dans ma belle chambre d'hôtel.
Sinon, on me "trimballait" dans mon sac et comme toujours, on tenait absolument à me prendre en photo....
Bon, à la longue, je vous l'accorde, je m'y suis habituée....
Je suis également allée à la neige en Bavière, à Berchtesgaden et au Königsee. Là encore, j'ai limité au strict minimum mes déplacements sur le sol gelé...
(pour me voir en vidéo, appuyez sur la petite flèche grise ci-dessus à gauche, pour faire démarrer le petit film)
Enfin, tout s'est bien passé et je suis revenue chez moi au bout d'une semaine, contente de retrouver mon soleil et mes températures de Provence !!!
Depuis, j'ai fêté allègrement mes seize ans !
A peine de retour, comme il se doit, les vacances pour les semaines 28/29/30 de l'année 2007 furent organisées.
Les filles ont "dégôté" un superbe hôtel où les "petits chéris à 4 pattes" sont accueillis chaleureusement sans bourse délier, dans un endroit d'Autriche que nous ne connaissons pas encore.
Mais bon, semaines 28/29/30.... c'est dans des lustres, ça !
Serai-je encore là, moi, même entourée de bons soins d'ailleurs ?
Je fais tout pour me maintenir mais.... Il m'arrive parfois de penser dans quel chagrin je laisserai mes maîtresses à ma disparition... Il faut dire que je suis si mignonne... !
Enfin, on ne va pas se laisser aller... D'ailleurs, j'ai encore très bon appétît et on me le reproche assez souvent.... Il paraît que c'est pas bon pour mon dos et pour mon coeur de manger autant... Mais moi, manger et dormir, c'est ce que je préfère dans la vie.
Ah, au fait, maintenant, je sais un peu qui est Mozart....Ma jeune maîtresse fait un canevas quand je dors à côté d'elle et il paraît que c'est ce "mec" là !
Sur ce, à plus ! Je retourne à mes roupillons !
A bientôt, j'espère, pour d'autres aventures ! Croisons les ergots !!!!!!
Votre Lakmé
Avril 2007
Malgré les bons soins de maîtresses, qui craignaient toujours pour mon coeur, ce n'est pas de cette façon que je suis partie....
Et en ce jour du 19 avril, à mon réveil au matin, après quelques croquettes, je me suis brutalement paralysée. Mon dos m'a lâché : une nouvelle hernie discale, cette fois-ci, totalement invalidante.
Même une visite en urgence chez mon parrain vétérinaire à Antibes n'a pu me sauver et après quelques heures de souffrance intolérable, mes maîtresses ont du se résoudre à me laisser partir et à abréger mes souffrances.
Je laisse derrière moi un grand vide et une immense tristesse mais je le sais, je resterai à jamais dans le coeur de mes deux maîtresses.
A vous mes amis qui avez lu avec beaucoup de plaisir, comme vous me l'avez souvent dit, toutes mes tribulations, je dis aussi "Au revoir" !
Continuez de suivre les voyages de mes maîtresses qui désormais se feront sans moi...
Votre Lakmé
21:00 Publié dans VOYAGE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.02.2007
La suite des "Tribulations d'un teckel en Germanie"
Pour vous détendre, lisez ici les dernières tribulations de Lakmé (mise à jour Février 2007 ), le petit teckel de Cécile, qui l'accompagne partout dans ses voyages dans les pays de langue allemande !
Et si souhaitez relire les tribulations dans leur ensemble, rendez-vous sur la page "Les Tribulations d'un teckel en Germanie", pour tout connaître de ses voyages depuis 1998 !
(voir article suivant)

(pour écouter l'extrait musical du "Carnaval des Animaux" de C. Saint Saëns, cliquer ci-dessus)
Février 2007
Salut la Compagnie !
Comme promis, je reviens vers vous pour vous narrer mes dernières aventures.
Comme je vous l'annonçais en novembre dernier, je suis retournée à Salzbourg pour Noël pour clôturer, en beauté, me dit-on, "l'Année Mozart" !
En réalité, moi, je ne sais toujours pas qui était cet individu, mais bon....
Je suis donc partie en train, puisque comme vous le savez, mon coeur ne me permet plus les vols en haute altitude (ni les ascensions en télécabine d'ailleurs.... qu'on le sache bien !!!!!).
Telle une véritable "Madonne des Sleepings", j'ai parcouru plus de mille kilomètres confortablement installée dans mon TGV pour Strasbourg dans un premier temps et dans la petite cabine T2 de l'Orient-Express à destination de Salzbourg ensuite.
Quand je dis confortablement installée, c'est que j'ai tout fait pour : j'ai pris mes aises sur la couchette de ma maîtresse qui, elle, était un peu "ratatinée". Mais bon, on me doit quand même tous les égards étant donné mon âge, non ?
A Salzbourg, j'ai retrouvé, comme je le craignais, le froid. Heureusement que les filles avaient prévu pour moi, en plus de mon manteau, une polaire chaude qui m'enveloppait bien et des chaufferettes qu'elles installaient au fond de mon sac pour répartir une chaleur douce dans celui-ci.
Je n'ai pas été difficile pour mes petits besoins que j'accomplissais le plus vite possible pour pouvoir retourner au chaud, dans ma belle chambre d'hôtel.
Sinon, on me "trimballait" dans mon sac et comme toujours, on tenait absolument à me prendre en photo....
Bon, à la longue, je vous l'accorde, je m'y suis habituée....
Je suis également allée à la neige en Bavière, à Berchtesgaden et au Königsee. Là encore, j'ai limité au strict minimum mes déplacements sur le sol gelé...
(pour me voir en vidéo, appuyez sur la petite flèche grise ci-dessus à gauche, pour faire démarrer le petit film)
Enfin, tout s'est bien passé et je suis revenue chez moi au bout d'une semaine, contente de retrouver mon soleil et mes températures de Provence !!!
Depuis, j'ai fêté allègrement mes seize ans !
A peine de retour, comme il se doit, les vacances pour les semaines 28/29/30 de l'année 2007 furent organisées.
Les filles ont "dégôté" un superbe hôtel où les "petits chéris à 4 pattes" sont accueillis chaleureusement sans bourse délier, dans un endroit d'Autriche que nous ne connaissons pas encore.
Mais bon, semaines 28/29/30.... c'est dans des lustres, ça !
Serai-je encore là, moi, même entourée de bons soins d'ailleurs ?
Je fais tout pour me maintenir mais.... Il m'arrive parfois de penser dans quel chagrin je laisserai mes maîtresses à ma disparition... Il faut dire que je suis si mignonne... !
Enfin, on ne va pas se laisser aller... D'ailleurs, j'ai encore très bon appétît et on me le reproche assez souvent.... Il paraît que c'est pas bon pour mon dos et pour mon coeur de manger autant... Mais moi, manger et dormir, c'est ce que je préfère dans la vie.
Ah, au fait, maintenant, je sais un peu qui est Mozart....Ma jeune maîtresse fait un canevas quand je dors à côté d'elle et il paraît que c'est ce "mec" là !
Sur ce, à plus ! Je retourne à mes roupillons !
A bientôt, j'espère, pour d'autres aventures ! Croisons les ergots !!!!!!
Votre Lakmé
11:15 Publié dans HUMOUR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.01.2007
Noël dans le Salzburgerland
Séjour à Salzbourg du 24 au 29 Décembre 2006

(Pour écouter l'extrait musical, tout en consultant le carnet, cliquer sur le bouton ci-dessus)
("Stille Nacht, Heilige Nacht"-chant interprété ici par les Wiener Sängernknaben- dans la version originale dite de Hallein)
Pour terminer « l’Année Mozart » en beauté, nous avons décidé, de retourner pour Noël, dans la ville natale du compositeur. Salzbourg est une ville dans laquelle nous avons déjà séjourné plusieurs fois mais qui, en cette période de l’année, est particulièrement attachante.
Comme chacun de nos séjours en Autriche, celui-ci a été réussi et comme toujours, nous en sommes revenues enchantées.
Ne souhaitant pas relater dans le détail le déroulement de nos journées, d’autant, comme nous l’avons dit, qu’il s’agit du deuxième séjour de l’année 2006, il nous apparaît plus intéressant de faire quelques « gros plans » sur les moments forts de notre séjour, qui, nous le souhaitons, vous donneront l’envie, comme nous, d’aller vivre un jour « Noël dans le Salzburgerland » !
Le voyage pour Salzbourg : l’Orient –Express
Notre petite Lakmé ayant subi en mai dernier un arrêt cardiaque, il n’est plus possible pour elle désormais de voyager en avion.
Aussi, avons-nous décidé, cette année, de partir par le train.
Réservé par l’intermédiaire de la Deutsche Bahn à Paris (un service très efficace), notre voyage s’effectue par le train de nuit EN 263 (appelé « Orient-Express »), un train qui relit Paris à Vienne et que nous prenons, en ce qui nous concerne, au départ de Strasbourg (ville que nous avons rejoint en TGV depuis Aix).
Si l’arrivée à Strasbourg s’est faite sans problème, grosse est pourtant notre déception en découvrant la gare de Strasbourg… Si nous savions bien qu’elle était en travaux, nous ne pensions pas qu’elle serait à ce point sinistre et dépourvue de confort…. Pas même un petit buffet pour nous restaurer, juste une petite salle d’attente pour attendre notre train qui a du retard (jour de grand départ oblige, le départ du train à Paris a été quelque peu différé).
Vers 22h30, l’Orient-Express entre en gare et nous pouvons monter à bord du train et prendre place dans notre petite cabine pour deux personnes, dans le premier wagon (celui des wagons-lits). Notre petit T2 est assez exiguë mais confortable. Nous regrettons déjà d’avoir pris un trop gros bagage, car du fait de son poids, il ne me sera pas possible de le monter dans l’endroit où il aurait pu être placé, et nous sommes contraintes de le garder au milieu de la cabine….
La cabine dispose de deux couchettes superposée (la supérieure est accessible grâce à une échelle…. ce qui n’aurait pas été très évident pour une personne âgée). Un petit lavabo permet de faire une toilette succincte (gants et serviettes en éponge sont disponibles dans la cabine).
Les couchettes sont équipées de belles couettes chaudes et confortables : tout est normalement prévu pour une bonne nuit….
Sauf que les multiples arrêts du train tout au long de la nuit empêchent les sommes longs, surtout pour des gens au sommeil léger…
Le matin, un copieux petit déjeuner est servi aux personnes voyageant (comme c’est notre cas) en wagon-lit, par un personnel veillant au confort des passagers, en les aidant, notamment, à monter à bord du train, en effectuant pour eux les formalités douanières pendant leur sommeil, etc….
Dans la nuit, le train a rattrapé son retard et nous arrivons à Salzbourg à 4h44, ravies d’être arrivées et impatientes d’être à notre hôtel, que nous rejoignons en taxi.
Notre hôtel : l’hôtel « Vier Jahreszeiten »
Un taxi nous emmène à notre hôtel « Vier Jahreszeiten », un bel hôtel 4* situé non loin des jardins Mirabell, dans la Hubert Sattler Gasse, dans un quartier résidentiel.
Nous disposons d’une belle chambre vaste, confortable et claire (d’autant que nous avons quatre fenêtres). Meublée de manière classique et raffinée, nous sommes enchantées et nous apprécierons, tout au long de notre séjour, de pouvoir nous y reposer, de temps en temps, entre toutes nos promenades, profitant du calme qui règne dans l’établissement et dans le quartier lui-même.
L’accueil est chaleureux et la direction particulièrement attentive aux souhaits et besoins des hôtes quels qu’ils soient. Tout au long de notre séjour, nous aurons souvent l’occasion de discuter avec Erich, une personne particulièrement aimable et avenante, dont les conseils avisés sont toujours très utiles pour un touriste avide de connaître telle ou telle bonne adresse.
Fête de Noël oblige, des petites gâteries nous seront déposées dans la chambre pour des petits creux et le minibar de la chambre propose un vaste choix de boissons et alcools….
La salle du petit déjeuner est accueillante (avec un bel agencement en bois peint aux couleurs chaudes) et le buffet particulièrement appétissant…. Un bon moment pour démarrer chacune de nous journées !
A noter que cet hôtel nous avait été recommandé par ma correspondante allemande qui y avait séjourné quelques mois plus tôt et qui en était revenue enchantée. Nous ne pouvons, quant à nous, que « rebondir » sur cette recommandation, regrettant seulement que le restaurant attenant à l’hôtel n’en fasse pas réellement partie et qu’il soit, à notre étonnement, un restaurant italien….
La visite du Christkindlmarkt
Bien installées à l’hôtel, et bien restaurées, nous pouvons maintenant partir pour la Vieille Ville et notamment, pour notre visite du Marché de Noël (le Christkindlmarkt), installé Place de la Résidence et devant la Cathédrale, qui ferme ses portes le soir même, après plus d’un mois de présence.
Ce marché est très ancien puisque la tradition remonte à l’ancien marché de St Nicolas au XVème siècle. Le marché a été tenu, sous cette forme, de 1679 à 1798 sur la place « Alter Markt » et de 1849 à 1930 sur la place de la Cathédrale. En 1946, un nouveau marché a été établi sur la Place Mirabell et en 1974 le marché fut transféré au Centre historique de la Ville, Place de la Cathédrale. A noter qu’aujourd’hui subsiste un petit marché près des Jardins Mirabell et un autre très romantique a également lieu à la Forteresse.
Le Christkindlmarkt est constitué de très nombreux petits chalets proposant de magnifiques décorations en tous genres (petites figurines et divers objets pour le sapin, crèches, couronnes de l’Avent etc…), du vin chaud, ou encore des pommes de terre chaudes recouvertes d’une délicieuse sauce, destinée à réchauffer le visiteur transi de froid…
Nous flânons avec plaisir sur ce marché à taille humaine (il est très fréquenté en ce jour de veille de Noël mais il reste agréable), et vers midi, il ne reste qu’à attendre calmement au pied de la Cathédrale que les coups de canon tirés depuis la Forteresse retentissent pour annoncer l’arrivée proche du Christkind… ! (ici, pas de Père Noël, c’est le Christkind qui apportera les cadeaux !).
La foule se presse sous la Forteresse et même s’il fait assez froid, tout le monde est présent pour ce moment-souvenir assez inoubliable et tout à fait unique, il faut bien le dire….
Mais bientôt, l’heure tourne, et il est temps de penser à notre excursion pour Oberndorf…
La cérémonie de « Douce Nuit, Sainte Nuit » à Oberndorf
Oberndorf, une petite localité située à environ 25 kilomètres de Salzbourg, est surtout connue dans le monde pour sa petite chapelle de « Douce Nuit, Sainte Nuit » (Stille Nacht Kapelle).
Pour s’y rendre depuis la Ville de Mozart, la meilleure solution (surtout pour le 24 décembre) est d’emprunter le "Lokalbahn" à partir de la Gare Centrale.
C’est ce que nous faisons sur les recommandations détaillées de l’Office du Tourisme d’Oberndorf, qui nous a très aimablement et efficacement renseignées avant notre départ.
Après environ 40 minutes de trajet dans la campagne salzbourgeoise hivernale, on atteint à la nuit tombante (vers 16h30) la petite gare d’Oberndorf.
De là, on emprunte à pied un long chemin longeant la Salzach pour rejoindre la petite chapelle et le romantique petit marché de Noël qui l’entoure.
De nombreuses familles accompagnées de leurs enfants munis de lanternes allumées sont également en chemin.
Arrivées sur les lieux, un spectacle magique nous attend : la chapelle entourée de ses deux grands sapins illuminés ! Une véritable image de carte postale (ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le motif est souvent repris ici pour les cartes de vœux….). Un enchantement tout à fait inoubliable qui mérite le déplacement, même si, comme cette année, le froid est plus intense ici qu’à Salzbourg….
Comme de nombreux fidèles, nous attendons notre tour pour pénétrer dans la petite chapelle et allumer une bougie. Pour permettre à un grand nombre de personnes d’y accéder, il est recommandé de ne pas s’attarder et après une courte prière, alors que les petits bergers arrivent, l’attente commence en prévision de la cérémonie qui se prépare.
Des musiciens avec des cuivres, des hallebardiers en costume, et des choristes se mettent bientôt en place autour de la Chapelle.
A 17 heures précises, la cérémonie peut commencer !
L’heure n’est pas un hasard… En effet, c’est ici qu’en 1818, à 17 heures, a retenti pour la première fois le célèbre chant de Noël « Stille Nacht », composé par F. Gruber et J. Mohr.
Depuis, le 24 décembre de chaque année à 17 heures, a lieu devant la petite chapelle une cérémonie qui attire des touristes du monde entier et qui se termine par les 6 strophes du chant en version originale.
Le chant traduit dans plus de 120 langues a fait, depuis sa création, le tour du monde, mais rares sont, sans doute, les gens qui connaissent l’endroit exact de son origine.
Pourtant, vivre ici, un 24 décembre, la magie de Noël dans sa plus belle expression a quelque chose d’indescriptible. Je ne peux que recommander à ceux qui le peuvent de venir à Oberndorf vivre en direct ce moment d’exception.
La cérémonie ponctuée de chants de Noël autrichiens, d’un discours de la municipalité, de la lecture de l’Evangile, et couronnée par le célèbre chant « Stille Nacht » en allemand est assurément un beau moment qui compense largement l’attente debout sous un froid glacial….
A 18 heures, la cérémonie s’achève et tout le monde repart, les uns à pied avec leurs petites lanternes, les autres en voiture. Nous reprenons, quant à nous d’un pas ferme le chemin pour la gare d’Oberndorf pour reprendre le Lokalbahn à destination de Salzbourg.
La veille de Noël s’achève tranquillement à notre hôtel devant de beaux programmes de Noël, dont l’Autriche ou l’Allemagne ont le secret…
Les Messes de Mozart à Salzbourg
Partout en Autriche, les messes, qu’il s’agisse d’un dimanche normal ou d’un jour de fête liturgique, sont, le plus souvent, des messes chantées et par conséquent, des messes de grands musiciens.
Ville de Mozart oblige, Salzbourg fait la part belle à son fils prodige et les messes du compositeur sont innombrables tout au long de l’année.
Pour Noël, nombreuses étaient donc les occasions d’assister à une messe de Mozart. Qu’il s’agisse de la « Messe Brève » (KV140) le soir du 24 décembre à St Peter, ou bien de la « Messe du Credo » (KV257) à la Franziskanerkirche le matin du 25, ou bien encore de la « Piccolomini Messe » (KV 258) à la Cathédrale le 26, il n’y avait que l’embarras du choix….et c’était sans compter « la Messe du Couronnement » (KV 317) de Mozart retransmise à la télévision depuis la Basilique de Maria Plain le jour de Noël…
Nous aurions souhaité pouvoir assister à cette dernière à l’endroit même où elle avait lieu, mais la distance nous séparant de la Basilique est telle que nous avons du y renoncer (d’autant qu’il aurait fallu prévoir, après le "Lokalbahn" pour rejoindre Bergheim, encore une demi-heure à pied pour atteindre l’édifice religieux – chose non évidente par une température hivernale…).
Aussi, le fait que la messe soit retransmise à la télévision fut-elle une belle occasion de pouvoir profiter de la musique de Mozart sans que nous ayons à affronter le froid et la fatigue.
Située sur la colline du Plainberg, l’église de Maria Plain est considérée comme l’église de pélerinage traditionnelle de Salzbourg. C’est un endroit intéressant à maints égards, pas uniquement historiques et culturels, mais aussi parce que l’on a du Plainberg une vue splendide sur la ville de Salzbourg. La légende qui entoure la fondation de ce lieu de pélerinage est liée à une image miraculeuse de la Vierge à l’Enfant qui orne aujourd’hui le maître-autel. Ce tableau échappa comme par prodige à l’incendie qui détruisit la ville de Regen (Basse-Bavière) lors de la Guerre de Trente Ans.
Autre fait intéressant qui a fait la célébrité de Maria Plain, l’église était celle où la famille Mozart faisait fréquemment dire des messes. Il est également souvent évoqué le fait que Mozart ait composé pour cette église la « Messe du Couronnement », ce qui semble pourtant (à la lecture de nombreux ouvrages anciens sur Mozart) être démenti de nos jours… Il s’agirait, dit-on, plutôt de la « Messe en fa majeur » KV 192. Vraie ou fausse, cette thèse ne cesse d’être constamment remise en cause et qu’elle soit fondée ou non, il n’en est pas moins vrai que régulièrement ont lieu ici de belles messes du Couronnement, comme en ce jour de Noël 2006, un ultime hommage au compositeur pour clore l’Année Mozart.
Le 26 décembre, nous assistons à la Cathédrale à la « Piccolomini Messe », un exemple type de messe brève, dont le caractère solennel vient surtout d’une instrumentation généreuse qui ajoute à l’orchestre deux trompettes, les timbales, trois trombones et deux hautbois. Une messe somptueuse dont l’Agnus Dei ferme l’œuvre sur une atmosphère lyrique et gaie.
Point n’est besoin d’être croyant pratiquant pour apprécier la beauté de ces messes chantées : la musique est bien un art accessible à tous, pour peu que l’on aime ce qui est beau.
Le concert de Noël au Mozarteum de Salzbourg
Mais s’il est de coutume de pouvoir satisfaire son appétit de musique en allant dans les églises, là ne sont pas les seules occasions, loin s’en faut…
Comme on s’en doute, les concerts à Salzbourg sont innombrables, même s’il faut admettre que la période de Noël est traditionnellement une période de pause pour un certain nombre d’entre-eux…
Toutefois, un peu partout, subsistent encore de belles opportunités, comme les concerts à la Forteresse, à St Peter, dans la belle salle des mariages du Château Mirabell, ou ailleurs.
Cette année, en ce qui nous concerne, nous avons choisi un Concert Festif au Mozarteum ( « Festliches Weihnachtskonzert »). Celui-ci a lieu le 25 décembre à 17 heures dans la Grande Salle, une salle d’ailleurs absolument somptueuse !
Le Mozarteum est à lui seul un endroit tout à fait exceptionnel, tout entier dédié à la musique de Mozart. Son existence remonte à 1880, année où fut créée la « Internationale Stiftung Mozarteum », fondation internationale dont le but est de protéger la musique et d’honorer la mémoire de Mozart.
En 1909, la Fondation internationale Mozarteum lança un concours d’architecture pour la construction d’une « Maison Mozart », concours remporté par le Munichois Richard Berndl (1875-1955). Son projet dans le style de l’Art Nouveau munichois aboutit à l’édification en 1910-1914, de la Maison Mozart, communément appelée « Mozarteum ».
Ce 25 décembre, de nombreuses œuvres du concert sont, bien entendu, de Mozart (extraits de la Messe KV427, Motet KV 277, Sonate d’église KV278, Laudate Dominum extrait des Vesperae solennes de confessore KV339). Mais jour de Noël oblige, là ne se limite pas le programme de ce concert festif.
Un chœur composé de plus de 80 enfants et adolescents (les Salzburger Domkapellknaben und- Mädchen) , accompagné de l’orchestre de la Salzburger Dommusik et de prodigieux solistes va, durant plus d’une heure trente, enthousiasmer le public avec des œuvres de Biber, de Haydn, de Haendel ou encore de Johann von Herbeck.
Et la tradition de Noël est ici, encore, scrupuleusement respectée, puisque, comme il se doit, le concert s’achève par le traditionnel et incontournable « Stille Nacht » !
A noter qu'il est possible de voir depuis le Foyer du Mozarteum, lors de concerts, la petite maison de bois de la "Flûte Enchantée", dans laquelle Mozart aurait composé son célèbre opéra. L'histoire veut que son librettiste, Emanuel Schikaneder, y ait enfermé Mozart pour que celui-ci achève à temps la composition de l’opéra, que le musicien y ait reçu chanteurs et cantatrices et répété avec eux des extraits de la "Flûte". En 1873, le prince Starhemberg, alors propriétaire du Pavillon de la Flûte enchantée, en fit don à la Fondation internationale Mozarteum.
En ce qui nous concerne, nous n'avons pas pu voir cette petite cabane de bois au moment du concert, mais dans les jours qui suivirent, le gardien du Mozarteum nous ayant gentiment autorisées (à titre tout à fait exceptionnel, car cela ne peut normalement se faire) à pénétrer dans le jardin d'où il est possible de l'apercevoir entre quelques branchages.... Un privilège que nous apprécierons à sa juste valeur...
Après ce pur moment de bonheur, il est encore temps de flâner dans les belle rues illuminées de Salzbourg, profitant de l’ambiance tout à fait exceptionnelle qui règne ici, en fin d’année.
Les rues décorées de manière raffinée sont un enchantement pour les yeux et dans les petits passages couverts de la Getreide Gasse, se promener est un plaisir que l’on ne cesse de vouloir renouveler, d’autant que si l’on sait ouvrir l’œil, on découvrira au détour d’une petite Gasse perpendiculaire, un charmant petit coin où il fera bon s’installer confortablement sur des bancs recouverts d’épais coussins pour se réchauffer d’un vin chaud….en attendant l’heure du dîner….
Nos bonnes adresses pour se restaurer à Salzbourg ou pour déguster un café….
Entre de tels moments, il ne faut pas oublier de profiter des plaisirs de la table et Salzbourg n’est pas en reste non plus pour proposer de bonnes tables et de beaux établissements.
C’est ainsi que, conformément à notre habitude lorsque nous sommes à Salzbourg, nous sommes allées dîner au Restaurant de l’hôtel Gablerbräu, dans la Linzer Gasse. Il s’agit, en effet, d’un établissement de qualité proposant une carte variée. Le service est efficace et rapide et plusieurs salles accueillent les clients pratiquement toute la journée. Le cadre est agréable, les prix raisonnables, ce qui en fait une adresse sûre.
Une autre bonne adresse, par exemple, pour déguster un délicieux « Tafelspitz », n’est autre que le Restaurant Stadtkrug, également situé dans la Linzer Gasse. L’établissement existe depuis 1353, ce qui en fait également une adresse renommée pour la ville. Même si on peut déplorer un service un peu plus lent que dans le précédent restaurant, le cadre très typique de l’endroit fait que l’on aura envie d’y revenir assurément.
Mais si Salzbourg a de bons restaurants, ses cafés sont également dignes d’intérêt.
Le plus célèbre d’entre-eux est sans conteste le Café Tomaselli. Fondé en 1705, il est le plus ancien café traditionnel d’Autriche. En 1753, soit trois ans avant la naissance de Mozart, son fondateur Karl Tomaselli était récompensé par la Cour par un titre de noblesse, pour son mérite et ses réalisations. Depuis, plusieurs générations se sont succédées à la tête de ce café mythique et il est aujourd’hui une institution à part entière pour la ville de Salzbourg.
Très fréquenté par les Salzbourgeois et par les touristes, il ne désemplit pas tout au long de la journée et il est souvent assez difficile d’y trouver une table, à moins de faire preuve de patience. La salle du premier étage, souvent moins surchargée que le rez-de-chaussée, est très agréable. On peut y déguster de délicieux cafés déclinés dans de multiples variations, et les accompagner de succulentes pâtisseries crémeuses dont l’Autriche a le secret….
Lors d’un séjour à Salzbourg, une visite au Café Fürst s’impose également. Là encore, une véritable institution.
La renommée du Café Fürst tient essentiellement d’une friandise, aujourd’hui mondialement connue : la Mozartkugel, la fameuse petite boule en chocolat et fourré à la pâte d’amandes, à l’effigie de Mozart.
C’est en 1890 que Paul Fürst, fort d’une longue expérience acquise dans les meilleures pâtisseries européennes (Vienne, Pest, Nice etc…) décide de mettre au point une friandise hors du commun. Après de longues recherches et de multiples expérimentations, il crée une praline qu’il nomme « Mozartkugel » ou « Mozartbonbon ». La qualité et le goût fin de cette praline lui assurèrent un succès immédiat qui ne s’est jamais démenti.
En 1905, lors d’une exposition internationale à Paris, Paul Fürst obtient une médaille d’or.
Rien d’étonnant donc à ce que de nombreux pâtissiers de Salzbourg aient bientôt l’idée de copier la Mozartkugel…Mais fort heureusement, seule celle de Fürst a le droit de porter la fameuse mention « Original Salzburger Mozartkugel », mention qui assure le consommateur d’avoir un produit de qualité confectionné avec des ingrédients de premier ordre.
Aujourd’hui, le Café Fürst dispose de nombreuses succursales éparpillées dans toute la ville. La maison-mère près de l’Alter Markt reste, bien sûr, l’adresse la plus connue et la plus recherchée.
Son café très agréable (avec également une salle au premier étage) en fait un endroit très prisé, où il fait bon passer un moment à déguster un café, un thé et bien sûr… des pâtisseries !
Mais si de telles adresses sont incontournables, elles n’en sont pas moins, nous l’avons dit, très fréquentées par les touristes.
D’autres moins connues des guides touristiques et pourtant tout autant raffinées, méritent également qu’on s’y attarde.
C’est ainsi que sur recommandation de notre sympathique hôtelier, nous avons découvert une délicieuse petite pâtisserie, située non loin de la Getreide Gasse et de l’Universitätsplatz : la Konditorei Schatz . « Schatz » signifie en allemand « trésor ». Fruit du hasard, certes, puisque c’est le nom du propriétaire, mais il faut l’avouer, le nom convient particulièrement bien.
En effet, on se trouve ici dans un endroit raffiné, telle une véritable petite bonbonnière, où il fait bon s’arrêter quelques instants après une promenade dans les rues de Salzbourg, lorsqu’on est transi de froid et que l’on aspire à se réchauffer et se reposer un instant.
Ici, pas vraiment question de pouvoir s’attarder de longues heures (comme on pourrait le faire dans les cafés cités précédemment), certes l’endroit est trop petit et quand même fréquenté par des gens avisés qui connaissent cette adresse, mais cela étant, il faut y aller et goûter ce charme indescriptible des salons de thé d’un siècle certes révolu, mais dont on reste inévitablement nostalgique….
Notre excursion en Bavière, au Königsee et à Berchtesgaden
Si Salzbourg est une ville magnifique dont on ne peut se lasser, ses environs n’en sont pas moins pittoresques et une excursion est toujours assez tentante.
Le choix des excursions proposées par les deux principales compagnies de la ville est assez vaste et rares sont ceux qui ne trouvent pas un but de visite à leur convenance.
En ce qui nous concerne, nous avons choisi cette année, une excursion d’une demi-journée, dans la Bavière voisine, avec « Panorama Tours », la compagnie d’excursion la plus connue de Salzbourg.
Départ 14 heures depuis la place Mirabell à destination donc du Königsee et de Berchtesgaden. De nombreux touristes anglophones sont à bord du bus… si bien que le guide en oublierait presque de commenter en allemand (le français n’est bien sûr pas prévu), au point que nous sommes obligées de le lui rappeler…. Voyage en terre germanique oblige, j’aspire toujours à entendre parler allemand et je me refuse ici à utiliser l’anglais par principe….
Au fil des kilomètres qui nous rapprochent de la frontière austro-allemande, la neige fait son apparition sur les bas-côtés et lorsque le bus commence à monter en altitude, les sapins sont entièrement recouverts de neige.
Un premier arrêt à l’Obersalzberg permet d’avoir un premier coup d’œil sur le célèbre « Nid d’Aigle » situé à 1834 mètres d’altitude. De là, Hitler dominait le monde….ou du moins, le croyait-il….
Sans pouvoir y monter, car à cette saison, il est inaccessible, nous pouvons apercevoir l’édifice et prendre quelques photos. Puis, le bus redescend sur Berchtesgaden, pour un deuxième arrêt au bord du Königsee.
Arrivées au bord du lac, nous sommes maintenant effectivement transportées dans un paysage totalement hivernal : un paysage de carte postale. Le lac est entouré de montagnes aux sapins enneigés. Sombre, les parois abruptes du Watzmann s’y reflètent : il est calme, comme endormi ; seul un bateau électrique (qui a du effectuer une unique promenade cet après-midi sur le lac) est à la manœuvre pour rentrer dans son hangar en bois.
Les touristes sont peu nombreux dans la petite station de Schönau am Königsee mais les magasins de souvenirs tous ouverts.
Quelques photos au bord du lac et quelques canards en profitent pour nous solliciter pour quelques miettes de pain….
Dommage qu’à cette saison et à cette heure, il ne soit plus possible de prendre le bateau pour faire une promenade sur le lac, pour se rendre notamment à St Bartholomä, l’endroit sans doute le plus pittoresque du lac avec sa petite église à bulbes… Mais de toutes manières, le bus doit repartir pour sa troisième et dernière étape : la petite localité de Berchtesgaden.
Berchtesgaden est une jolie petite ville de Bavière aux façades peintes et qui, en cette période de Noël avec ses illuminations, est assez pittoresque. Dommage que le planning de l’excursion assez serré, il faut bien le dire, ne laisse que peu de temps pour s’y promener. Et le froid qui s’intensifie a d’ailleurs tendance à décourager quelque peu….
Certains s’engouffrent dans un café pour se réchauffer, tandis que nous rentrons, nous, dans l’église pour y voir une belle crèche de Noël…
Mais, l'heure tourne et bientôt, il est temps de reprendre la route et de revenir sur Salzbourg, où le bus est de retour à 18 heures.
Les temps forts de notre séjour à Salzbourg s'achèvent ainsi, tandis que pour les deux jours restants, nous ne nous lasserons pas de flâner tranquillement dans la belle ville de Salzbourg, profitant pleinement de la magie de Noël tout à fait particulière qui y règne : une atmosphère bien difficile à décrire pour qui ne l’a pas vécue…
Comme toujours, nous sommes satisfaites de notre petit séjour en Autriche. La période de Noël étant un moment privilégié dans les pays de langue allemande et en Autriche en particulier, il est, en effet, évident qu’y passer quelques jours a quelque chose de magique, d’indéfinissable dont il est difficile de se détacher…et plusieurs jours après notre retour, les images de cette belle ville sont encore bien présentes dans nos têtes… nous donnant, comme toujours, l’envie de revenir au plus tôt dans ce beau pays qu’est l’Autriche, ultime petit écrin de bien-être au cœur de l’Europe. Heureusement, de beaux projets sont déjà dans nos têtes....
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02.01.2007
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